Ludwig Mies van der Rohe
| Ludwig Mies van der Rohe | |
Timbre de la poste allemande pour les 100 ans de Mies van der Rohe en 1986 |
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| Présentation | |
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| Nom de naissance | Ludwig Mies |
| Naissance | 27 mars 1886 Aix-la-Chapelle, Allemagne |
| Décès | 17 août 1969 (à 83 ans) Chicago, États-Unis |
| Nationalité | |
| Mouvement(s) | Bauhaus, Style International |
| Activité(s) | Architecte, designer, enseignant |
| Formation | Bruno Paul et Peter Behrens |
| Œuvre | |
| Réalisations | Pavillon allemand de Barcelone Appartements 860 et 880 Lake Shore Drive (Chicago) Kluczynski Federal Building (Chicago) Seagram Building (New York) Neue Nationalgalerie (Berlin) |
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Ludwig Mies van der Rohe, né le 27 mars 1886 à Aix-la-Chapelle et mort le 17 août 1969 à Chicago, est un architecte allemand.
Né Ludwig Mies en 1886, il accole en 1921 au nom de son père celui de jeune fille de sa mère en les reliant par un « van der » artistique et devient Ludwig Mies van der Rohe. Les plans et projets de Mies van der Rohe sont caractérisés par des formes claires et l'utilisation intensive du verre, de l'acier et du béton. Ses travaux posent les bases pour la construction de grands bâtiments aux façades de verre (les gratte-ciel).
Sommaire |
Biographie [modifier]
Né à Aix-la-Chapelle, Mies van der Rohe commence par travailler dans l'entreprise familiale de tailleurs de pierre avant d'entrer dans le bureau d'architecture de Bruno Paul à Berlin de 1905 à 1907. Ensuite, il travaille au service de Peter Behrens de 1908 à 1911[1]. Sous l'influence de ce dernier, Mies développe une approche de design basée sur des techniques de construction avancées et sur le classicisme prussien. Il éprouve aussi une certaine sympathie pour les choix esthétiques du constructivisme russe et du groupe néerlandais De Stijl. Il commence à réaliser ses dessins innovateurs mêlant acier et verre, empruntant certaines idées à Karl Friedrich Schinkel (son projet fait en 1921 de gratte-ciel tout en verre sur la Friedrichstraße constitue un des projets majeurs de l'expressionnisme en architecture). C'est également dans l'atelier de Behrens qu'il fera la connaissance de Walter Gropius, le futur fondateur du Bauhaus.
De 1912 à 1914, il travaille comme architecte à Berlin puis, en 1914, il est appelé à servir sous les drapeaux du fait du déclenchement de la Première Guerre mondiale.
Mies contribue au magazine G qui est lancé en juillet 1923. Il apporte des contributions majeures aux philosophies architecturales de la fin des années 1920 et dans les années 1930 en tant que directeur du projet Weissenhof sponsorisé par le Werkbund et comme directeur du Bauhaus. En effet, de 1930 à 1933, il dirige l'école des arts Bauhaus à Dessau et à Berlin. De 1925 à son départ pour les États-Unis, il travaille avec sa partenaire Lilly Reich. Il fut membre de l'association des artistes allemands Deutscher Künstlerbund.
Devant la montée du nazisme en Allemagne, Mies s'exile. En 1938, il émigre aux États-Unis. À son arrivée, on lui reconnaît déjà une certaine influence comme designer. Directeur du Bauhaus, il a aussi gagné de nombreux concours pour différents projets architecturaux.
Célèbre pour ses « Less is More »[2] et « Gott steckt im Detail (God is in the details) », Mies essaye de créer des espaces neutres, contemplatifs grâce à une architecture basée sur l'honnêteté des matériaux et l'intégrité structurale. Ses réalisations témoignent de l'intérêt prononcé qu'il porte au rapport intérieur-extérieur. L'espace extérieur est en effet considéré comme un prolongement de l'espace intérieur. Son architecture est aussi marquée par la dissociation de l'enveloppe et de la structure. Lors des vingt dernières années de sa vie, Mies arrive à atteindre sa vision d'une architecture fine et élancée. Ses dernières réalisations sont le dénouement d'une vie dédiée à l'idée d'une architecture universelle simplifiée.
Mies s'est installé à Chicago où il s'occupe du département d'architecture du Chicago's Armour Institute of Technology (renommé plus tard Illinois Institute of Technology ou IIT). Il a accepté ce poste à la condition qu'il puisse réaménager le campus de l'université. Certaines de ses réalisations les plus célèbres s'y trouvent encore dont le Crown Hall (siège de l'école d'architecture de l'IIT).
En 1958, Mies construit ce qui est considéré comme l'ultime expression de l'« International Style » en architecture : le Seagram Building à New York. C'est une large réalisation en verre, à laquelle Mies a adjoint une grande place, avec une fontaine en face de la structure, créant un espace ouvert sur la Park Avenue.
En 1981, le polémiste et critique d'art Tom Wolfe souligne dans From Bauhaus to Our House que, pour satisfaire les règlements du code de construction, notamment de prévention d'incendie, certains éléments de structure métallique durent être protégés par du béton, puis recouverts d’acier, compromettant l'expression directe et claire de la structure voulue par Mies van der Rohe.
Mies conçut et réalisa de nombreux immeubles à Chicago et ailleurs.
Réalisations [modifier]
Voir : catégorie « Bâtiment de Ludwig Mies van der Rohe »
À Chicago [modifier]
- 1950-1951 : Lake Shore Drive Appartments
- 1939-1958 : Construction du campus de l'Illinois Institute of Technology (IIT), dont Alumni Memorial Hall en 1946, Chapel of Saint Saviour en 1952, Crown Hall achevé en 1956.
- 1949 : The Promontory Apartments
- 1960 : bâtiments universitaires du South Side : il utilise la dissymétrie et un module unitaire de 7,20 mètres. Il prend le parti d'espaces ouverts.
- 1964 : Dirksen Federal Building
- United States Post Office Loop Station
- One Illinois Center
- 1973 : IBM Building 330 North Wabash (Début des travaux en 1966)
- 1973 : Kluczynski Federal Building
Mies décéda en 1969 avant la fin de la construction de ces deux derniers immeubles, achevés par son agence, The Office of Mies van der Rohe.
Dans le monde [modifier]
- 1911 : Wohnhaus Perls, Berlin-Zehlendorf
- 1926 : Denkmal für Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht (monument en souvenir de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht) cimetière central de Friedrichsfelde, Berlin, monument détruit en 1935 par les nazis
- 1927 : Leitung und Haus in der Weißenhofsiedlung, Stuttgart
- 1928-1930 : Villa Tugendhat, Brno
- 1928-1929 : Villa Lange et Villa Dr. Esters, Krefeld
- 1929 : pavillon allemand de l'Exposition universelle de Barcelone[1]
- 1931 : usine de Verseidag, Krefeld
- 1932-1933 : Bungalow Lemke, Berlin-Hohenschönhausen
- 1946-1950 : Farnsworth House (maison du docteur Edith Farnsworth), Plano, Illinois
- 1954-1958 : Seagram Building à New York, avec Philip Johnson
- 1958 : Cullinan Hall, Museum of Fine Arts (MFAH) Houston
- 1963 : Lafayette Park — Residential Apartment Complex, Détroit
- 1965-1968 : Neue Nationalgalerie (nouvelle galerie nationale), Berlin
- 1966 : le Westmount Square, Montréal
Hommage [modifier]
En 2012, pour son 126e anniversaire, le moteur de recherche Google utilise le Crown Hall de l'Illinois Institute of Technology comme doodle.
Notes et références [modifier]
- Charlotte Fiell, Peter Fiell 1999, p. 471-475
- Mies n'est pas l'auteur de cette phrase (devenue une sorte de devise du minimalisme), c'est Robert Browning qui l'a écrite en 1855 dans son recueil de poèmes # Hommes et femmes (Men and Women). C'est la traduction d'un proverbe allemand né quelques décennies plus tôt, de:Weniger ist mehr.
Annexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) Charlotte Fiell, Peter Fiell, Design of the 20th Century, Cologne, Taschen, 1999 (ISBN 3-8228-5873-0)
- Paolo Amaldi, Mies Van der Rohe, Espace et Densité, Gollion, in-folio, 2006
- (en) Peter Carter, Mies Van der Rohe at work, New-York, Phaidon, 1974
- Jean-Louis Cohen, Mies van der Rohe, Paris, Hazan, coll. « Architecture », 1994, 1re éd., 143 p. (ISBN 2-85025-3340 et 978-2-85025-334-8) (OCLC 416776846) (notice BnF no FRBNF35690378q)
- John Gelder, Loiseau Benjamin, Less is too much ? Vertige du vide chez Ludwig Mies van der Rohe et prolégomènes insurrectionnels urbains, Bagnolet, Échappée Belle Édition, 2012
- Phyllis Lambert, Mies Van der Rohe : l’art difficile d’être Simple, Montréal, CCA, 2001
- Giovanni Leoni, Ludwig Mies Van der Rohe, Arles, Actes Sud, 2009
- Fritz Neumeyer, Mies Van der Rohe : réflexions sur l’art de bâtir, Paris, Le Moniteur, 1996
- Claire Zimmerman, Mies Van der Rohe, Koln, Taschen, 2009
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- (en) Biographie sur le site de la Fondation Mies van der Rohe à Barcelone
- (en) Site de la Mies Society à l'Illinois Institute of Technology
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