Breteil

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Breteil
L'église Saint-Malo
L'église Saint-Malo
Blason de Breteil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu
Intercommunalité Montfort Communauté
Maire
Mandat
Joseph Le Lez
2014-2020
Code postal 35160
Code commune 35040
Démographie
Gentilé Breteillais
Population
municipale
3 425 hab. (2011)
Densité 233 hab./km2
Population
aire urbaine
21 956 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 46″ N 1° 53′ 50″ O / 48.1461111111, -1.89722222222 ()48° 08′ 46″ Nord 1° 53′ 50″ Ouest / 48.1461111111, -1.89722222222 ()  
Altitude 55 m (min. : 26 m) (max. : 71 m)
Superficie 14,7 km2
Localisation

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Liens
Site web www.breteil.fr

Breteil est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Breteil fait partie du canton de Montfort-sur-Meu et dépend de l'arrondissement de Rennes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 1 470 hectares.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Breteil est issue du démembrement de l'ancienne paroisse de Pleumeleuc, dès 1122. c'est pendant cette année-là que l'évêque d'Aleth consacra l'église de Breteil aux moines bénédictins de Saint-Melaine de Rennes.

En 1152, le seigneur de Montfort-Sur-Meu donna à l'Abbaye Saint-Jacques de Montfort deux domaines agricole de Breteil. Il fit cette donation afin de participer aux bonnes œuvres des moines.
Dans le bourg même de Breteil, un prêtre appelé Guillaume, donna une maison de Breteil à l'abbaye de Montfort-sur-Meu

Raoul de Montfort, en 1120 compte dans la dot de sa fille pour son mariage avec le comte de la Riolaye, le château de Breteil.

Comme partout en Bretagne et notamment en Haute-Bretagne, les paysans possèdent des terres, mais généralement de faible étendue. Les laboureurs qui ont une certaine aisance sont relativement minoritaires, les autres doivent à moins d'être fermier se louer comme journaliers et domestiques. Avec 167 domestiques pour 1271 habitants en 1774, ils sont proportionnellement moins nombreux que dans certaines paroisses voisines.

Le territoire de la paroisse dépend principalement de deux juridictions :

  • Juridiction de Breteil et la Riollais ;
  • Juridiction de la Touche Parthenay, Launay-Sinan et la Gautrais.

La capitation, vingtième et autres taxes étaient perçus par des collecteurs parcourant la paroisse divisée en quatre quartiers ou traits : le bourg, l'Abbaye, la Boulais et Painbay.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Le 1er avril 1789, les habitants se réunissent pour la rédaction du cahier de doléances en prévision des prochains États généraux. 71 votants élisent Mathurin Vitré de la Corbinais et Noël Legros pour participer à la prochaine réunion du tiers-état de la sénéchaussée de Rennes.

En janvier 1791, aucun prêtre ne prête serment à la Constitution civile du clergé ; en 1792, avec la loi du 26 août et l'élection de François-Guy Martin comme curé constitutionnel, ils sont contraints à l'exil ou à une clandestinité facilitée par le soutien des paysans.

Le presbytère et l'habitation d'un acquéreur des biens ecclésiastiques sont saccagés le 18 mars 1793 par environ trois cents brigands qui seront appelés ensuite chouans. Les troubles suscités par la levée en masse des 300 000 hommes durent plusieurs jours : le 19 mars, des femmes et enfants sonnent le tocsin en frappant les cloches à coups de marteau, les battants ayant été enlevé la veille par la garde nationale de Montfort-sur-Meu. Sur les 22 soldats demandés pour former le contingent, il n'y eut que cinq volontaires. La garde nationale n'a besoin que de quelques coups de feu pour mettre les insurgés en débandade ; une dizaine de breteillais sont arrêtés, la plupart sont relâchés le lendemain.

En 1794, la chouannerie se développe... A la Herdrouais, Jean Éveillard, capitaine de la garde nationale, est assassiné le 31 décembre en résistant à des hommes masqués cherchant des armes. Marie Gallais, sa mère et une demi-sœur subissent le même sort le 16 décembre 1795.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Mai 1931 Novembre 1963 Pierre Marie Jéhannin SE  
Novembre 1963 Mars 1983 Louis Renault SE  
mars 1983 en cours Joseph Le Lez DvG[3] Président de Montfort Communauté (jusqu'en 2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Breteil est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 425 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 207 1 207 1 237 1 292 1 184 1 200 1 189 1 180 1 248
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 240 1 275 1 257 1 251 1 281 1 302 1 358 1 290 1 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 200 1 236 1 150 1 030 1 073 1 073 1 020 1 030 927
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
851 833 1 685 2 436 2 788 2 974 3 192 3 289 3 403
2011 - - - - - - - -
3 425 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La gestion du tourisme de Breteil est confiée par Montfort Communauté à l'office de tourisme du pays de Montfort.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Malo
    La nef et le collatéral sud ont été édifiés au XVIe siècle, la charpente est datée par une inscription de 1503. L'église est remarquable par son porche pourvu d'une voûte carénée.
  • Chapelle de l'Abbaye
    Cette chapelle appartenant à l'abbaye Saint-Jacques de Montfort-sur-Meu, est construite en schiste et poudingue.
  • La Chapelle de la Riolais
    Cette chapelle semble remonter au XVIIe siècle, même si le fronton sculpté, présent au-dessus de la porte Est, date plutôt du XVe ou XVIe siècle. Fait étrange, cette chapelle n'est pas orientée, en effet, son cœur est au Sud.

Lieux[modifier | modifier le code]

  • Circuit de randonnée "Le Pont Rozel"
    Le circuit de randonnée "le pont Rozel" est praticable toute l'année, en toutes saisons. Le départ se fait place de l'église à Breteil.

Plus de renseignement sur le site de l'office de tourisme du pays de Montfort en Brocéliande.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à une hure de sanglier de sable, allumée et défendue d’argent, accompagnée de trois gerbes de blé d’or, liées aussi de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bertrand Monvoisin, Suzanne Berson, Breteil, une communauté rurale sous la Révolution, Éditeur Commune de Breteil, 1990.
  • Bertrand Monvoisin, "Breteil, une terre, une histoire." Éditeur Commune de Breteil", 1990.
  • Bertrand Monvoisin, "Breteil, une histoire des croix", 1995.
  • Bertrand Monvoisin, "Breteil, d'un Millénaire à l'autre", 2000.
  • Bertrand Monvoisin, "Breteil au temps de la Duchesse Anne, XVe-XVIe siècles", 2003.
  • Bertrand Monvoisin, "Breteil, son histoire, TOME I et II", 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Ter SNCF, Gare de Breteil lire (consulté le 01/11/2009).
  2. Site Breteil, dossier les vux 2009 lire (Consulté le 01/11/2009).
  3. Ministère de l'Intérieur, 2014
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011