Siège curule

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Schémas de siège curule.
Macrin sur un aureus. Sur la face, l'empereur et son fils se reposent sur leurs sièges curules.

Le siège curule (en latin sella curulis, de currus, « chariot ») est un symbole du pouvoir en Rome antique, sur lequel pouvaient s'asseoir les magistrats et promagistrats romains possédant l’imperium (pouvoir de contraindre et de punir), c'est-à-dire les consuls, les dictateurs, les maîtres de cavalerie, les préteurs, et les édiles curules. Selon Plutarque, seul l'exercice d'une magistrature donnant droit à une chaise curule permettait à un client de s'affranchir de la tutelle de son patron[1].

Le flamine de Jupiter (flamen dialis) avait aussi droit de s'y tenir.

Si Jules César a été autorisé à s'asseoir sur un siège curule fait d'or, il était traditionnellement fait d'argent, avec les pieds incurvés formant un X large sans dossier ni accoudoirs. Le siège ne pouvait pas être plié et transporté.

Origines[modifier | modifier le code]

Cette chaise date de la Rome antique. Selon Tite-Live, la chaise curule provenait d'Étrurie, et selon lui, Tarquin l'Ancien, roi de Rome d'origine étrusque, en aurait introduit l'usage à Vétulonia.

C'est une sorte de tabouret formé par deux pieds entrecroisés sur lesquels est tendu un morceau de tissu.

La forme de cette chaise a été reprise par le style Directoire au début du XIXe siècle. C'est également la forme du siège Saramaca que l'on trouve en Guyane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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