Marianne Brandt

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Cendrier « Bauhaus », créé par Marianne Brandt en 1926

Marianne Brandt (1er octobre 189318 juin 1983), née Marianne Liebe, est une peintre, photographe et designer allemande qui fit partie du Bauhaus. Elle est surtout connue pour ses créations à l'atelier de métal du Bauhaus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marianne Liebe est née en 1893 à Chemnitz en Allemagne et étudie la peinture. Elle commence sa carrière comme peintre expressionniste. En 1919, elle épouse Éric Brandt, un artiste expressionniste norvégien. En 1923, elle détruit sa peinture avant de rejoindre le Bauhaus de Weimar. Elle est l'élève du peintre et théoricien du modernisme László Moholy-Nagy qui dirige l'atelier du métal. Elle succède à László Moholy-Nagy en 1928 à l'atelier de métal où elle restera un an et négociera quelques-unes des collaborations importantes entre le Bauhaus et l'industrie[1]. En 1929, Brandt quitte le Bauhaus pour Berlin et travaille pour Walter Gropius dans son atelier berlinois avant de prendre la direction du design de la société Rupper à Gotha[1].

En 1933, elle retourne chez ses parents et se consacre à nouveau à la peinture. Marianne Brandt meurt en 1983 à Kirchberg en Allemagne (RDA à l'époque). Alors que le Bauhaus était très critiqué sous le régime de la RDA, Brandt, en tant que professeur de design, fut entourée d'un groupe d'élèves fidèles.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Design[modifier | modifier le code]

Marianne Brandt est surtout connue pour ses créations faites à l'atelier de métal du Bauhaus au sein duquel elle produisit environ soixante-dix œuvres. Son travail est basé sur l'utilisation de formes géométriques simples adaptées à une fabrication en série et est inspiré par le cubisme, De Stijl ou le constructivisme[2]. Sa production est essentiellement constituée de vaisselle de table et de lampes.

Certaines de ses créations sont aujourd'hui rééditées sous licence par le fabricant italien Alessi et font partie des collections des grands musées (MoMA)[3].

Photographie[modifier | modifier le code]

À partir de 1926, Marianne Brandt se consacre également à la réalisation de photomontages, qui lui permettent de porter un regard critique sur la société contemporaine. Ces photomontages traitent souvent des relations entre les hommes et les femmes et de la situation complexe de la femme durant l'entre deux guerres ; période pendant laquelle elles commençaient à profiter de nouvelles libertés.

Les photomontages de Brandt ont été présentés au cours d'une exposition itinérante intitulée Tempo, Tempo ! Les photomontages de Marianne Brandt, organisée par Elizabeth Otto[4],[5].

Concours international Marianne Brandt[modifier | modifier le code]

La ville de Chemnitz rend hommage à sa plus grande artiste, Marianne Brandt, en organisant tous les trois ans un concours qui s’adresse aux jeunes créateurs de toute l’Europe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Charlotte Fiell, Peter Fiell 1999, p. 127
  2. Classiques Phaidon du design, Phaidon,‎ 2007 [détail de l’édition], I, 142.
  3. Collection du MoMA
  4. (en) Critique de l'exposition Tempo, Tempo sur artnet.com
  5. (fr) Critique de l'exposition Tempo, Tempo sur galerie-photo.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Charlotte Fiell, Peter Fiell, Design of the 20th Century, Cologne, Tashen,‎ 1999 (ISBN 3-8228-5873-0)
  • Elodie Vitale, Le Bauhaus de Weimar: 1919-1925, Mardaga, coll. « Architecture + documents »,‎ 1989, 318 p. (ISBN 9782870093641)

Liens externes[modifier | modifier le code]