Bouledogue

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le bouledogue français. Pour les autres chiens ou autres sens du nom, voir bulldog.
Bouledogue français blanc.
Bouledogue français bringé.
Bouledogue français caille.
Bouledogue français fauve.
Bouledogue Français, robe Fauve, mâle de 16 mois

Le bouledogue ou bouledogue français est une race canine de la race molosses qui apparut d'abord en orient avec le molosse de Sumer dont les principales caractéristiques sont un crâne très développé[réf. nécessaire], un corps trapu et court près du sol, des babines pendantes et une imposante musculature. Il descend du dogue du Tibet[réf. nécessaire], ancêtre de tous les chiens de type molosse[réf. nécessaire] et dont il tire certaines particularités, comme le museau aplati et la mâchoire puissante. Le poil est assez court, de couleur généralement bringé.IL a des oreille de chauve souris donc des oreille longue pointé vers le haut et ronde.

La taille du bouledogue est moyenne environ (30cm), et en fait un type de molosse relativement petit, aussi appelé molossoïde.

Origines[modifier | modifier le code]

Les fossiles qui pourraient permettre de situer la localisation d'origine des chiens de ce type sont rares. En revanche, il existe des indices anciens de leur existence : les Assyriens ont laissé des bas-reliefs datés du Xe siècle av. J.-C., où apparaissent des chiens de ce type, proches des chiens du Tibet[réf. nécessaire].

Leurs aptitudes naturelles pour le combat en ont fait des auxiliaires prisés des groupes de guerriers barbares venant des régions orientales. La race initiale, présente depuis environ 5 000 ans dans la région du Tibet et utilisée principalement comme arme et comme assistant pour la chasse de gros gibier, a beaucoup évolué au long de son parcours vers l'Europe, du fait des contraintes de la vie nomade et des croisements avec des races locales. La race aurait été introduite en Grande-Bretagne par des navigateurs phéniciens sous le nom de « Pugnace de Bretagne », son origine provient probablement du « Molosse d'Épire »[1].

Leur utilisation comme animaux de combat, contre d'autres chiens, gros animaux ou contre des fauves (ours, lions, taureau, etc.) est également attestée, suscitant admiration pour leur courage. Ces pratiques n'ont commencé à régresser au Royaume-Uni qu'en 1835, lorsqu'une loi les a interdites : elles ont pourtant perduré de manière clandestine pendant un demi-siècle au moins. Ce sont ces pratiques qui lui ont donné son nom : bull-dog (bull, en anglais, signifie taureau), francisé ensuite en bouledogue.

La taille moyenne a diminué régulièrement entre leur introduction en Europe et la fin du XIXe siècle, en même temps que d'autres variations morphologiques, par sélection des individus les moins imposants.

Leur utilisation a ensuite évolué vers la chasse aux rongeurs, par croisement avec des chiens de type terrier, ce qui a contribué à améliorer leur ténacité. Ces métissages successifs ont sans doute produit des individus aux oreilles droites.

Le bouledogue français en particulier[modifier | modifier le code]

C'est vers 1850 que ce chien est importé en France par des ouvriers britanniques. Il rencontre un certain succès comme chien ratier auprès des commerçants. Ce n'est que plus tard après cette francisation qu'il devient un chien de compagnie apprécié par les Occidentaux des deux côtés de l'océan Atlantique.

Fin du XIXe siècle, le Kennel Club acceptait déjà comme canon des toy bulldogs, proches des bouledogues français. Ce qui fut l'objet de discussions interminable entre Français et Britanniques… Néanmoins les Français maintiennent l'idée que le canon de la race leur appartient et que la race existait bien avant. Il est probable que ces toy bulldogs s'accouplèrent avec de petits ratiers français et que de ces croisements apparut ce petit chien de 11 kg, plus proche du bouledogue que du ratier. Une sélection devait donner la préférence aux oreilles droites plutôt que repliées et à un corps plus trapu. Ces chiens étaient à la fois utilisés pour la chasse des rongeurs indésirables et comme chien de compagnie, notamment auprès des bouchers des quartiers de la Villette et des Halles à Paris, ou encore auprès des prostituées chez qui leur originalité séduisait les visiteurs. À cette époque, Toulouse-Lautrec adora ces petits chiens amusants, effrontés, avec une frimousse remarquable. La popularité de ce chien croissait auprès de certains amateurs comme Édouard VII du Royaume-Uni qu'on peut voir sur certaines photographies en compagnie de son bouledogue français appelé Peter. Le bouledogue français fut également la coqueluche de Mistinguett, Colette et Yves Saint-Laurent. La race connut un succès fracassant jusqu'aux États-Unis où des personnalités comme Joséphine Baker s'entichèrent de leur petit animal. Avec les difficultés et les affres des guerres mondiales, beaucoup d'éleveurs de chien abandonnèrent leur élevage, si bien que cette race a progressivement perdu sa notoriété. On remarque cependant à partir de 1980 un regain pour l'élevage du bouledogue français. Les bouledogues français sont parfois appelés « dondon » ou « bouli » par les passionnés.

Caractère[modifier | modifier le code]

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Le bouledogue français est un chien fidèle et amical[2]. Il adore son maître, et c'est pour cela qu'il est assez jaloux. En général une cohabitation avec d'autres animaux se passe bien. Le bouledogue français est joueur et facétieux, son éducation est aisée tant il a envie de faire plaisir à son maître. Toutefois, du fait de sa morphologie, il convient de respecter l'animal et lui donner suffisamment d'exercice pour entretenir ses muscles tout en veillant à ne pas trop lui en demander tant que sa croissance n'est pas terminée.

Autre[modifier | modifier le code]

Les bouledogues souffrent d'apnée du sommeil.

Les bouledogues, anglais en particulier (à partir du début du Moyen Âge), combattaient les taureaux. Grâce à leurs truffes plates ils pouvaient mordre plus longtemps sans avoir besoin de lâcher le taureau pour respirer. Cette activité fût stoppée en 1835.

En outre, les bouledogues, du fait de leur structure massive, sont de piètres nageurs[3]: Il est fortement conseillé de ne pas les laisser seuls à proximité d'un point d'eau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Bouledogue français et le Bulldog anglais, U. Cuomo, édition de Vecchi SA, Paris, 1993, 199 pp
  • Le Bouledogue français, Françoise Girard, édition de Vecchi SA, Paris, 2006, 159 pp. ISBN 2-7328-8453-7
  • Le Bouledogue Français, Dr vét. Jacques Mulin, édition Artémis, 2004, 144 pp, ISBN 2-84416-255-X

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • [PDF] Standards de la race sur le site de la SCC