Iffendic

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Iffendic
La mairie d'Iffendic.
La mairie d'Iffendic.
Blason de Iffendic
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu
Intercommunalité Montfort Communauté
Maire
Mandat
Christophe Martins
2014-2020
Code postal 35750
Code commune 35133
Démographie
Gentilé Iffendicois
Population
municipale
4 379 hab. (2011)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 52″ N 2° 01′ 57″ O / 48.1311111111, -2.0325 ()48° 07′ 52″ Nord 2° 01′ 57″ Ouest / 48.1311111111, -2.0325 ()  
Altitude 80 m (min. : 32 m) (max. : 134 m)
Superficie 73,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Iffendic

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Iffendic

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Iffendic

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Iffendic
Liens
Site web www.iffendic.com

Iffendic (prononciation : /i.fɛ̃'dik/) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Iffendic est la troisième commune du département en termes de superficie, derrière Paimpont et Martigné-Ferchaud. Le territoire de la commune comprend deux zones qui ne sont rattachées que par la largeur d’une route (quasi-quadripoints).

Communes limitrophes de Iffendic
Saint-Onen-la-Chapelle Boisgervilly, Saint-Uniac, Montauban-de-Bretagne Bédée, La Nouaye
Saint-Malon-sur-Mel, Saint-Gonlay, Saint-Maugan Iffendic Montfort-sur-Meu, Talensac
Paimpont Monterfil, Saint-Péran

Les frontières d’Iffendic et de Muel ne sont distantes que de quelques dizaines de mètres mais les communes ne sont pas limitrophes.

Carte de la commune d’Iffendic.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est traversée par le Meu.

Du point de vue de la richesse de la flore, Iffendic fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 579 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). On compte notamment 38 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 15 taxons protégés et 27 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237) [1].

Transports[modifier | modifier le code]

Le bourg est traversé par les routes départementales D30 (est-ouest) et D61 (nord-ouest).

La commune est desservie par la ligne 2 Ligne 2 - Illenoo.gif Rennes - Montfort-sur-Meu - Gaël du service Illenoo.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Hilphintic au XIIe siècle[2],[3], Hilphintic en 1122, Infindic en 1126, Infintic en 1187, Efindic en 1330.

La graphie ph de la forme du XIIe siècle est de type hellènisant. Le premier élément Hil- représente l'ancien breton hil « race, descendant »[4],[5] (breton hil « semence, postérité  », également « lierre »[6]). Le second élément est l'anthroponyme celtique Fintic[7],[8]. Fintic est composé du suffixe diminutif breton -ic (autrement -ig) qui est communément employé, Fin- est sans doute la forme irlandaise du mot celtique signifiant « blanc » (breton gwenn).

Histoire[modifier | modifier le code]

Iffendic se situait au croisement de deux voies romaines ; la voie romaine nord/sud de Corseul à Nantes et la voie romaine est/ouest de Rennes à Carhaix. On peut aussi évoquer d'autres traces antérieures à l'époque gallo-romaine avec le menhir de la Pierre longue (néolithique) près des villages de la Barre et de Vau-Savelin.

Les Vikings ravagent le pays au Xe siècle et l'emplacement de l'église change, elle ne sera plus sur les berges du Meu.

L'église fut alors reconstruite en 1122 par un certain Jacob, à l'emplacement de l'église actuelle. En 1189, l'église d'Iffendic est donnée à l'abbaye de Marmoutier en Touraine qui fonde par la suite un prieuré dans la région. Après l'implantation des bénédictins, l'évêché de Saint-Malo conserve des droits non négligeables sur la paroisse d'Iffendic.

La paroisse était divisée en onze sections, notamment pour la perception des impôts : le Bourg, Allansac, la Barre, Boutavant, Canlou, Couacurel, Pintillac, Tréez, Tréhieuc, Trévit, Vaubeuzet.

Au Moyen Âge, Iffendic possédait en son territoire de nombreux édifices comme des manoirs et châteaux. Le château de Boutavent (XIIe siècle) abrita les seigneurs de Montfort lorsque le château de Montfort fut détruit. Ils restent à Boutavent pendant près de deux siècles avant de retourner dans leur ancien château ; celui de Montfort. Après cela, le site semble laissé à l'abandon, mais rien ne prouve qu'il n'a plus été habité par la suite.

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au premier de gueules à l'aigle d'argent, membré d'or, chargé d'un écusson du champ surchargé de deux coupes aussi d'argent passées en sautoir, au second d'or au menhir du lieu de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[10]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1965 Louis Delahaye   maréchal expert
1965 1971 Eugène Jan   Concessionnaire engins agricoles
1971 1983 Pierre Pinault   inséminateur
1983 1995 Guy Colliaux   cadre administratif
1995 2006 Rémi Demeuré   négociant
2006 en cours Christophe Martins Marques PRG[11] Attaché territorial
Conseiller général Depuis 2008

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Orune (Italie) depuis 2003

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 379 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 968 4 315 4 010 4 459 4 292 4 251 4 299 4 319 4 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 297 4 233 4 406 4 299 4 319 4 315 4 110 4 280 4 200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 028 4 038 3 919 3 386 3 428 3 202 3 267 3 127 2 892
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 736 2 528 2 416 2 580 2 675 3 047 3 778 4 379 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La gestion du tourisme à Iffendic est confiée par Montfort Communauté à l'office de tourisme du Pays de Montfort. La ville est également classée commune touristique.

Iffendic dispose également d'établissements d'hôtellerie, de restauration et d'un camping.

Le marché se tient le jeudi soir de 16 h à 20 h, toute l'année.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques :

  • Église Saint-Éloi, de style gothique flamboyant, elle possède un splendide vitrail (1542). Le porche (1607) est surmonté d'une galerie servant d'ossuaire et d'une tour carrée plus tardive (1702) coiffée par une toiture en carène qui supporte un clocher campanile. Le vitrail et le portail sont inscrits par arrêté du 11 juin 1926[14].
  • Château de la Châsse datant de 1895. Le bas-relief sculpté par Jean-Antoine Houdon en 1781 et actuellement conservé au Louvre a été classé par décret du 1er septembre 1930[15],[16].

La commune possède 378 fiches d’inventaire[17] dont :

  • Château de Treguil remonte au moins au XVIe siècle[19]. Il était la propriété des comtes de Montfort et faisait partie des défenses de cette ville. Le château tel que nous le voyons aujourd'hui, est une reconstruction du début du XIXe siècle, vers 1820. Le pavillon nord-ouest est la partie la plus ancienne du château. Il abrite un escalier à vis, en bois et une cheminée du XIVe ou XVe siècle
  • Château du Breil a été construit vers les années 1860-1863[20]. Il avait un style néo-Renaissance. Mais le château a été fortement endommagé par un incendie dans la nuit du 27 au 28 juin 1903.
  • Château du Pin. Cette demeure a été construite au XIXe siècle à la place d'un ancien manoir. Aujourd'hui ce petit château abrite un gîte et des chambres d'hôtes[21].
  • Château de la Morinais[22].
  • Anciennes maisons à boutiques du bourg. Les traces de l'ancienne activité commerciale de la villes sont visibles dans la présences de certaines maisons à boutique dans le centre bourg, rue de Gaël et Boulevard de la Trinité.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

  • Vallon de la Chambre au Loup. Situé à 2 km du Domaine de Trémelin, le Vallon de la chambre au loup offre un paysage exceptionnel. Ce vallon a été creusé par un effondrement dû aux failles apparues dans les plissements du schiste et à l'érosion provoquée par la rivière. Il possède 70 hectares de landes boisées, de hautes falaises dont la plus vertigineuse atteint 35 m de hauteur. Ce "petit canyon" propose aussi des randonnées pédestres dans un décor beau décor naturel.
  • Domaine de Trémelin est un site naturel couvrant plus de 220 hectares. Le site comporte une grande forêt, mais aussi un des principaux étangs oligodystrophes d'Ille-et-Vilaine[27] et des landes, espaces classés zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. De nombreux circuits de randonnées (dont le tour de l'étang) permettent de découvrir le site. La base de loisirs de Trémelin propose aussi des activités de loisirs diverses. Depuis mai 2010, il existe aussi sur le domaine de Trémelin, un lieu d'art contemporain nommé l'Aparté.
  • Étang de Careil. Espace naturel départemental, l’étang de Careil de 96 hectares, accueille aujourd'hui une multitude d'oiseaux, de différentes variétés. Un observatoire ornithologique est à la disposition du public en particulier pour l'observation des oiseaux migrateurs ou hivernants[28].
  • Domaine de Boutavent. Situé près du domaine de Trémelin et du vallon de la Chambre au loup, le domaine de Boutavent est marqué par l'empreinte de l'ancien château de Boutavent, château féodal construit par les seigneurs de Montfort (XIe au XIVe siècle). Des panneaux d'interprétation permettent aux visiteurs de comprendre l'histoire du site. Il constitue aussi un "conservatoire" des paysages où se côtoient forêt, landes et bocage.
  • Forêt d'Iffendic s'étend sur plus de 300 hectares et se concentre surtout autour du domaine de Trémelin, du vallon de la Chambre au loup et du moulin du Casse. Les arbres qui constituent cette forêt sont surtout des chênes, des hêtres et des pins. De nombreux sentiers sont accessibles à pied, à cheval et à VTT pour certains.
  • Arboretum. Créé en 2003, l’arboretum offre un lieu de balade au cœur du bourg d'Iffendic. En effet, un sentier balisé permet de déambuler entre les sculptures d'artistes locaux sur les bords du Meu.
  • Vallée du Casse est ornée de chaos rocheux de poudingue. De grandes fissures découpent la roche. Dans l'une d'elles, un superbe chêne semble accroché à la paroi.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Jet, Iffendic, son histoire. Les gens d’ici, Rennes,‎ 1999, 500 p. (ISBN 2-951455909)
  • Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine : Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë,‎ 2005

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Diard 2005, p. 170
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 359a
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  5. Ernest Nègre, op. cit.
  6. [2]
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  8. Ernest Nègre, op. cit.
  9. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  10. MairesGenWeb - La base de données des Maires de France
  11. Journal Radical 605, PRG, consulté le 22 avril 2014
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Notice no PA00090601 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA35000026 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IA35029624 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Inventaire préliminaire du Conseil régional de Bretagne.
  18. « Notice no IA00130979 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no IA35029509 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no IA35029829 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no IA35029510 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no IA35029792 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no IA35029662 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no IA35029828 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no IA35029827 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Notice no IA35029826 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Diard 2005, p. 64
  28. Nous-Vous-Ille, Milieux humides - Un passeport vous en dit plus, Mars-avril-mai 2009, p. 46.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]