David avec la tête de Goliath (Le Caravage, Rome)

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David avec la tête de Goliath
Image illustrative de l'article David avec la tête de Goliath (Le Caravage, Rome)
David tenant la tête de Goliath
Artiste Caravage
Date 1606-1607
Type Peinture à l'huile
Dimensions (H × L) 125 × 101 cm
Localisation Galerie Borghèse

David avec la tête de Goliath est un tableau du peintre baroque Caravage réalisé vers 1606-1607[1] et exposé à la Galerie Borghèse à Rome, en Italie[2]. Il existe une première version sur ce thème datant de 1601.

Historique[modifier | modifier le code]

Faisant partie de la collection personnelle du cardinal Scipione Borghese à partir de 1613, son origine a dans un premier temps été estimée à l'année 1605, puis à la lumière d'études plus récentes, en 1606-1607. Cette peinture était un cadeau pour le Cardinal Borghese[3].

Description[modifier | modifier le code]

Caravage peint ce tableau avec une émotion vive en se focalisant plus particulièrement sur la tête pendante, gorgée de sang, que tient David par les cheveux[2], le torse à moitié nu en pleine lumière, l'air triste. Le Caravage a peint quelques années plutôt le même thème : on voit un David triomphant. Ici il semble résigné. La tête de Goliath semble parler. Certains spécialistes y voient une évocation de sa condamnation à mourir décapité.

Une abréviation a été retranscrite sur l'épée de David : H-AS OS ; cette abréviation est une interprétation de la phrase Latine: Humilitas occidit superbiam (« L'humilité tue l'orgueil »)[2]. David est perturbé, « son expression entre la tristesse et la compassion. »[2]

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans un de ses derniers tableaux, on peut voir, dans la tête de Goliath, un autoportrait du peintre (en reconnaissant la balafre qu'il reçut en octobre 1606, à Naples)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sybille Ebert-Schifferer, Caravage, Paris, éditions Hazan,‎ 2009 (ISBN 978-2-7541-0399-2), p. 295
  2. a, b, c et d Catherine Puglisi, Caravaggio, Phaidon, 1998, p. 360, plate 180
  3. Catherine Puglisi, Caravaggio, Phaidon, 1998, p. 361, plate 180
  4. Michel Hilaire, Caravage, le Sacré et la Vie, Herscher, coll. « Le Musée miniature ». – 33 tableaux expliqués (ISBN 978-2-7335-0251-8), p. 60-61

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]