Tom Coburn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tom Coburn
Sénateur junior de l'Oklahoma
Sénateur junior de l'Oklahoma

Période de mandat :
depuis le
Parti politique Républicain
Prédécesseur Don Nickles
Successeur mandat en cours (2011)
Date de naissance (66 ans)
Casper (Wyoming) États-Unis
Conjoint Carolyn Coburn
Religion Convention baptiste du Sud

Thomas Allen Coburn (né le à Casper) est un homme politique américain membre du parti républicain et sénateur de l'Oklahoma au Congrès des États-Unis depuis 2005. Il est surtout connu pour ses prises de position contre l'avortement et l'homosexualité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est diplômé en médecine de l'université d'Oklahoma et est membre de l'Église des Baptistes du sud. Obstétricien-gynécologue, c'est un opposant déterminé à l'avortement et à toute interruption volontaire de grossesse (IVG). Coburn est membre du groupe religieux intégriste The Family[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1994, il est élu à la Chambre des représentants des États-Unis pour le 2e district de l'Oklahoma, une circonscription jusque là un bastion démocrate imprenable. Coburn l'emporte avec 52 % des voix contre 48 % au démocrate Virgil Cooper, alors âgé déjà de 71 ans et qui avait battu lors des primaires le représentant sortant, Mike Synar. Coburn devint alors le premier républicain élu de cette circonscription depuis 1921.

Coburn est un opposant à l'avortement, favorable à la limitation des mandats et un républicain incontrôlable, sans cesse en dispute avec le « Speaker » conservateur d'alors, Newt Gingrich.

En 1997, Coburn est l'auteur de l'amendement à la loi sur la sécurité sociale intitulée « HIV Prevention Act of 1997 ». Cet amendement propose un certain nombre de situations où les test VIH seraient demandés ou dont les résultats seraient transmis à l'administration.

En 2001, il ne se représente pas conformément à ses engagements de ne pas faire plus de trois mandats.

En 2003, il écrit un livre Breach of Trust: How Washington Turns Outsiders Into Insiders, où il règle ses comptes avec le monde politique de Washington y compris avec ses anciens amis du parti républicain comme Dennis Hastert ou Newt Gingrich.

Cependant, en 2004, il revient à la politique en se faisant élire au Sénat des États-Unis au siège laissé vacant par le républicain Don Nickles. Au terme d'une campagne électorale qu'il qualifie de course entre le bien et le mal, Tom Coburn l'emporte avec 53 % des voix contre 41 % au démocrate Brad Carson (41 %), qui lui avait succédé à la Chambre des représentants en 2001.

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Avortement[modifier | modifier le code]

En 2000, Coburn soutient une proposition de loi interdisant de tester et autoriser la pilule abortive RU-486. La proposition est rejetée par 187 voix contre 182[2].

Durant sa campagne électorale de 2004, il propose l'application de la peine de mort contre les « avortementionnistes » (personnes aidant les femmes à avorter) et tous ceux qui retirent la vie d'autrui.

Coburn, en tant qu'obstétricien-gynécologiste, a reconnu cependant avoir pratiqué des avortements dans deux cas où des femmes avaient des graves maladies de cœur. Il est cependant opposé aux autres cas d'avortements, y compris en cas de viol et justifie sa position par le fait que sa propre grand-mère fut violée par un shériff.

Allégation de procédures médicales non autorisées[modifier | modifier le code]

Il s'est avéré que, le , Tom Coburn en tant que gynécologiste, avait stérilisé une femme sans son consentement à la suite d'un mauvais traitement. Coburn se défendit en arguant que la femme avait donné son consentement oral, mais ne put corroborer cette déclaration par un quelconque écrit de la femme.

Coburn avoua qu'il avait procédé ainsi sur de nombreuses femmes et tout cela au frais de la sécurité sociale, alors que certaines patientes avaient moins de 21 ans (âge légal) et que, selon la loi, la stérilisation n'était pas remboursable. Le dossier fut pourtant classé sans suite faute d'éléments à charge contre Coburn.

Implants mammaires[modifier | modifier le code]

En janvier 2005, il détourne les conclusions d'un rapport présenté dans un journal médical pour affirmer que les implants mammaires en silicone ne présentent aucun danger pour la santé, bien au contraire[3].

Réchauffement global et environnement[modifier | modifier le code]

Durant sa campagne électorale de 2004, il nie la réalité du réchauffement global[4].

Il a fait bloquer une résolution présentée par le sénateur démocrate Benjamin L. Cardin pour rendre hommage à Rachel Carson, la scientifique qui a la première dénoncée les dangers du DDT[5].

Homosexualité[modifier | modifier le code]

Durant sa campagne électorale de 2004, selon The American Prospect, Coburn remarqua que dans la ville de Colgate, Oklahoma, le lesbianisme était « tellement rampant dans certaines écoles que les filles ne sont autorisées à se rendre aux toilettes qu'une par une »[6].

En d'autres circonstances, il déclara que « la communauté homosexuelle avait infiltrée tous les centres de décisions à travers tous le pays et qu'ils avaient beaucoup de pouvoirs… et que cette organisation était la plus grande menace contre les libertés à ce jour. » Il en donnait pour preuve les revendications sur le droit à l’avortement et les partenaires sexuels multiples.

Le représentant Barney Frank, un homosexuel démocrate du Massachusetts décrivit Coburn comme un fou vivant dans un univers parallèle.

Les organisations de défense des droits de l'homme donne un zéro pointé à Coburn pour ses votes en matière de droit des gays.

La liste de Schindler[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Coburn protesta auprès de la chaine NBC contre la diffusion du film la Liste de Schindler à cause des scène de nudité frontale, de violence et de profanations. Il décrivit le film comme une incitation à des comportements sexuels irresponsables.

Les conservateurs William Bennett et Jack Kemp critiquèrent les remarques de Tom Coburn, alors que le sénateur républicain Alfonse D'Amato dénonçait les remarques indécentes et déplacées d'un membre de son propre parti[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Doug Ireland, Hillary, l’Amérique, et l’intégrisme chrétien, Bakchich, 13 avril 2008 (compte-rendu de Jeff Sharlet, The Family: The Secret Fundamentalism at the Heart of American Power, HarperCollins, 2008).
  2. (en) Developments with the RU-486 abortion pill during 1999 & 2000
  3. (en) [1] et (en) [2]
  4. (en) No need to worry?, The Claremont Progress, 27 juin 2006.
  5. David A. Fahrenthold, (en) "Bill to honor Rachel Carson Blocked", Washington Post, 23 mai 2007. Consulté le 23 septembre 2007
  6. (en) In Praise of Oklahoma, The American Prospect, 23 février 2005.
  7. (en) [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]