Marco Rubio

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Marco Rubio
Image illustrative de l'article Marco Rubio
Fonctions
Sénateur junior de Floride
En fonction depuis le 3 janvier 2011
Prédécesseur George LeMieux
Biographie
Date de naissance 28 mai 1971 (43 ans)
Lieu de naissance Miami FL (États-Unis)
Parti politique Républicain
Conjoint Jeanette Dousdebes
Religion Catholique

Marco Rubio, né le 28 mai 1971 à Miami (Floride), est un homme politique républicain. Il est président de la Chambre des représentants de la Floride entre 2006 et 2008. Rubio est élu sénateur de Floride lors de l'élection de novembre 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mario et Oria Rubio, les parents de Marco, immigrent de Cuba en 1956. Son père travaille comme barman et sa mère comme gouvernante dans l'hôtellerie. Les Rubio déménagent à Las Vegas en 1979, pour revenir à Miami en 1985.

Rubio sort du lycée en 1989 et rejoint l'université de Tarkio (à Tarkio, Missouri) sur une bourse sportive pour jouer au football américain. Il entre en 1990 au Santa Fe Community College de Gainesville, puis à l'université de Floride.

Rubio obtient son B.S. de l'université de Floride en 1993 et son Juris Doctor cum laude en 1996. Pendant son cursus, il effectue un stage dans le cabinet de la représentante Ileana Ros-Lehtinen.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Rubio est élu City Commissioner de West Miami, avant d'être élu, lors d'une élection spéciale, représentant à la chambre de Floride pour le 111e district (situé dans le comté de Miami-Dade) le 25 janvier 2000. Il a depuis été réélu en 2002, 2004 et 2006[1]. En novembre 2006, il est élu président de la chambre des représentants de Floride pour la législature 2006-2008. En 2008, il ne se représente pas au 111e district et le républicain Erik Fresen est élu.

Rubio est l'auteur du livre « 100 Innovative Ideas for Florida's Future », un recueil d'idées entendues lors de voyages dans l'État lors d'"Idearaisers" et qui est apprécié par les conservateurs au niveau national, en particulier Newt Gingrich[2].

En 2007, Rubio promeut une réforme du système d'imposition de Floride. Il souhaite reduire la taxe foncière et diminuer l'importance de l'État (diminuer le nombre de salariés de l'État, réduire les domaines dans lesquels l'État intervient). Il n'arrive pas à faire passer sa réforme, mais un plan plus réduit, soutenu par le gouverneur Charlie Crist est toutefois voté.

Son ascension rapide sur la scène politique floridienne est expliquée par Manuel Roig-Franzia par la volonté qu'a Rubio de travailler sur des dossiers complexes, comme la commission de découpage électoral, pour apprendre et se faire remarquer des personnalités politiques plus âgées et plus influentes[2].

Le 28 mars 2012, il annonce son soutien à Mitt Romney à l'investiture républicaine[3].

Campagne sénatoriale de 2010[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections de 2010 en Floride.

Le 5 mai 2009, Rubio annonce sur son site Internet qu'il a l'intention d'obtenir l'investiture républicaine pour le poste de sénateur laissé vacant par le républicain Mel Martínez lors de l'élection en 2010.

Dans la campagne pour l'investiture républicaine, Rubio est opposé, entre autres, au gouverneur Charlie Crist, considéré comme un républicain modéré. Présenté comme le futur de l'aile conservatrice du parti républicain, Rubio est fortement soutenu au niveau national, médiatiquement comme financièrement. Crist de son côté souffre dans les sondages, peinant à justifier aux électeurs républicains son vote en faveur du plan de relance économique mis en place par l'administration Obama. Crist se retire de la course à l'investiture républicaine le 28 avril 2010 pour se présenter à la sénatoriale en candidat indépendant. Rubio remporte facilement la primaire républicaine du 24 août.

Le 2 novembre, l'élection oppose Rubio à Charlie Crist et au candidat démocrate Kendrick Meek. Rubio l'emporte avec 48,9 % des voix[4] devant Crist (29,71 %) et Meek (20,19 %).

Rubio est également associé au mouvement Tea Party.

Au Sénat (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Il est mis en avant comme faisant partie de la nouvelle génération de personnalités politiques républicaines, à la fois talentueuse et d'origine immigrée, comme le gouverneur de Caroline du Sud Nikki Haley ou celle du Nouveau-Mexique, Susana Martinez[5].

Rubio intègre un groupe bipartisan de sénateurs, le Gang of Eight, cherchant à réformer la politique d'immigration. Les principaux points de la réforme proposée sont la régularisation puis la naturalisation de plus d'11 millions d'immigrés clandestins, le durcissement de la sécurité aux frontières (principalement la frontière États-Unis-Mexique) et la création d'un programme d'accueil des travailleurs immigrés. Cette réforme est critiquée par ceux qui ont soutenu Rubio lors de son élection, comme les Tea Parties. Rubio s'implique pour rassurer ces derniers et multiplie les interventions dans les médias conservateurs. En juin 2013, le texte est voté au Sénat[6],[7],[8].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Rubio est catholique. Il est initialement baptisé dans la foi mormone puis devient baptiste et de nouveau catholique.

Il est marié à Jeanette Dousdebes, une ancienne pom-pom girl des Miami Dolphins. Le couple a quatre enfants : Amanda, Daniella, Anthony et Dominick. Les Rubio vivent à West Miami.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.myfloridahouse.gov/Sections/Representatives/details.aspx?MemberId=4180&SessionId=42
  2. a et b (en) « Who is Marco Rubio? Life Story Revealed in Manuel Roig-Franzia’s Biography », The Daily Beast,‎ 18 juin 2012
  3. « USA : Marco Rubio soutient Mitt Romney », Le Figaro,‎ 29 mars 2012.
  4. (en) Secrétariat d'État de Floride
  5. Adèle Smith, « Nikki Haley, nouvelle figure républicaine de la diversité », in Le Figaro, mercredi 29 août 2012, page 5.
  6. (en) Sean Sullivan, « Marco Rubio, salesman », Washington Post,‎ 22 avril 2013
  7. (en) Rachel Weiner, « Marco Rubio responds to angry tea party activists », Washington Post,‎ 26 juin 2013
  8. « Le Sénat américain adopte la réforme de l'immigration », AFP et Le Monde,‎ 27 juin 2013

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]