Garçon mordu par un lézard
|
|
Cet article est une ébauche concernant la peinture italienne.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Garçon mordu par un Lézard | |
| Artiste | Le Caravage |
|---|---|
| Année | 1593 - 1594 (Première version) |
| Technique | Huile sur toile |
| Dimensions (H × L) | 66 cm × 49,5 cm |
| Localisation | National Gallery, Londres |
| Commentaire | Il existe deux versions du tableau |
| modifier |
|
Le Garçon mordu par un lézard (en italien : Ragazzo morso da un ramarro) est un tableau attribué au peintre italien Caravage.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Le Garçon mordu par un lézard est un tableau peint à l'huile dont il existe deux versions pratiquement identiques.
La première version réalisée sur toile de 65,8 x 52,3 cm a été réalisée entre 1593 et 1594. Conservée par la Fondazione Longhi à Florence elle est sûrement l'œuvre de Caravage.
La seconde version réalisée sur toile de 66,0 x 49,5 cm, a été réalisée à une date postérieure à la précédente, entre 1595 et 1600[1]. Conservée à la National Gallery de Londres, cette dernière œuvre a été achetée par le musée par l'intermédiaire de la fondation J. Paul Getty Jr. en 1986.
Longtemps le tableau fut attribué à Bartolomé Esteban Murillo[2].
Description [modifier]
Le tableau représente la morsure à un doigt d'un jeune homme par un lézard qui sort d'un bouquet où il était caché, sur la droite de la toile.
Dans le vase qui contient le bouquet, le reflet d'une pièce avec une fenêtre est particulièrement réaliste, comme l'est l'expression du personnage criant ; ce qui fera dire à Giovanni Baglione (détracteur du Caravage) que le tableau avait été « peint avec un miroir »[3].
Analyse [modifier]
La signification de l'œuvre peut se décoder de la façon suivante : Dans le grand plaisir se cache aussi une grande douleur, en particulier concernant les peines d'amour (les natures mortes sont autant d'allégories, parfois parsemées d'allusions érotiques[4]). C'est probablement à ces dernières peines que l'auteur semble faire allusion par le choix d'un modèle androgyne avec une rose dans ses cheveux et l'épaule droite sensuellement dévêtue, dont le regard, de plus, n'est porté ni vers le lézard ni vers son doigt blessé, mais plutôt vers le spectateur.
Source d'inspiration [modifier]
Parmi les sources d'inspiration les plus crédibles figure une ébauche Asdrubale morso da un granchio (« Asdrubal mordu par un crabe») ou Asdrubale morso da un gambero (« Asdrubal mordu par une écrevisse ») de Sofonisba Anguissola, datée de l'an 1554, qui lui a été expédiée pendant ses échanges avec le père de l'artiste.
Notes et références [modifier]
- Roberto Longhi, Caravaggio, édit. anglaise, 1998 (ISBN 8809214455)
- Gérard-Julien Salvy, p. 173
- Gérard-Julien Salvy, p. 174
- Gérad-Julien Salvy, p. 176
Bibliographie [modifier]
- Gérard-Julien Salvy, Le Caravage, éditions Gallimard, coll. « Folio », 2008 (ISBN 978-2-07-034131-3) p. 68.
Articles connexes [modifier]
Sources [modifier]
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Ragazzo morso da un ramarro » (voir la liste des auteurs)