Forêt du Gâvre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Forêt du Gâvre
Sous-bois de la forêt du Gâvre
Sous-bois de la forêt du Gâvre
Localisation
Coordonnées 47° 31′ 00″ N 1° 48′ 00″ O / 47.516667, -1.847° 31′ 00″ Nord 1° 48′ 00″ Ouest / 47.516667, -1.8  
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Géographie
Superficie 4 457 ha
Altitude 31 m
Altitudes mini. 25 m — maxi. 60 m
Compléments
Statut Forêt domaniale
Essences Chêne, hêtre, charme, pin, bouleau

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Forêt du Gâvre

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Forêt du Gâvre

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Forêt du Gâvre

La Forêt du Gâvre est une forêt domaniale de 4 490 hectares située sur la commune du Gâvre (Loire-Atlantique) à 40 km au nord-ouest de Nantes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La forêt fut dans son histoire propriété des comtes de Nantes, des ducs de Bretagne, des rois de France avant de devenir au début de la révolution française une forêt d'État : la forêt domaniale du Gâvre[1].

Les premières traces de l’histoire attachée à cette forêt remontent avant Jésus-Christ. En −300, les Celtes y établissent un centre de transformation du minerai de fer.

Le canton des Ilettes met en évidence l’utilisation de la forêt pendant l’époque romaine par la présence de thermes.

Au XIe siècle, la forêt est le domaine des comtes de Nantes puis des rois et ducs de Bretagne à qui elle sert de réserve de chasse.

Au XIIe siècle est fondée au cœur de la forêt une léproserie (le prieuré de la Magdeleine) dont une petite chapelle subsiste aujourd’hui.

C’est au XIIe siècle avec Pierre 1er de Dreux, duc de Bretagne, que la population de la forêt commence à croître plus rapidement par la fondation d’un village, actuellement commune, Le Gâvre. Les habitants pourront utiliser les ressources de la forêt à leurs besoins ce qui favorise l’exploitation forestière déjà pour la construction navale et pour la production de sabots.

Lorsque le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII de France unifie la Bretagne au royaume de France en 1491, les terres détenues par la duchesse sont léguées à la couronne. La forêt conservera son titre de forêt royale jusqu’à la révolution où elle prendra son titre actuel. La période de la révolution ouvre une autre page de l'histoire du bois. La forêt sert d’abris aux prêtres réfractaires, ce qui est souligné par les noms de nombreuses allées forestières[2].

Après l’utilisation de la forêt par le culte, les compagnies royalistes s’y réfugièrent jusqu’au début du XIXe siècle. La forêt encore très sauvage est aménagée par la percée d’allées vers 1810 qui constituent encore aujourd'hui le réseau des voies de communications qui la traverse.

Pendant le XXe siècle les aménagements vont se poursuivre par la percée d’une ligne de chemin de fer dont seules les infrastructures de franchissement sont restées, la voie et la gare ayant été retirées. On peut observer sur plan une ligne bien droite et sur place les ponts et terrassements[pas clair]. La ligne permettait de joindre Châteaubriant à Nantes par la commune du Gâvre. L’histoire ferroviaire de la forêt se poursuit pendant la seconde guerre mondiale où les nazis installent un dépôt de munitions relié aux infrastructures ferroviaires en pleine forêt ; cette infrastructure est toujours visible.

Durant la seconde moitié du XXe siècle, les routes ont été goudronnées pour désenclaver les petits villages et les relier à la commune par des routes départementales ou des accès plus modeste[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Gâvre proviendrait du vieux breton "gawr" prononcer "gaour" signifiant « ogre » ou « géant », plus tard l'origine s'étant perdue avec la disparition locale de la langue bretonne, actuellement il est dit que "gâvre" (en breton "gavr") signifie "chèvre" ou "cervidé" . Ce changement de signification toponymique a été répandu par le fait que la forêt fut un des principaux domaines de chasse des ducs de Bretagne pendant le Moyen Âge et la Renaissance et actuellement pour la chasse à cours.

D'après Ernest Nègre[4], il existait au XIIe siècle des références à la forêt du Gâvre sous le nom de Gavrium silva. Cet auteur rattache ce nom à une des formes de la langue d'oïl (le gallo) : « Gâvre » qui pourrait définir un « droit […] qu’un puissant seigneur percevait sur un vassal qui voulait s’assurer de sa protection ». D’autre part, la localité du Gâvre avait la particularité d’avoir des importants privilèges et exemptions, qui pourrait se définir comme des droits acquis : elle était donc une ville franche. Mais, ses conclusions sont douteuses car ce toponymiste était un spécialiste des langues d'Oïl et non des langues celtiques.

Exploitation forestière[modifier | modifier le code]

Principaux objectifs[modifier | modifier le code]

  • production
  • loisirs / accueil
  • protection de la faune et de la flore, avec création récente d'un arboretum

Production[modifier | modifier le code]

La forêt produit de 18 000 à 24 000 m3 de bois par an, ce qui correspond à l’accroissement naturel.

La forêt comporte des conifères (pins maritimes et sylvestres principalement) exploités à l’âge de 100 ans. Parmi les feuillus, les chênes sessiles dominent. Ils sont exploités autour de 130 ans. Leur bois est utilisé pour la charpente, la menuiserie, mais aussi la fabrication de tonneaux et la construction de bateau (par exemple La Recouvrance). Les hêtres ont longtemps constitué le bois de référence des Sabotiers qui, encore au début du XXe siècle, exportaient une grande partie de leur production vers les États-Unis. La régénération se fait par plantation ou semis (régénération naturelle).

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

Les principales essences d’arbres qui poussent sont le chêne sessile (Quercus patraea), le Hêtre (Fagus sylvatica) et le Pin maritime (Pinus pyneaster)[réf. nécessaire].

Faune[modifier | modifier le code]

La forêt accueille de nos jours du grand gibier tel que les cerfs. On en dénombre environ une centaine. Les chevreuils sont également présents, ainsi que les sangliers qui eux, ne font qu'y passer. Les lapins en sont absents et les lièvres rares. On peut rencontrer par contre des renards, des fouines, des putois et même des blaireaux. La population d'oiseaux est très importante, et comprend même certaines espèces de rapaces nocturnes comme la chouette hulotte par exemple.

Les populations de cervidés sont régulées par la chasse, jouant le rôle des anciens prédateurs, aujourd'hui disparus.

Typographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La forêt est située dans la zone tempérée nord. Le climat y est semblable à celui de la Bretagne région historique dans laquelle se situe la forêt. C'est-à-dire un climat océanique variable, avec des alternances d'averses et de beau-temps. Les températures y sont relativement clémentes toute l'année.

Hydrométrie et cours d'eau[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Les strates géologiques sont visibles sur une coupe du terrain réalisée au cœur de la forêt et permettent d’identifier les couches suivantes :

  • une couche d'humus sur 20 centimètres environ.
  • un socle constitué d’argile et de fer, d’une couleur orangée

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La forêt du Gâvre, site de la mairie de Plessé
  2. La forêt domaniale du Gâvre, site de la mairie du Gâvre
  3. La forêt du Gâvre, un peu d'histoire, chêne au Duc
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France