Jean Raspail

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Jean Raspail

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Jean Raspail en 2010.

Naissance (89 ans)
Chemillé-sur-Dême
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Compléments

  • Consul général de Patagonie

Jean Raspail est un écrivain, journaliste, voyageur et explorateur français, né à Chemillé-sur-Dême (Indre-et-Loire) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Octave Raspail, président des Grands moulins de Corbeil et directeur général des mines de la Sarre, et de Marguerite Chaix, Jean Raspail fait ses études au collège Saint-Jean-de-Passy, à Paris, où il est élève de Marcel Jouhandeau, puis à l'Institution Sainte-Marie, à Antony, pour enfin aller à l'École des Roches à Verneuil-sur-Avre[1].

Il se met tardivement à l'écriture, bien que la vocation l'ait taraudé dès le lycée, mais la lecture de son premier roman de jeunesse, jugé négativement par un académicien ami de son père, le bloquera pendant des années.

Pendant ses vingt premières années de carrière, il court le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité. Son premier voyage, placé sous le signe du scoutisme, en 1949 l'emmène en canoë de Québec à La Nouvelle-Orléans[2], sur les traces du père Marquette. Il rallie notamment la Terre de Feu à l'Alaska en automobile (du 25 septembre 1951 au 8 mai 1952) puis dirige une expédition française sur les traces des Incas en 1954.

En 1973, il s'autorise enfin à revenir au roman et écrit son œuvre phare, Le Camp des saints, dans lequel l'écrivain décrit la submersion de la France par l'échouage sur la Côte d'Azur d'une flotte de bateaux en ruine venue d'Inde, chargée de réfugiés. En février 2011, ce roman est réédité avec une nouvelle préface, intitulée « Big Other »[3]. Après Le Camp des saints, Jean Raspail écrira un grand nombre de romans couronnés de succès, parmi lesquels Septentrion, Sire ou L'Anneau du pêcheur ; il s'inscrit dans la famille de romanciers comme Roger Nimier, Dino Buzzati et Michel Déon.

Un certain nombre d'ouvrages évoquent également la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans Qui se souvient des hommes.... En 1981, il se proclame consul général de Patagonie, ultime représentant du royaume d'Orélie-Antoine Ier, rappel de sa proximité avec le collège de Pataphysique. Il se déclare par ailleurs royaliste[4].

Il postule à l'Académie française en 2000 et recueille le plus de voix[5], sans toutefois obtenir la majorité requise pour être élu au siège vacant de Jean Guitton.

Le 17 juin 2004, il publie une tribune dans Le Figaro intitulée « La patrie trahie par la République »[6], dans laquelle il critique la politique d'immigration menée par la France. Il est alors, avec le journal, attaqué en justice par la LICRA[7] pour « provocation à la haine raciale », mais est finalement relaxé par une décision de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris en date du 28 octobre.

En 2009, le 25 avril, il reçoit, pour l'ensemble de son œuvre, le prix Wartburg de Littérature.

Son œuvre a été plusieurs fois portée à l'écran, adaptations qui n'ont pas soulevé l'enthousiasme de l'auteur. Les adaptations en bandes dessinées de ses romans Sept cavaliers… et Les Royaumes de Borée par Jacques Terpant, sont par contre, tout à fait revendiquées par l'écrivain[8].

Jean Raspail est membre de l'association Les Écrivains de Marine, fondée par Jean-François Deniau[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parcours de Jean Raspail sur son site officiel (consulté le 30 octobre 2010).
  2. Thomas Goisque, « Disparition - Michel Menu, fondateur des Goums », Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 mars 2015, page 14.
  3. « Ouvrir les yeux sur les mensonges », entretien avec Bruno de Cessole dans Valeurs actuelles du 10 février 2011.
  4. Vidéo sur YouTube.
  5. Communiqué sur le site de l'Académie française (consulté le 30 octobre 2010).
  6. Jean Raspail, « La patrie trahie par la République », Le Figaro, no 18619,‎ (lire en ligne)
  7. La LICRA attaque Jean Raspail
  8. Page consacrée à la bande dessinée sur le site de Jean Raspail (consultée le 30 octobre 2010).
  9. Les Écrivains de Marine sur defense.gouv.fr.
  10. « Prix du livre Inter : Le palmarès depuis 1975 » (consulté le 21 janvier 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Roussel, Jean Raspail, miroir d'une œuvre, éditions Sainte Madeleine, 2010 (ISBN 9782906972605)

Liens externes[modifier | modifier le code]