Louisa Hanoune

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Louisa Hanoune
لويزة حنون
Image illustrative de l'article Louisa Hanoune
Fonctions
Secrétaire générale du Parti des travailleurs
En fonction depuis le 2003
Prédécesseur Mustapha Ben Mohamed
Deputée pour Alger du Parti des travailleurs
En fonction depuis le 10 mai 2012
1ère Coordinatrice Internationale de l'Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples (EIT) .
En fonction depuis le 2013
Biographie
Nom de naissance Louisa Hanoune
Louiza Hanoune
Date de naissance 7 avril 1954 (60 ans)
Lieu de naissance Chekfa , wilaya Jijel Drapeau : Algérie
Nationalité Algérienne Drapeau : Algérie
Parti politique Parti des travailleurs (PT)
Diplômé de Université Badji Mokhtar Annaba (en)
Profession Avocate
Secrétaire générale du
Parti des travailleurs (PT)

Louisa Hanoune

Louisa Hanoune[1] (arabe : لويزة حنون), née le 7 avril 1954 à Chekfa dans la wilaya de Jijel, est une femme politique algérienne.

Secrétaire générale du Parti des travailleurs, elle est candidate à l'élection présidentielle de 2004. Elle est alors la première femme algérienne à être candidate à la magistrature suprême. Elle participe également à l'élection de 2009 remportée par Abdelaziz Bouteflika et conteste les résultats de cette élection, puis pour la troisième fois aux élections du 17 avril 2014. Elle dirige le journal Fraternité (journal du Parti des Travailleurs).

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière personnelle[modifier | modifier le code]

Fille de paysans pauvres des montagnes de Jijel, elle a dû fuir, en pleine guerre, avec toute sa famille vers la ville d'Annaba après que la maison de ses parents eut été plastiquée par l’armée française[réf. nécessaire]. Après l’indépendance, en 1962, elle est la première femme de sa famille à aller à l’école. « C’est ce droit à l’instruction qui va complètement modifier la place, la représentation des femmes dans notre société et dont je suis en partie le produit », dit-elle. Un droit pour lequel, une fois devenue adulte, elle devra âprement se battre.

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle finira d’ailleurs par aller jusqu'à choisir de rompre totalement avec son père pour pouvoir, après avoir obtenu le baccalauréat, faire des études de droit à l’université d'Annaba. C’est ensuite dans « l’effervescence socialiste » de l’Algérie nouvellement indépendante, que Louisa Hanoune forge sa conscience politique : « Tout le pays bruissait encore de la guerre de libération, tout le monde parlait de socialisme, de justice, de progrès. L’Algérie était à la pointe du combat anti-impérialiste… on était complètement solidaires des Palestiniens, leur cause était la nôtre. On était contre l’apartheid en Afrique du Sud, on parlait du Vietnam, j’ai grandi comme toute notre génération dans cette atmosphère militante, de combat ».

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sous la dictature du parti unique, Louisa Hanoune milite dans des groupes féministes qui manifestent contre le code de la famille, adopté par l'Assemblée populaire nationale en 1984 et encore en vigueur à ce jour. Membre d'un parti clandestin d'extrême gauche, l'Organisation socialiste des travailleurs (OST), elle est arrêtée en 1986 et passe six mois en prison. Lorsque, sous la pression d'émeutes sanglantes, l'Algérie adopte un système pluraliste en 1989, Hanoune fait partie des fondateurs du Parti des Travailleurs, dont elle a toujours été le porte-parole. En 2004, elle est la première Algérienne candidate à l'élection présidentielle. Elle obtient 1 % des votes (101 630 voix)[2].

Le 19 février 2009, le Parti des Travailleurs annonce la candidature de Louisa Hanoune, sa secrétaire générale, à l'élection présidentielle de la même année [3]. Selon les résultats officiels (largement contestés[4]), elle serait arrivée en deuxième position avec 4,22% des suffrages (649 632 voix).

Le 12 février 2011, Louisa Hanoune a appelé le gouvernement algérien à prendre des mesures sociales en urgence afin d'éviter le scénario de l'Égypte ou de la Tunisie[réf. nécessaire].

À nouveau candidate lors de l'élection présidentielle algérienne de 2014, elle propose notamment d'exclure toute relation avec Israël, rompre les accords d'associations avec l'Union européenne ainsi que de rejeter l'adhésion de l'Algérie à l'OMC[5]. Abdelaziz Bouteflika est réélu dès le premier tour ; Louisa Hanoune se classe quatrième avec 1,37 % des voix.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois orthographié Louiza Hanoune.
  2. http://www.election-politique.com/images/tableaux/presidentiellealgerie.gif
  3. El Moudjahid, 20 février 2009 [1]
  4. « Les adversaires de Bouteflika contestent les résultats des élections », sur Magharebia,‎ 13 avril 2009
  5. Mélanie Matarese, « Algérie : Louisa Hanoune se rêve en "Hugo Chavez de l'Algérie" », in Le Figaro, mardi 15 avril 2014, page 6.

Liens externes[modifier | modifier le code]