La Mise au tombeau (Le Caravage)

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La Mise au tombeau
Image illustrative de l'article La Mise au tombeau (Le Caravage)
Artiste Caravage
Date 1602-1603
Technique Huile sur toile
Dimensions (H × L) 300 cm × 203 cm
Localisation Pinacothèque des Musées du Vatican, Rome()

La Mise au tombeau (en italien Deposizione) est un tableau de Caravage peint en 1603-1604[1] et conservé aux Musées du Vatican à Rome.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette toile a été initialement peinte pour l'église Santa Maria in Vallicella sur une commande de Alessandro Vittrice en 1602, pour Pietro Vittrice mort la même année.

Elle marquera les esprits, et particulièrement ceux des peintres du temps tels que Baglione et Bellori. Plus tard, des peintres notables comme Rubens, Fragonard, Géricault et Cézanne exécuteront eux-mêmes des copies de ce tableau.

Description[modifier | modifier le code]

Le corps du Christ est porté par Jean et Nicodème ; la scène fige l'instant où la corps va disparaître pour être déposé dans un caveau souterrain. Le tableau adopte une composition diagonale et symbolique, avec en arrière-plan l'apôtre Jean soutenant le buste du Christ, puis Marie la mère du Christ qui figure dans la verticale centrale du tableau, et enfin Marie-Madeleine et Marie de Cléophas. Marie pose un regard serein sur son fils, et accueille Jean de sa main droite ; Marie-Madeleine maintient la tête penchée, en état de recueillement, la main dans les cheveux, tandis que Marie de Cléophas lève les bras au ciel dans un geste de grande consternation. Au centre se tient Nicodème, vigoureusement campé sur ses jambes, la face tournée vers le spectateur et qui soutient par les jambes l'imposant corps du Christ. La main droite de Jean semble pénétrer la plaie du flanc droit du Christ.

Tous ces personnages reposent sur la dalle du tombeau, vue depuis un de ses angles directement dans le plan du regard (vue dite da sotto in sù).

Analyse[modifier | modifier le code]

Le Christ « pierre angulaire » est ainsi symbolisé par l'arête saillante de la dalle qui semble crever le tableau[2] ; la plante verte illustre la résurrection.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sybille Ebert-Schifferer, Caravage, Paris, éditions Hazan,‎ 2009 (ISBN 978-2-7541-0399-2).
  2. Michel Hilaire, Caravage, le Sacré et la Vie, Herscher, coll. « Le Musée miniature ». – 33 tableaux expliqués (ISBN 2-7335-0251-4), p. 26-27

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]