Gaël (Ille-et-Vilaine)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gaël.
Gaël
Mairie de Gaël.
Mairie de Gaël.
Blason de Gaël
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Saint-Méen-le-Grand
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Méen Montauban
Maire
Mandat
Denis Levrel
2014-2020
Code postal 35290
Code commune 35117
Démographie
Gentilé Gaëlite
Population
municipale
1 602 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Population
aire urbaine
9 861 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 59″ N 2° 13′ 12″ O / 48.1330555556, -2.2248° 07′ 59″ Nord 2° 13′ 12″ Ouest / 48.1330555556, -2.22  
Altitude 80 m (min. : 51 m) (max. : 131 m)
Superficie 52,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Gaël

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Gaël

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gaël

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gaël
Liens
Site web www.mairie-gael.fr

Gaël est une commune d'Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Gaël est située en Ille-et-Vilaine à la limite du Morbihan et des Côtes-d'Armor.

Transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Guadel en 799, Wadel en 816, Vadel en 851, Wael en 1096, Gael dès 1112[1].

La forme moderne Gaël pourrait suggérer un rapport avec le nom de personne breton Gaël ou le nom d'un peuple gaélique[2], la commune se situant dans l'aire de diffusion de la toponymie bretonne.

En réalité, l'étude des formes anciennes montre que ce n'est pas le cas. La forme bretonne Gwazel[3] est d'ailleurs directement issue de l'ancienne forme du nom avant l'amuïssement complet en langue d'oïl de la consonne intervocalique [d]. En breton [d] est régulièrement passé à [z] (cf. gaulois medu « hydromel », éventuellement « ivresse ? », gallois medd, breton meiz « hydromel » ; gaulois meduo « ivre, énivré » ?, gallois meddw, breton mezo « ivre »)

Il s'agit d'un emprunt au gallo-roman *WADELLU « passage à gué »[4], dérivé roman à partir du germanique (vieux bas francique) *wad̄ « gué ». *Wad̄ a donné le mot français gué, il signifiait probablement aussi « petit étang »[5]. Il n'y a aucune raison de considérer ce terme comme celtique, car il n'existe aucun terme celtique *waddel signifiant « gué », le terme celtique étant *ritu- « gué », gaulois ritu-, rito- (conservé dans la toponymie française), vieux breton rit, ret, vieux cornique rid « uadum », gallois rhyd « gué » (cf. Rhydamman, en anglais Ammanford, en raison d'un gué permettant de traverser la rivière Amman) et vieil irlandais rith conservé dans le nom de lieu Humarrith[6]. Quant au breton moderne, il possède un terme roudouz (variante et anciennement rodoez), mais conserve red dans les toponymes[7].

Dans le cas de Gaël, Wadellu(m) devait désigner un « passage à gué » sur un des bras de rivière toute proche, peut-être d'après celui, implanté au sud de la commune, qui permet de traverser le Meu à pied.

Ce même Wadellu(m) se retrouve dans Wail (Pas-de-Calais, Wadhil en 1066), cependant ce toponyme a conservé son w- initial comme les dialectes d'oïl septentrionaux, alors qu'en français central et de l'ouest (gallo, etc.), il a évolué en g(u)- (d'un plus ancien [gʷ] conservé en brittonique, d'où la forme bretonne Gwazel)

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, deux foires se tenaient à Gaël : à la saint Symphorien le 22 août et à la saint Luc le 18 octobre.

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Daniel Amet    
2008 2014 Claude Josse   Retraité
2014 en cours Denis Levrel[9]   Chef d'entreprise

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 602 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 335 2 225 2 212 2 432 2 055 2 166 2 225 2 295 2 402
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 393 2 434 2 432 2 373 2 522 2 641 2 704 2 862 2 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 815 2 654 2 709 2 566 2 667 2 693 2 567 2 105 2 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 880 1 673 1 515 1 484 1 406 1 351 1 517 1 564 1 602
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre de Gaël.
  • Église Saint-Pierre, des XIe, XVe, XVIIe et XIXe siècles.
  • Chapelle de Louyat.
  • Le four à pain communal restauré de façon traditionnelle.

Arts et culture[modifier | modifier le code]

La ville parraine l'ETEC "Gaël" basé à Villacoublay[12].

2006[modifier | modifier le code]

  • Cinépotager #1 le 4 août 2006 par Labomobile (lieu dit Bénihel)
  • Les pas perdus de Raymond Hains du 30/09 au 05/11/2006 au Centre culturel de la gare de Gaël.

2011[modifier | modifier le code]

  • Treiz #12, brocante et cinéma le 13 juillet 2011 par l'association rennaise TREIZ (lieu dit Bénihel)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix alésée d’argent, gringolée d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-R. Bourhis et Jacques Briard, Les dépôts de l'âge du bronze de Gaël, Annales de Bretagne, n° 80, 1, 1973, pp 21–33

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Kerofis : formes anciennes de Gaël (lire en ligne)
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  3. Kerofis, ibid.
  4. Maurits Gysseling in François de Beaurepaire (préface de Marcel Baudot, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, A. et J. Picard, Paris, 1981, p.114.
  5. Site du CNRTL : étymologie de gué
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance, 2003, p. 258.
  7. [2]
  8. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  9. « Denis Levrel élu maire, à la tête du nouveau conseil municipal », Ouest-France, 1er avril 2014.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. L'ETEC sur le site du Ministère de la Défense