Talensac

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Talensac
L'église Saint-Méen
L'église Saint-Méen
Blason de Talensac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montfort
Maire
Mandat
Armand Bohuon
2014-2020
Code postal 35160
Code commune 35331
Démographie
Gentilé Talensacois, Talensacoise
Population
municipale
2 375 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Population
aire urbaine
21 956 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 35″ N 1° 55′ 30″ O / 48.1097222222, -1.925 ()48° 06′ 35″ Nord 1° 55′ 30″ Ouest / 48.1097222222, -1.925 ()  
Altitude 76 m (min. : 24 m) (max. : 128 m)
Superficie 21,61 km2
Localisation

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Liens
Site web www.talensac.fr

Talensac (Talanczac en gallo, Talenseg en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 20 km à l'ouest de Rennes dans le périmètre de la deuxième couronne rennaise, Talensac est traversée d'Ouest en Est par les ruisseaux de Guillermoux et des Bignons qui forment la Barillais, le Serein et le Rohuel puis la Chèze qui sont tous des affluents du Meu. Elle est adossée au Nord-Ouest à la forêt de Montfort-sur-Meu. La commune s'étend sur 2 161 hectares dont 174 hectares de forêt avec une population de 2 100 habitants.

Talensac est formée des hameaux suivants :

  • Crabassou
  • Trénube
Communes limitrophes de Talensac
Montfort-sur-Meu Breteil Cintré
Iffendic Talensac Mordelles
Monterfil Le Verger

Talensac était limitrophe de Bréal-sous-Montfort jusqu’au 1er janvier 2013.

Carte de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église de Talensac
  • Dès 1803, Talensac était une paroisse indépendante qui comprenait aussi le village du Verger. La première église fut remplacée et restauré en 1703 environ. Mais, cette église, dédiée à Saint-Anne, fut dévastée par un incendie en juin 1872. Une autre église fut alors construite (l'église actuelle), elle fut consacrée en 1882 par l'archevêque de l'époque.
  • Judicaël et Erispoë, les rois de Bretagne, possédaient à Talensac une habitation au VIIe siècle et IXe siècle. Erispoë a résidé dans le village du Châtellier en bordure de la route de Breteil. Cette fortification était protégée car elle possédait des fossés ou douves.
  • Le 2 novembre 857, Erispoë est assassiné dans l'église de Talensac par Salomon, son cousin germain, qui ne voulait pas que la fille d'Erispoë épouse le fils de Charles Le Chauve. Cela aurait mis en jeu les terres de Salomon et l'indépendance de la Bretagne face à la Francie occidentale, ainsi que toutes les chances de Salomon d'accéder au trône de Bretagne.
  • En 1152, l'épouse de Guillaume Ier, donna au moines de l'Abbaye Saint-Jacques de Montfort, les impôts de Talensac et le moulin de la ville. Le fils de Guillaume Ier et de Amice de Porhoët, Godefroy de Montfort, leur légua le pré au Comte en 1171.
  • Vers 1372, il semble que le Château du Châtellier, propriété de la famille de Bintin, soit dévasté.
  • En 1697, Jeanne-Françoise De Massuel, dame du Bois-de-Bintin, épousa à Talensac le seigneur de Belin, Mathurin Lesné. Son épouse et lui-même habitaient au château de la Bédoyère, une imposante demeure du XVIIe siècle.
  • Le château, mal préservé des vices du temps par les différents propriétaires, fut démoli vers 1920.

Afin d’assurer la continuité territoriale entre Le Verger et les autres communes de Rennes Métropole, la commune de Talensac propose fin 2011 de céder une partie de son territoire au Verger[1]. Fin 2012, le préfet d’Ille-et-Vilaine valide le transfert de 51 parcelles cadastrales pour un total 9 ha 39 a 57 ca[2].

Le Grès Saint-Méen[modifier | modifier le code]

Le menhir du Grès Saint-Méen à Talensac.

Dans la forêt de Montfort-sur-Meu, dans la partie appelée le Bois de Saint-Lazare, on peut voir au pied d'un vieux chêne, le menhir du Grès Saint-Méen. Ce menhir est classé aux Monuments Historiques.

Selon la légende, Saint Méen aurait érigé la ville de Talensac. Deux histoires à propos de cette légende existent.

La première version raconte que saint Méen voyageait avec ses disciples et qu'il vu une colline couverte de végétations près des berges du Meu. Le paysage lui plut et il décida alors de rester quelques jours en ces lieux. Après avoir traversé un gué, il dit à ses moines, en lançant la hache qu'il tenait à la main : « Où cette hâche tombera, Méen bâtira ». Et la hache retomba où se trouve l'église actuelle de Talensac. Saint Méen tint alors parole et défricha, avec l'aide de ses compagnons, un espace assez grand pour y faire construire une chapelle et quelques abris pour lui et ses apôtres. Il prêcha par la suite la bonne parole aux païens des alentours. Un certain nombre de personnes écoutèrent sa voix et vinrent s'installer autour de la chapelle. Selon cette première version, c'est comme cela que se serait développé Talensac.

La seconde version rapporte que le Grès Saint-Méen était une sorte de menhir renversé ayant des traces de cupules sur son côté supérieur. Au VIe siècle, après avoir aiguisé sa hache sur cette pierre, Saint Méen aurait dit à ces disciples « Où cette hache tombera, Méen bâtira ». Il construisit alors l'église de Talensac, 1 200 m plus loin, là où la hache était retombée. D'après la même version, la pierre servait de table d'autel pour l'immolation de victimes humaines. Saint Méen y aurait été attaqué par un de ces anciens disciples. Il réussit tout de même à éviter les coups de son apôtre infidèle. Mais celui-ci, dans sa violence, frappa la pierre qui se renversa sur lui et il fut alors écrasé. On dit même que son corps gît encore sous la pierre…

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à trois fusées d’argent rangées en fasce, surmontées de trois étoiles d’or.[3]
Commentaires :
Blason fam bzh Talensac (de).svg
Le blason de la commune de Talensac est largement inspiré de celui de la famille éponyme - seigneurs dudit lieu (paroisse de ce nom), de la Turaye (par. de Goven), de la Roche-Servière, de la Jodinière et de Loudrière, en Poitou - laquelle portait De sable à trois fusées accolées d’argent, surmontées de trois étoiles d’or[4],[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La gestion du tourisme de Talensac est confiée par Montfort Communauté à l'office de tourisme du pays de Montfort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Armand Bohuon[6]   Chauffeur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 375 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 488 1 213 1 298 1 528 1 402 1 076 1 329 1 431 1 424
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 411 1 357 1 380 1 422 1 477 1 463 1 448 1 406 1 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 325 1 331 1 292 1 101 1 090 1 110 1 121 1 053 963
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
886 901 1 083 1 977 2 057 2 044 2 319 2 375 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Transports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Elle date du XIXe siècle mais la croix située à ses côtés est du XVIe siècle.

  • Manoir de la Hunaudière

Le Manoir date de la fin du XVIe siècle. Il a appartenu successivement aux familles Haloret, de l'Estourbeillon puis du Guern. Au XXe siècle, il abrita des religieuses et l'école des filles de Talensac.

  • Fontaine Saint-Lunaire

La fontaine, située non loin du bourg, possède, selon la tradition locale, le pouvoir de guérir des yeux.

Lieux[modifier | modifier le code]

  • Le parc Eminescu offre une vue exceptionnelle sur la vallée du Meu. Départ des sentiers de randonnée, ce parc dispose d'air de jeux et de pique-nique.
  • Le départ du circuit de l'étang du Guern se fait de l'esplanade Eminescu, il dure environ une heure pour 5 km. Il est balisé avec des flèches vertes. Le parcours connaît quelques pentes assez raides.
  • Circuit de Trieneuc, Val-Beuzet, Les Auriais. Le départ se fait de l'esplanade "Eminescu" en suivant les flèches rouges. Le circuit dure h 45 pour une distance de 11,5 km environ. Le circuit offre un panorama sur Montfort-sur-Meu, sur Bédée et Breteil. Des ruisseaux et petites cascades animent le parcours.
  • Circuit de La Vallée, Trieneuc, Les Auriais. Le départ se fait de l'esplanade "Eminescu" à Talensac. Le circuit fait 14 km pour une durée de h 15. Il est balisé avec des flèches bleues et rouges. Le paysage est landiers et vallonné. Il offre un beau panorama sur les villages de Monterfil, Le Verger et Treffendel. Mais on peut aussi voir la ville de Rennes au loin.
  • Circuit de l'étang de Carrouët. Le départ a lieu à l'esplanade "Eminescu". Le parcours est d'une distance totale de 4,5 km environ, pour une durée de h 10. Le circuit ne présente pas de difficulté.
  • Ancien château de la Bédoyère[9]
  • Le Gréez Saint Méen, Voir ci-dessus, rubrique Histoire / Le Gréez Saint Méen.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcelle Ganache, La dépopulation agricole dans une commune rurale d'Ille-et-Vilaine (Talensac), Mémoire pour le diplôme d'économiste C.N.A.M., Rennes, 1980, 153 p., (Archives d'I&V - Mémoire 2 J 372).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbal du conseil municipal de Talensac du 24 octobre 2011 sur le site de Talensac.
  2. Arrêté portant modification de limites territoriales entre les communes de Talensac et Le Verger au recueil des actes administratifs.
  3. « Talenseg », Talensac, sur www.geobreizh.com (consulté le 17 décembre 2011)
  4. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887
  5. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, t. III
  6. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Notice no IA35029358 », base Mérimée, ministère français de la Culture