Montfort-sur-Meu

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Montfort-sur-Meu
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Montfort-sur-Meu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu (chef-lieu)
Intercommunalité Montfort Communauté
Maire
Mandat
Delphine David
2008-2014
Code postal 35160
Code commune 35188
Démographie
Gentilé Montfortais
Population
municipale
6 461 hab. (2011)
Densité 461 hab./km2
Population
aire urbaine
21 956 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 19″ N 1° 57′ 17″ O / 48.1386111111, -1.95472222222 ()48° 08′ 19″ Nord 1° 57′ 17″ Ouest / 48.1386111111, -1.95472222222 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 131 m
Superficie 14,02 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montfort-sur-meu.fr

Montfort-sur-Meu est une commune française, située sur le Meu dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. La ville compte 6 347 habitants pour une superficie de 14 km2.

Montfort-sur-Meu fait partie de la communauté de communes du pays de Montfort et du pays de Brocéliande.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville Monfort-sur-Meu est située à l'ouest de la France, en centre Bretagne, à 30 km à l'ouest de Rennes, la préfecture départementale et régionale. Les communes limitrophes sont Breteil, Iffendic, Talensac et Bédée.

Montfort-sur-Meu est le chef-lieu du canton de Montfort-sur-Meu.

Communes limitrophes de Montfort-sur-Meu
Bédée
Iffendic Montfort-sur-Meu Breteil
Talensac
Carte de la commune de Montfort-sur-Meu.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La commune est située à 41 mètres d'altitude, aux frontières nord de la forêt de Paimpont (assimilée à Brocéliande). Elle est traditionnellement comprise dans le Porhoët (le pays dans le bois). La région, aujourd’hui bocagère, était autrefois recouverte par un immense massif forestier.

La ville est située au confluent du Meu et du Garun[1].

Le climat est océanique, avec un été tempéré.

Les carrières locales sont composées de schiste pourpré et ardoisier et de poudingue, ce qui donne une polychromie à l'architecture du pays de Montfort.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Illenoo Ligne 2 - Illenoo.gif Rennes - Montfort-sur-Meu - Gaël
  • SNCF (TER St Brieuc-Lamballe-Rennes) (TER Rennes-Lamballe-St Brieuc) et (TER Rennes-La Borhinière) (TER La Brohinière-Rennes)

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

La présence humaine sur le territoire de Montfort-sur-Meu est attesté dès la fin de la Préhistoire ; en témoigne son patrimoine mégalithique, dont les alignements de la Harelle, l'allée couverte de Beauregard, le menhir de la lande de Coulon et les mégalithes du Bois du Buisson.

Montfort fut choisi, au XIe siècle, en raison de ses qualités stratégiques, par Raoul Ier de Gaël, qui y fit construire son château pour des atouts défensifs, puis érigea une motte féodale sur une butte naturelle dominant les rivières du Meu et du Garun.

De 1376 à 1389, la forteresse est reconstruite par Raoul VIII et elle est entourée de quatre tours d'angles (elle est détruite en 1627). La ville est consolidée par des murailles. Les habitants entrent dans la ville par trois portes : la porte Saint-Jean, la porte de Coulon et la porte Saint-Nicolas. En avant de chaque porte, un faubourg se développe : Saint-Jean au nord-ouest, Saint-Nicolas à l'est et Coulon au sud.

La population est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l'anarchie, fêtée à partir de 1795[2]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans[3].

La ville devient au XIXe siècle sous-préfecture d'Ille-et-Vilaine, de ce fait Montfort s’agrandit et effectue des travaux de grande ampleur, mais beaucoup d’édifices, comme la tour Saint Nicolas, sont détruits.

La ville est très touchée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, d'où des secteurs regroupant quasi exclusivement des constructions du XXe siècle.

La légende de la Cane[modifier | modifier le code]

Cette légende se transmet de génération en génération depuis le début du XVe siècle.

  • Dans la première version, la légende dit qu'une jeune fille d'une beauté sans pareille aurait été enfermée dans le château par le seigneur de Montfort. Elle pria alors Saint Nicolas pour qu'il puisse la sauver. Saint Nicolas ayant entendu sa prière, transforma la jeune fille en cane. Elle put alors s'échapper du château.
    Par la suite, et pendant plusieurs siècles une cane sauvage venait tous les ans, aux environs de la Saint-Nicolas, dans l'église et y déposait un de ses canetons en offrande au thaumaturge.
  • Dans la seconde version, l'histoire dit que vers 1386, lors de l'achèvement des fortifications de la ville, le seigneur aurait enfermé dans son château une jeune fille d'une beauté remarquable. Elle comprit bien vite le sort qui lui était réservé, et, apercevant l'église de Saint-Nicolas, elle se mit à prier le saint, promettant qu'elle viendrait le remercier dans son église si elle s'échappait. Le soir même, elle put fuir.
    Malheureusement, elle tomba entre les mains des soudards du seigneur, qui voulurent lui faire subir ce qu'ils supposaient qu'avait fait leur maître. Elle regarda aux alentours pour appeler à l'aide, mais n'aperçut que deux canes sauvages dans l'eau de l'étang (étang qui a été asséché depuis).
    Elle renouvela sa prière à Saint Nicolas, le suppliant de permettre que ces animaux soient témoins de son innocence et qu'ils accomplissent chaque année son vœu en son nom si elle venait à perdre la vie.
    Elle réussit à échapper aux soldats, mais mourut peu après, de frayeur, dit-on. Elle fut ensevelie dans le cimetière Saint-Nicolas.
    Or, voilà que la même année, lors de la fête de la Translation, alors que la foule se pressait auprès des reliques de saint Nicolas, une cane sauvage pénétra avec ses canetons dans l'église. Elle voltigea près de l'image du Saint, vola jusqu'à l'autel, et salua le crucifix. Puis elle redescendit vers l'image du Saint, et y demeura jusqu'à la fin de la messe. À ce moment, elle s'envola, suivie de tous ses canetons, à l'exception d'un seul, qui demeura dans l'église.
  • L'histoire devint si célèbre que, comme en attestent de nombreux documents au cours des siècles, Montfort-sur-Meu fut appelé Montfort-la-Cane pendant plus de 300 ans. Les apparitions sont consignées dans les procès-verbaux plusieurs fois. La dernière apparition de la cane date du . Toutefois, comme seules les archives postérieures au XVe siècle ont pu être conservées, il manque énormément de témoignages, même si, comme le dit un ecclésiastique, « jadis, ces faits étaient devenus si communs qu'on ne prenait plus la peine de les signaler ».

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montfort-sur-Meu est une formation toponymique médiévale en Mont- suivie de l'adjectif fort au sens de « fortifié », de plus elle est située au confluent du Meu. Durant la Révolution, la commune jusqu'alors dénommée Montfort-la-Cane porte le nom de Montfort-la-Montagne[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la croix ancrée de gueules gringolée d'or de huit pièces.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 461 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 115 1 197 1 316 1 715 1 772 1 868 1 979 2 072
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 129 2 168 2 345 2 343 2 297 2 374 2 373 2 464 2 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 509 2 431 2 309 2 171 2 253 2 270 2 250 2 372 2 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 699 2 965 3 098 4 301 4 675 5 412 6 028 6 186 6 461
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La vie économique de Montfort-sur-Meu repose essentiellement sur l'industrie agro-alimentaire dans les secteurs à dominante lait et porc. Deux entreprises en sont les piliers : la Cooperl (abattoirs, environ 400 salariés) et le Grand Saloir Saint-Nicolas (salaisons et charcuteries).

Montfort-sur-Meu se caractérise également par son activité marchande très active : commerces divers répondant à tous les besoins courants, activités artisanales et services, répartis en centre-ville et dans les zones artisanales périphériques.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La gestion du tourisme à Montfort-sur-Meu est confiée par Montfort Communauté à l'office de tourisme du pays de Montfort.

Montfort-sur-Meu dispose également d'établissements d'hôtellerie, de restauration et d'un camping.

Un marché anime la place des Douves chaque vendredi matin.

On accueille deux fois par an une foire organisée par l'association des commerçants et artisans (l'APCAM) : la Saint-Jean en juin et la Saint Nicolas en décembre.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1906 1908 François Jounot - -
1908   Émile Beauchef - -
1945 1949 Julien Pilorge - -
- - - - -
mars 1971 mars 2001 Jacques Pilorge DVD Vétérinaire - Conseiller régional (1986-1992)
mars 2001 mars 2008 Victor Préauchat PS Retraité de la fonction publique - conseiller général (1989-2008)
mars 2008 en cours Delphine David UMP Consultante auprès des collectivités - Conseillère régionale (depuis 2010)

Le tribunal de grande instance a été supprimé à la fin du XIXe siècle et la juridiction compétente est le tribunal de Rennes.

Vie de la commune[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École du pays pourpré (public) (ancien nom : école rue de Gaël)
  • École du Moulin à vent (public)
  • École Notre Dame (privé)
  • Collège Louis Guilloux (public)
  • Collège Saint Louis-Marie (privé)
  • Lycée René Cassin (public, enseignement général et technologique)

Sport et loisir[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

On trouve à Montfort les clubs suivants :

  • canoë-kayak : le Canoë Kayak Pays de Brocéliande (CKPB), avec un double champion du monde junior de canoë slalom, un champion d'Europe -23 ans par équipe en kayak slalom, une équipe de kayak polo en 1re division ;
  • football : le FC Montfort, les couleurs sont le jaune, rouge et noir ;
  • basket : le MBC, Montfort Basket Club, organisant en mai son festival, depuis 1987. Les couleurs sont le bleu ciel et le blanc ;
  • tennis : Tennis Club Brocéliande (TCB) ;
  • tennis de table : Le Montfort TT, les garçons sont en Nationale 3 et les filles ont été jusqu'en Nationale 1 ;
  • handball : Brocéli'hand club ;
  • football américain : Les Wild Hogs ;
  • gymnastique volontaire, présidente Marion Renault ;
  • plongée : Brocéliande Sports Subaquatiques ;
  • pétanque : Pétanque Montfortaise ;
  • badminton : Le volant enchanteur ;
  • danse traditionnelle bretonne, enfants, ados et adultes : cercle celtique montfortais ;
  • activités ludiques : la Forge Naine.

Équipements[modifier | modifier le code]

  • COSEC (1 salle omnisports - 1 dojo - 1 salle de tennis de table- ; sport de combat)
  • Charlet (2 terrains de hand ; 3 terrains de basket ; 1 terrain de tennis)
  • Batailles (2 terrains de hand ; 3 terrains de basket ; 1 terrain de tennis ; 2 terrains de badminton)
  • Local du club de Kayak
  • Piscine Océlia
  • Salle de Tennis técélia
  • Terrain de football Pasteur
  • Terrain de football Mainguet
  • Zone artisanale de l'Abbaye : 2 terrains de pétanque non couverts (Pétanque Montfortaise)
  • Zone artisanale de l'Abbaye : Boulodrome en projet ....
  • Zone artisanale de l'Abbaye : 1 terrain de boule bretonne non couvert

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Le Confluent[modifier | modifier le code]

Cette salle, inaugurée en 2003, est la salle multifonction par excellence.

Elle peut aussi bien accueillir les banquets de mariage, repas, les assemblées générales, les réunions d’entreprise que des spectacles. Il comprend :

  • une salle de 450 places en version spectacle et de 350 couverts
  • la salle est équipée d’une régie son et lumière (utilisation sous condition)
  • une scène de 110 m2
  • des loges de 38 m2
  • une cuisine de 52 m2 avec deux fours, une étuve et table chauffante, une chambre froide et un lave-vaisselle
  • un hall d’accueil de 85 m2 avec un bar.

La grande salle peut être séparée en deux grâce à une cloison mobile permettant d’avoir deux salles respectivement de 250 et 200 m2.

L'Avant-scène[modifier | modifier le code]

Bâtiment du début du XXe siècle, l'Avant-scène a gardé, malgré différents travaux, son caractère intimiste et chaud. Apprécié des artistes amateurs et professionnels, l'Avant-scène est un lieu très utilisé pour les spectacles associatifs et scolaires ainsi que pour des conférences et réunions.

Gradins rétractables et fauteuils permettent de moduler la salle de 130 à 250 places. La salle est équipée d’une régie son et lumière.

Il existe aussi une salle de cinéma, La Cane

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Marktheidenfeld (Allemagne), voir Marktheidenfeld (de)

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine et monuments[modifier | modifier le code]

Montfort-sur-Meu a gardé les vestiges de son passé médiéval[8]. Il reste aujourd'hui des maisons du XVIe siècle (rue de la Saulnerie), les traces de la porte Saint-Jean (XIVe siècle), les vestiges de l'ancien châtelet (XIVe siècle). Du château médiéval subsiste actuellement la tour de Papegaut (XIVe siècle), qui abrite maintenant l'écomusée du Pays de Brocéliande[9].

Mais Montfort-sur-Meu garde aussi les traces d'un passé religieux, avec plusieurs bâtiments : chapelle Saint-Jean, église Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, ancien couvent des Ursulines (aujourd'hui la mairie), le cloître et le portail de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort, mais aussi la maison natale de Saint Louis-Marie Grignion (rue de la Saulnerie).

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a vécu à Montfort. Il subsiste aujourd'hui l'église Saint-Louis-Marie-Grignion, trois chapelles, et une abbaye :

  • La chapelle Saint-Joseph : construite en remplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Jean. Celle-ci fut détruite en 1851.

Le patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Enceinte de la cité médiévale

Pour protéger les Marches de Bretagne, les ducs mènent une politique de fortifications des grandes villes. En 1376, Raoul VII obtient une autorisation pour transformer le château en véritable forteresse défensive. Autour du château se développe alors une grande enceinte composée de tours et de 3 portes. Il subsiste aujourd'hui la Tour du Papegault, la Tour du Pas d'Âne, la tour du Capitaine et des portions de l'ancienne fortifications. Ces vestiges de remparts sont inscrits au titre des Monuments historiques[12] depuis le 15 décembre 1926.

La Tour du Papegault

La tour du Papegault, date de la fin du XIVe siècle. C'est l'élément le mieux conservé de la cité médiévale de Montfort-Sur-Meu et le plus représentatif. La tour doit son nom "Papegault" à un concours donné au archers et arbalétriers où la cible était un oiseau multicolore. Au XIXe et XXe siècle la tour devint une prison. Depuis 1984, elle abrite l'écomusée du Pays de Brocéliande[9]. La tour est inscrite au titre des Monuments historiques[13] par arrêté du 5 novembre 1926.

Hôtel Montfort Communauté

Au XVIIIe siècle cet imposant bâtiment était un hôtel particulier de la famille Juget, une famille de notables qui s'y est installée en 1777. En 1857, c'est la sous-préfecture qui s'y installe jusqu'à sa suppression en 1926. Au cours du XXe siècle, l'hôpital de Montfort-Sur-Meu installe une annexe. En 2002, c'est Montfort Communauté qui achète le bâtiment et le restaure.

Centre culturel de "l'Avant-Scène"

En 1914 débute la construction d'une salle des fêtes qui s'achève après la guerre. Le bâtiment a aussi accueilli le premier cinéma de la ville ; il pouvait recevoir 400 personnes. Aujourd'hui, l'édifice est un centre culturel qui propose de multiples spectacles tout le long de l'année.

Maisons anciennes du centre-Ville

On retrouve aujourd'hui des dizaines de maisons dont la date de construction est situé entre 1550 et 1650. Elles sont situées dans les rues les plus anciennes de la villes comme par exemple rue de la Saulnerie, rue de l'Horloge, place de la cohue, rue de Gaël. On y trouve également la maison natale de Louis-Marie Grignion de Montfort.

Moulins et "Planches" sur le Meu

Rue du 11 juin 1977, on peut apercevoir un ancien moulin qui date de 1884. Il était aussi équipé à l'époque d'une passerelle nommée les "Planches" qui enjambait le Meu et permettait de rejoindre la ruelle des Moulins.

Séchoir et bains publics

Le bâtiment date probablement de la fin du XIXe siècle. Il abritait dans la partie inférieure des cabines de bains publics et un espace réservé à des chaudières. L'étage protégé de lattes en bois, était destiné au séchage du linge nettoyé par les lavandières.

  • La mairie est aujourd'hui établie dans l'ancien couvent des Ursulines, qui s'étaient installées à Montfort en 1639.
Tribunal d'Instance

En 1799, Montfort devient le siège d'une sous-préfecture et d'un tribunal d'arrondissement. Il est construit entre 1832 et 1834. Une rupture est marquée entre les anciennes maisons datant de la cité médiévale et le tribunal, car celui tourne délibérément le dos à cette ville médiévale.

Les sites et espace naturels[modifier | modifier le code]

Forêt de Montfort-Sur-Meu

La forêt couvre une centaine d'hectares, dont 40 sont sur le secteur du Bois de Saint-Lazare. Plusieurs sentiers de randonnée sont balisés et permettent de parcourir ce massif boisé, à pied, à cheval et pour certains sentiers, à VTT.

Parc Municipal

Au XIXe siècle, Édouard Guicheteau, (maire de la ville de Montfort-Sur-Meu de 1553 à 1871) a racheté à titre privé, les anciennes prairies du thabor, possession du prieuré Saint-Nicolas. Il a ensuite aménagé un jardin à l'anglaise. Il a fait dévier le Garun pour assurer la circulation de l'eau et a fait planter des ifs et des conifères exotiques. En 1950, le jardin est racheté par la commune et ouvert au public. Les anciennes prairies restées sauvages sont alors aménagées en camping municipal.

Activités touristiques[modifier | modifier le code]

De nombreuses visites et activités sont proposées dans le Pays de Montfort en Brocéliande :

  • Visite avec guide GPS[14] permet de visiter Montfort-sur-Meu à travers une balade interactive. L'outil permet de réaliser la visite seul, en famille ou en mini-groupe grâce à des animations visuelles et sonores déclenchées automatiquement.
    Le circuit dure 1h et vous emmène à la découverte de la cité médiévale de façon simple et ludique.
  • Sentier Botanique et Patrimonial de Montfort, constitué de 2 boucles au cœur de la commune de Montfort, offre la traversée d'une diversité de milieux naturels (prairie humide, parc paysager, mare, rives, chemins creux, paysage bocager, bois). Des panneaux expliquent l'intérêt historique, floristique et faunistique des différents lieux traversés. Le circuit met aussi en valeur la vie quotidienne locale en évoquant les savoir-faire artisanaux.
  • Parcours historique de Montfort-sur-Meu, à découvrir à pied permet de comprendre l'évolution et le développement de la cité, du Moyen Âge à aujourd'hui. Trente panneaux d'interprétation sont disponibles sur le parcours.
  • Circuit découverte de Montfort-sur-Meu, circuit pédestre illustré par de nombreuses photos permettent d'apprécier le patrimoine bâti tout en se promenant (circuit de 2–3 km).
  • Visite guidée pédestre de Montfort-sur-Meu, parcours médiéval permet de découvrir les vestiges des fortifications et de comprendre le fonctionnement de Montfort au Moyen Âge. La visite dure environs 1h30.
  • Visite guidée de Montfort en Canoë-Kayak avec l'écomusée du Pays de Brocéliande[9] et le Club de canoë-kayak du Pays de Brocéliande, des visites originales vous font découvrir l'environnement, le site historique de Montfort-sur-Meu depuis la rivière.
  • L'écomusée du Pays de Brocéliande[9] (Montfort-sur-Meu), installé dans la tour de Papegaut, l'Écomusée vous invite à découvrir la culture du Pays où l'histoire et les légendes se côtoient. Différentes expositions permanentes sont proposées (la légende de la cane, l'architecture du pays de Brocéliande, Montfort au Moyen Âge, le costume traditionnel XXe-XXe siècle, Les jouets buissonniers. Des expositions temporaires ou itinérantes sont aussi proposées.
  • Et aussi de nombreuses randonnées aux alentours de Montfort-Sur-Meu

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Vigoland, Montfort-sur-Meu, son histoire et ses souvenirs, 1895. Réédition 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]