Université al-Azhar
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L'université al-Azhar (ou "La Splendide") a été fondée au Caire après la construction de la mosquée en 969 selon le calendrier chrétien (358 selon le calendrier musulman). Trois ans et demi après sa construction, la mosquée commence à jouer son rôle dans la diffusion et l’enseignement des sciences islamiques. Al-Azhar est une des principales universités d'étude de l'islam.
Sommaire |
Fondation et rénovation [modifier]
Pendant le mois de Ramadan 365 (octobre 975, calendrier chrétien), le Grand juge d’Égypte, Abû al-Hassan, assis dans la cour de la mosquée, enseigne « Al-Ikhtisâr », un livre juridique chiite, devant une grande audience. Ce cours est le départ de l’enseignement dans la mosquée. Si ces séances avaient comme but l’enseignement des sciences islamiques, elles prenaient parfois des orientations politiques.
En 988 al-Azhar devint une université islamique à proprement parler. Al-Azhar est l'une des plus anciennes universités au monde, fondée après l'université Zitouna à Tunis, celle d'Al Quaraouiyine à Fès et celle de Cordoue[1]. Pendant son âge d'or, Al-Azhar et al-Quaraouiyine ont été longtemps en compétition sur le plan scientifique.[réf. nécessaire]
Au XIXe siècle, sous l'impulsion du vice-roi (devenu khédive dès 1867) Ismaïl Pacha, la mosquée-université Al-Azar est rénovée. C'est la suite de la Nahda, ensemble de réformes - modernistes - de l'Égypte engagées sous Mehmet Ali Pacha au début du XIXe siècle, qui s'est notamment attaché à refonder l'enseignement supérieur égyptien.
Enseignement [modifier]
Au fil du temps, l’enseignement s’est enrichi de cours de littérature et de langue arabe. La réputation d’al-Azhar n’a cessé de croître et la branche chiite a été éclipsée par la branche sunnite.
En 1822, le système éducatif fut réglementé et le programme établi avec précision. Le plus haut diplôme délivré alors par al-Azhar, qui équivaut aujourd’hui à un doctorat, accordait le respect dû à son détenteur. En 1939, un projet de construction de la grande université al-Azhar est estimé à cent millions de Francs de l'époque.
En 1950, le système éducatif d’al-Azhar est divisé en trois facultés :
- jurisprudence islamique ;
- fondements de la religion et théologie ;
- langue arabe.
Des facultés techniques et pratiques sont créées en 1961, pour enseigner la médecine, les sciences de l’ingénieur, l’agriculture, etc.
Aujourd'hui, l'université al-Azhar prétend porter le titre de la plus haute autorité de l'islam sunnite et forme la plupart des muftis du moyen orient.[réf. nécessaire]
Son recteur est nommé par un collège de doyens depuis la création du poste en 1690 jusqu'en 1961. En 1961, suite aux réformes de 1952 visant à diminuer le rôle d'al-Azhar dans la société égyptienne, le collège des doyens est aboli et le recteur est nommé par le président égyptien, et à ce titre fonctionnaire d'État. Mohammed Ahmed al-Tayeb est le 44e recteur de la mosquée al-Azhar. Il a exprimé sa volonté de revenir à une élection collégiale[2].
Anciens étudiants [modifier]
Elle compte plus de vingt mille étudiants dont cinq mille sont des étrangers. Parallèlement, 0,8 % des étudiants égyptiens font leurs études à l’étranger.
Parmi les étudiants les plus célèbres, on compte notamment :
- Muhammad ibn 'Ali al-Sanusi, fondateur de la confrérie des Senoussi.
- Sidi M'hamed Bou Qobrine, fondateur de la confrérie soufie Rahmaniya et saint patron de la ville d'Alger.
- Ahmed Urabi, général et homme politique égyptien.
- Mohamed Abduh, juriste et un mufti égyptien, fondateur du modernisme islamique.
- Saad Zaghloul, homme politique égyptien.
- Izz al-Din al-Qassam, un des pères de la résistance palestinienne.
- Ivan Aguéli, peintre et penseur traditionaliste suédois qui a eu une influence significative sur René Guénon.
- Taha Hussein, romancier et essayiste égyptien.
- Louis Massignon, célèbre orientaliste français.
- Larbi Tébessi, révolutionnaire algérien, président de l'Association des oulémas musulmans algériens.
- Mohammed Amin al-Husseini, grand mufti de Jérusalem et nationaliste palestinien.
- Abou el Kacem Chebbi, célèbre poète tunisien.
- Hassan El-Banna, fondateur des Frères musulmans.
- Taqiuddin al-Nabhani, juriste palestinien, fondateur du mouvement panislamique Hizb ut-Tahrir.
- Fodil El Ouartilani, penseur et militant anti-colonialiste algérien.
- Youssef al-Qaradâwî, influent prédicateur et écrivain égyptien.
- Houari Boumédiène, ancien président algérien.
- Maumoon Abdul Gayoom, président des Maldives.
- Mohammed Said Ramadan Al Bouti, influent théologien syrien soufi.
- Ahmed Yassine, cofondateur du Hamas.
- Abdullah Azzam, activiste et prédicateur palestinien.
- Abdurrahman Wahid, ancien président indonésien.
- Imran Nazar Hosein, écrivain et conférencier trinidadien d'origine indienne, spécialisé dans l'eschatologie islamique.
- Burhanuddin Rabbani, ancien président afghan.
- Aliko Dangote, homme d'affaires nigérian, considéré comme l'homme le plus riche d'Afrique.
- Tariq Ramadan, intellectuel musulman et professeur d'islamologie à l'université d'Oxford.
Il existe d'autres étudiants célèbres présents dans la catégorie « étudiant de l'université al-Azhar ».
Notes [modifier]
- Les Arabes ont-ils inventé l'université ?
- (en) MB urges delaying Al-Azhar grand sheikh law, sur Almasryalyoum, 19 janvier 2012
Lien externe [modifier]
- (en) Site officiel