Lisa Murkowski

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Lisa Murkowski
Image illustrative de l'article Lisa Murkowski
Fonctions
Sénatrice senior de l'Alaska
En fonction depuis le 20 décembre 2002
Prédécesseur Frank Murkowski
Biographie
Date de naissance 22 mai 1957 (57 ans)
Lieu de naissance à Ketchikan (Alaska) États-Unis
Parti politique Républicain
Conjoint Verne Martell
Religion Catholique

Lisa Ann Murkowski (née le 22 mai 1957 à Ketchikan en Alaska), est une femme politique américaine dont la famille paternelle est d'origine polonaise, sénatrice républicaine de l'Alaska depuis 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lisa Murkowski est née le 22 mai 1957 à Ketchikan, en Alaska. Elle est la fille de Nancy et Frank Murkowski. Elle étudie au lycée à Fairbanks. Elle est diplômée en économie de l'université de Georgetown en 1980, puis en droit de l'Université Willamette en 1985[1]. Elle est procureure à Anchorage de 1985 à 1998.

Lisa Murkowski épouse Verne Martell en 1987. De ce mariage naissent deux garçons : Nicolas et Matthew[1].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 1998, elle est élue à la chambre des représentants de l'Alaska, puis réélue en 2000 et 2002[1]. Elle est choisie pour devenir le chef de la majorité durant la session 2003-2004[2], mais elle démissionne lorsqu'elle devient sénatrice en décembre 2002.

Sénatrice des États-Unis[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

En 2002, Frank Murkowski est élu gouverneur de l'Alaska. Il choisit sa fille pour le remplacer au Sénat, où il est en poste depuis 22 ans. Lisa Murkowski est notamment préférée à Sarah Palin, très investie dans la campagne de son père. Elle est alors considérée comme une modérée, pouvant faire face à Tony Knowles, s'il venait à se présenter aux élections de 2004[2]. En réaction, une pétition est lancée pour que les sièges vacants donnent lieu à une élection partielle et non plus une nomination par le gouverneur[3]. En 2004, une initiative est adoptée par les Alaskains pour que le siège reste vacant jusqu'à une élection partielle[4].

Elle devient la première femme à représenter l'Alaska au Congrès des États-Unis et le premier sénateur né en Alaska[1]. Lors de ce premier mandat, 95 % de ses votes coïncident avec les votes de son parti[5].

Deuxième mandat[modifier | modifier le code]

Photographie de Lisa Murkowski et d'un militaire
Lisa Murkowski en Afghanistan en 2010.

Elle se présente aux élections sénatoriales de 2004 pour conserver son mandat. Elle affronte le démocrate Tony Knowles, ancien gouverneur de l'État. L'élection est considérée comme l'une des plus serrées du pays, notamment en raison des critiques de népotisme à l'égard de Lisa Murkowski, sénatrice grâce à son père. Au soir des élections, elle revendique la victoire, mais son adversaire dit que tous les votes n'ont pas encore été pris en compte[3]. Elle remporte l'élection avec 48,58 % des voix contre 45,55 % pour Tony Knowles, selon résultats officiels après recomptage[6]. L'appui de l'autre sénateur républicain d'Alaska, Ted Stevens, en fin de campagne, aurait été décisif dans sa victoire[5].

Quand le Sénat devient démocrate en 2007, elle vote à 80 % en accord avec son parti, contre 91 % en 2005-2006. Sous la présidence de Barack Obama, elle s'oppose au plan de relance du gouvernement, à l'« Obamacare » et aux nominations de Sonia Sotomayor et Elena Kagan à la Cour suprême des États-Unis[5].

Troisième mandat[modifier | modifier le code]

Lisa Murkowski est candidate à un nouveau mandat pour les élections sénatoriales de 2010. Alors que les sondages lui donnaient une avance confortable, elle perd les primaires républicaines d'environ 1 600 voix au mois d'août. C'est le candidat ultra-conservateur Joe Miller, soutenu par l'ancienne gouverneur Sarah Palin et les Tea Party, qui l'emporte. Elle concède sa défaite la semaine suivant les élections[7]. À la mi-septembre, elle annonce sa volonté de se présenter à l'élection sénatoriale en tant que write-in[8], c'est-à-dire que son nom doit être inscrit par les électeurs eux-mêmes sur le bulletin de vote. Le 2 novembre, les premiers résultats la voient arriver en tête des élections avec environ 40 % des voix, contre 34 % à Joe Miller et 24 % au démocrate Scott McAdams[9].

Mais Joe Miller conteste les résultats, posant notamment la question de la nécessité de l'orthographe correcte du nom Murkowski. Après deux semaines de recomptage, sa réélection est confirmée, même en retirant les bulletins jugés litigieux. Lisa Murkowski devient le premier sénateur élu en tant que write-in depuis Strom Thurmond en 1954[8]. Joe Miller refuse de concéder sa défaite et dépose plusieurs recours devant les tribunaux. Ce n'est que le 30 décembre que son élection est certifiée par le gouverneur de l'État, Sean Parnell, avec 10 252 bulletins d'avance sur Joe Miller[10].

Pendant les élections, Lisa Murkowski avait fait appel aux républicains modérés, aux démocrates les plus conservateurs et aux indépendants[11]. Depuis sa victoire, elle se recentre et se montre davantage indépendante du Parti républicain dans ses votes[12]. Certains groupes la qualifiant comme la républicaine la moins conservatrice, devant même les sénatrices modérées du Maine Susan Collins et Olympia Snowe[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Matthew Andrew Wasniewski, Women in Congress, 1917-2006, Government Printing Office,‎ avril 2007 (ISBN 978-0160767531), p. 882
  2. a et b (en) Lorenzo Benet, Trailblazer: An Intimate Biography of Sarah Palin, Simon and Schuster,‎ février 2009 (ISBN 978-1439187586), p. 131-132
  3. a et b (en) « Murkowski claims win in close Alaska Senate race », USA Today,‎ 3 novembre 2004 (lire en ligne)
  4. (en) Kathy Gill, « Alaska Senate Race Update; No Palin Can't Appoint Herself », About.com,‎ 7 novembre 2008 (lire en ligne)
  5. a, b et c (en) Erika Bolstad, « Lisa Murkowski: Walking a fine line », Anchorage Daily News,‎ 27 octobre 2010 (lire en ligne)
  6. (en) « State of Alska, 2004 General Election, Official Recount Results », sur State of Alaska, Division of Elections,‎ 17 décembre 2004 (consulté le 4 novembre 2013).
  7. (en) William Yardley, « Murkowski Concedes Alaska Primary Defeat », The New York Times,‎ 31 août 2010 (lire en ligne)
  8. a et b (en) William Yardley et Juliet Macur, « Murkowski Wins Alaska Senate Race », The New York Times,‎ 17 novembre 2010 (lire en ligne)
  9. (en) Sean Cockerham, Erika Bolstad, Kyle Hopkins et Richard Mauer, « Write-ins favor Murkowski; Miller won't quit », Anchorage Daily News,‎ 2 novembre 2010 (lire en ligne)
  10. (en) « Alaska certifies Sen. Murkowski's re-election », sur CNN,‎ 30 décembre 2010 (consulté le 4 novembre 2013).
  11. (en) Patti Epler, « Murkowski delivers centrist message on debt », Alaska Dispatch,‎ 23 août 2011 (lire en ligne).
  12. (en) Manu Raju et Darren Goode, « Lisa Murkowski shows independent streak », Politico,‎ 27 mai 2011 (lire en ligne)
  13. (en) « Group labels Murkowski least conservative GOP senator », Anchorage Daily News,‎ 25 août 2011 (lire en ligne)