Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou

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FESPACO
Festival panafricain
du cinéma et de la télévision
de Ouagadougou
Image illustrative de l'article Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou
Le siège du FESPACO à Ouagadougou.

Date de création 1969
Créateur François Bassolet
Claude Prieux
Alimata Salembéré
Prix principal L'Étalon de Yennenga
Édition courante FESPACO 2013
Durée 8 jours
(tous les 2 ans, entre Février et Mars)
Direction générale Michel Ouedraogo (2009- )
Lieu Ouagadougou
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Site web www.Fespaco.bf

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) est un des plus grands festivals africains de cinéma. Il se déroule tous les deux ans à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Sommaire

Présentation[modifier | modifier le code]

L’objectif du festival est de :

  • favoriser la diffusion de toutes les œuvres du cinéma africain,
  • permettre les contacts et les échanges entre professionnels du cinéma et de l'audiovisuel,
  • contribuer à l'essor, au développement et à la sauvegarde du cinéma africain, en tant que moyen d'expression, d'éducation et de conscientisation.

En dehors de l’organisation du festival en lui-même, l’établissement public responsable du FESPACO a également comme rôle d’organiser des projections à but non lucratif en direction des zones rurales en partenariat avec les ONG, les associations, les écoles et autres institutions publiques et privées ; de promouvoir le cinéma africain dans les festivals internationaux et d’organiser diverses manifestations autour du cinéma.

Le FESPACO est aidé financièrement par l’Agence internationale de la francophonie (AIF), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’UNESCO, l’UNICEF, l’Union européenne et la coopération de plusieurs pays (Allemagne, Burkina Faso, Danemark, Finlande, France, Pays-Bas, République de Chine, Suède).

Historique[modifier | modifier le code]

Le festival a été créé en 1969 à Ouagadougou à l’initiative d’un groupe de cinéphiles, dont notamment François Bassolet, Claude Prieux (Directeur du Centre culturel Franco-Voltaïque) et Alimata Salembéré qui en a été la première présidente en 1969 et 1970. À l'époque, le pays était dénué de structures cinématographiques et la population voltaïque n'avait pas accès aux productions africaines de plus en plus nombreuses. Les initiateurs souhaitaient donc que, par l'intermédiaire de ce festival, les populations puissent enfin voir les films de leur propre continent[1].

À tort, la première édition est généralement appelée Semaine du cinéma africain, mais sa véritable dénomination est « Premier festival de Cinéma Africain de Ouagadougou »[2]. Il se déroule du 1er février au 15 février 1969. Cinq pays africains y sont représentés : le Sénégal, la Côte d'Ivoire, la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), le Niger et le Cameroun mais également la France et les Pays-Bas. 24 films, dont 18 africains, y ont été présentés. Ce premier rendez-vous draine alors 10 000 spectateurs[3].

En 1970, la deuxième semaine du cinéma africain accueille 9 pays africains (Algérie, Tunisie, Côte d'Ivoire, Guinée, Niger, Sénégal, Mali, Haute-Volta, Ghana) et 40 films y sont projetés devant 20000 spectateurs[3].

L'année 1972 marque un tournant dans le festival car, pour la première fois, il est soutenu par l'État qui l’institutionnalise. Il est alors placé sous la tutelle du ministère de la Culture, du Tourisme et de la Communication[4]. Cette même année, Mme Simone Mensah accède à la présidence[2]. Pour cette troisième édition, le festival prend le titre de Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et un "grand prix du festival" portant le nom d’Étalon de Yennenga (en référence à la princesse Yennenga, mythe fondateur de l’empire Mossi) est créé. Dès lors les films ne sont plus seulement présentés, ils sont désormais en compétition[4].

Les éditions suivantes ont lieu en 1973, 1976, et le Fespaco ne devient bisannuel qu'à partir de 1979. En 1983, le MICA (Marché International du Cinéma africain) est créé. Il a pour but de favoriser la vente et la distribution des films africains en mettant notamment en relation les professionnels du cinéma avec les chaînes de télévision[4].

Le Festival a été également rebaptisé "Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou". La télévision étant un soutien, par le biais de la distribution et de la coproduction, aux productions cinématographiques, les organisateurs souhaitaient davantage impliquer ce média dans le festival[5].
Depuis le début de l'histoire de ce festival, la manifestation est très liée à la politique intérieure du Burkina Faso et à sa géopolitique [6]. Il est aussi très important dans le mouvement culturel des années 1960 à 1980 très marqué par l'anti-impérialisme des cinéastes, et dans la structuration du tissu culturel africain et panafricain. Aujourd'hui, même s'il connait des difficultés, le Fespaco reste la principale vitrine pour les cinéastes issus du continent africain. Il n'est plus, en revanche, le seul tremplin pour les réalisateurs qui préfèrent souvent être présentés aux festivals de Durban, Cannes, Amiens ou Namur, etc.

Une nouvelle équipe en prend la tête en 2009, dirigée par Michel Ouédraogo[7].

En 2013, les Cahiers du cinéma estiment le « festival est en rupture complète avec la population de Ouagadougou », parlant même de « mépris affiché pour les artistes, les médias, le public et la population[7]. » Ils donnent à cela plusieurs explications : d'une part la situation du pays (une période de crise économique, la guerre au Mali voisin qui crée une ambiance tendue) mais aussi l'incendie qui a détruit le 15 janvier 2013 un bâtiment neuf et a coûté très cher au festival[7]. Mais surtout la « politique étrange » suivie depuis 2009 par la direction, en est la cause[7]. Si elle a su mieux organiser le festival, l'exclusion de films qui ne sont pas en copie 35mm, le déplacement des projections de la sélection documentaire à la périphérie de la ville, les nombreuses tables rondes sans intérêt, l'abandon des projections semi-couvertes ou en plein air qui avaient un grand succès auprès des habitants donnent l'impression qu'il ne s'agit plus ni d'un festival populaire ni d'un lieu où les cinéastes sont à l'honneur[7]. En outre, le prix des place est beaucoup trop cher pour les habitants de la ville : le prix du « pass illimité » est égal à certains salaires locaux, la « carte étalon » n'est rentabilisée qu'au bout de 26 films vus en une semaine[7]. Selon la revue, les cocktails diplomatiques et les soirées organisées par des sponsors ont pris une place démesurée par rapport aux films et aux spectateurs[7]. Ce qui est dommage car le critique loue la grande qualité des films sélectionnés cette année-là.

Le FESPACO 2013 est marqué par la « Déclaration solennelle de Ouagadougou »[8] proclamée par 6 pays lors du colloque sur le « Cinéma et politiques publiques en Afrique » et dont le but est de doter le cinéma africain d'une « force de frappe ». Des réformes majeures ont été annoncées par le délégué général du FESPACO, Michel Ouedraogo. Tout d'abord, l'accès à la compétition officielle pour les films de la diaspora. Ensuite une revalorisation des primes pour les lauréats (les primes pour les Étalons seront doublées). Et enfin, suite à la polémique qui aura ébranlé cette édition, les films au format numérique pourront intégrer la compétition long métrage[9].

Ouagawood[modifier | modifier le code]

C'est le nom donné à l'industrie cinématographique africaine et dont les films sont présentés à Ouagadougou lors du FESPACO [10] [11].

Employé pour la première fois par des journalistes de BBC[12] et du quotidien La Libre Belgique, lors du FESPACO 2011[13], le terme « Ouagawood » est un mot-valise combinant Ouaga, le diminutif de « Ouagadougou », capitale du Burkina Faso, et celui d'un autre symbole de l'industrie cinématographique, en l'occurrence américaine : « Hollywood », (suivant le même modèle que les expressions Bollywood et Nollywood).

Palmarès[modifier | modifier le code]

3e FESPACO (1972)[modifier | modifier le code]

4e FESPACO (1973)[modifier | modifier le code]

5e FESPACO (1976)[modifier | modifier le code]

6e FESPACO (1979)[modifier | modifier le code]

7e FESPACO (1981)[modifier | modifier le code]

8e FESPACO (1983)[modifier | modifier le code]

9e FESPACO (1985)[modifier | modifier le code]

10e FESPACO (1987)[modifier | modifier le code]

11e FESPACO (1989)[modifier | modifier le code]

12e FESPACO (1991)[modifier | modifier le code]

13e FESPACO (1993)[modifier | modifier le code]

14e FESPACO (1995)[modifier | modifier le code]

15e FESPACO (1997)[modifier | modifier le code]

16e FESPACO (1999)[modifier | modifier le code]

Les longs métrages[modifier | modifier le code]

Les courts métrages[modifier | modifier le code]

17e FESPACO (2001)[modifier | modifier le code]

Les longs métrages[modifier | modifier le code]

Les courts métrages[modifier | modifier le code]

18e FESPACO (2003)[modifier | modifier le code]

Les longs métrages[modifier | modifier le code]

Les courts métrages[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

19e FESPACO (2005)[modifier | modifier le code]

Richard Bohringer est le premier parrain officiel lors de cette dix-neuvième édition qui a eu lieu du 26 février au 5 mars [14]

Les longs métrages[modifier | modifier le code]

Les courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision – Vidéo[modifier | modifier le code]

Prix spéciaux décernés[modifier | modifier le code]

20e Fespaco (2007)[modifier | modifier le code]

Manu Dibango est le parrain officiel de la vingtième édition qui a eu lieu du 24 février au 3 mars 2007[14]. Le Mali est le pays invité d’honneur[15].

Les longs métrages[modifier | modifier le code]

Prix spéciaux[16][modifier | modifier le code]

21e Fespaco (2009)[17][modifier | modifier le code]

Cheik Modibo est le parrain officiel de la vingt-et-unième édition qui a eu lieu du 28 février au 7 mars 2009[14].

Longs Métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Télévision Vidéo[modifier | modifier le code]

Les prix spéciaux[modifier | modifier le code]

22e Fespaco (2011) [18][modifier | modifier le code]

Elikia M’Bokolo est le parrain officiel de la vingt-deuxième édition qui a eu lieu du 26 février au 5 mars 2011[19] .

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Le professeur de littérature et de film Mbye Cham est le président du jury dans cette catégorie[19].

  • Étalon d'Or de Yennenga : Pégase de Mohamed Mouftakir Maroc
  • Étalon d'Argent de Yennenga : Un homme qui crie de Mahamat Haroun Saley Tchad
  • Étalon de Bronze de Yennenga : Le Mec idéal d'Owell Brown Côte d'Ivoire
  • Étalon d'Honneur de Yennenga : Prix remis au comédien Sotigui Kouyaté pour l'ensemble de son œuvre cinématographique et reçu par sa famille
  • Prix Oumarou Ganda : Notre étrangère de Sara Bouyain Burkina Faso
  • Prix de la meilleure interprétation féminine : Samia Méziane dans Voyage à Alger (Rihla Ila Aldjazayer) de Abdelkrim BahloulAlgérie
  • Prix de la meilleure interprétation masculine : Sylvestre Amoussou dans un Un pas en avant, les dessous de la corruption Bénin
  • Prix du meilleur scénario : Abdelkrim Bahloul pour son film Voyage à Alger (Rihla Ila Aldjazayer) Algérie
  • Prix de la meilleure image : Thierry Lebigre pour le film La Mosquée (Jamaâ) de Daoud Aoulad-Syad Maroc
  • Prix du meilleur son : Taoufik Mekraz pour le film Pégase de Moftakir Mohamed Maroc
  • Prix de la meilleure musique : Wasis Diop du Sénégal pour sa contribution sur les films Un pas en avant, les dessous de la corruption de Sylvestre Amoussou Bénin, Un homme qui crie de Mahamat Haroun saley Tchad et En attendant le vote… de Missa Hebie Burkina Faso
  • Prix du décor : pour le film Da Monzon de Sidy Fassara Diabaté Mali
  • Prix du montage : pour le film Le Poids du serment (Nyama) de Kollo Daniel Sanou Burkina Faso
  • Prix de la meilleure affiche : pour le film Essaha de Dahmane Ouzid Algérie
  • Prix Union Européenne : Notre étrangère de Sara Bouyain Burkina Faso
  • Prix RFI du Public : non distribué faute de financement[20]
  • Prix Paul Robeson du meilleur film de la diaspora : pour le film Les Amours d'un zombi d'Arnold Antonin (Haïti)

Courts métrages et film des écoles[modifier | modifier le code]

Le réalisateur nigérian Newton Aduaka est le président du jury courts métrages[19].

  • Poulain d'Or de Yennenga: "Garagouz" de Abdenour Zahzah Algérie
  • Poulain d'Argent de Yennenga: "Tabou" de Meriem Riveill Tunisie
  • Poulain de Bronze de Yennenga: "Tynie so" de Daouda Coulibaly Mali
  • Prix du Jury du Film des Écoles: Prix Non Décerné
  • Prix du Meilleur Film Documentaire des Écoles: "Ah les Blancs" de Fatim Ouattara de l'Ecole ISIS Burkina Faso
  • Prix du Meilleur Film Fiction des Écoles: "l'Or blanc" d'Adama Sallé de l'Ecole ESAV Maroc

Documentaires[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Moussa Touré est le président de cette catégorie[19].

  • Premier Prix du Documentaire: "Monica Wangu Wamwere-The Unbroken Spirit" de Jane Murago-Munene Kenya
  • Deuxième Prix du Documentaire: "Witches of Gambaga" de Yaba Badoe Ghana
  • Troisième Prix du Documentaire: "Indochine sur les traces d'une mère" d'Idrissou Mora-Kpaï Bénin

Télévision Vidéo[modifier | modifier le code]

Le cinéaste François Woukoache est le président de ce jury[19].

  • Prix Spécial du Jury pour une Oeuvre de Série TV/VIDEO: Prix Non Décerné
  • Prix de la Meilleure Oeuvre de Série TV/ VIDEO: "Ismael le gaffeur" de Mamadou N'Diaye Sénégal
  • Prix Spécial du Jury pour une OEuvre de Fiction TV/VIDEO: "Champions of our time" de MAK Kusare Nigeria
  • Prix de la Meilleure oeuvre de TV/VIDEO: "Hop Ville" de John Trengeue Afrique du Sud

Mentions spéciales des jurys[modifier | modifier le code]

  • jury long métrage: "En attendant le vote" de Missa Hebie Burkina Faso
  • jury diaspora, dont le président de jury est le réalisateur John Akomfrah: "Moloch Tropical" de Raoul Peck Haïti et "Itemba" d'Errol WEBER Jamaïque.
  • jury films documentaires: "State of Mine" de Djoe Tunda Wa Munga RDC et "SIBI, l'âme du violon" de K. Michel Zongo Burkina Faso
  • jury Télévision Vidéo: "Lobolo" de Mathison Michel Afrique du Sud
  • jury courts-métrages et films des écoles: "La Métaphore du Manioc" de Lionel Meta Cameroun et "Bipolium H 12" de Emmanuel Rotumbam de l'école ISIS Burkina Faso

Prix spéciaux[21][modifier | modifier le code]

  • Prix Signis: "Voyage à Alger" (Rihla Ila Aldjazayer) d'Abdelkrim Bahloul Algérie
  • Prix des Nations Unies pour la lutte contre la pauvreté: "Essaha" de Dahmane Ouzid Algérie
  • Prix des Nations Unies pour les droits de l'enfant: "Voyage à Alger" (Rihla Ila Aldjazayer) d'Abdelkrim Bahloul Algérie
  • Prix de l'espérance: "Bénéré" de Serge Armel Sawadogo Burkina Faso
  • Prix INALCO: "Notre Etrangère" de Sara BOUYAIN Burkina Faso
  • Prix des droits humains: "Histoire de haine manquée d'Eddy Munyameneza Burundi
  • Prix graine de baobab Wamdé et Alliance francophone: "le linge sale" d'Inoussa Kaboré Burkina Faso
  • Prix Plan pour le droit des enfants: "Bénéré" de Serge Armel Sawadogo Burkina Faso
  • Prix santé et sécurité au travail: "Lobolo" de Mathison Michel
  • Prix Sembène Ousmane: "Un homme qui crie" de Mahamat Haroun Saley Tchad
  • Prix de l'intégration pour le meilleur film ouest-africain: "Champions of our time" de MAK Kusare Nigeria
  • Prix de l'espoir: "La Métaphore du Manioc" de Lionel Meta Cameroun
  • Prix de la ville de Ouagadougou: "L'eau va à la rivière" d'Ed Adamo Kiangebeni Angola/RDC
  • Prix René Monory de la meilleure école de cinéma: "l'Or blanc" d'Adama Sallé de l'Ecole ESAV Maroc
  • Prix du meilleur talent émergent: "La Métaphore du Manioc" de Lionel Meta Cameroun
  • Prix CSC: "Paris mon paradis" d'Éléonore Yaméogo Burkina Faso
  • Prix UEMOA de l'intégration, tv-vidéo: "Le cri de la tourterelle" de Sani Elhadj Magori Niger
  • Prix UEMOA de l'intégration, court-métrage: "Un transport en commun" de Dyana Gueye Sénégal
  • Prix UEMOA de l'intégration, long-métrage: Da Monzon" de Sidy Fassara Diabaté Mali

23e Fespaco (2013)[22][modifier | modifier le code]

La 23e édition, placée sous le thème : "Cinéma et politiques publiques en Afrique"[23], se tient du 23 février au 2 mars 2013. Pour cette édition, la première dame du Burkina Faso, madame Chantal Compaoré, a été désignée comme marraine officielle[24] et madame Alimata Salambéré, membre fondateur du Fespaco, est l'invitée d'honneur du festival[25]. Le pays à l'honneur est le Gabon[26].
Les films sélectionnés pour la compétition officielle ont été révélés le 21 janvier 2013, ils sont au nombre de 101 et 35 pays sont représentés. Les femmes sont à l'honneur pour cette édition puisqu'il n'y a que des présidentes à la tête de chaque jury.

Article détaillé : Sélection officielle FESPACO 2013.

4 films sont exclus de la compétition long métrage pour non-respect du règlement. En effet, seules les œuvres ayant des copies au Format 35 mm peuvent concourir pour l'Étalon d'Or. Or, en Afrique, ce format coûtant cher, ces films n'ont pu être «kinescopés». Cette exclusion a relancé le débat sur le format numérique[27].

Enfin, Djamila Sahraoui est la première femme à se voir décerner un Étalon depuis la création des récompenses en 1972.

Longs Métrages[28][modifier | modifier le code]

La réalisatrice Euzhan Palcy est la présidente du jury dans cette catégorie.

Mention spéciale à Djamila Sahraoui pour son interprétation dans son film "Yema" (Algérie)

  • Prix de la meilleure interprétation masculine :Saul Williams dans un "Tey" (aujourd'hui) d'Alain Gomis(Sénégal)

Mention spéciale à Hamadoun Kassogué dans "Toiles d'araignées" d'Ibrahima Touré (Mali)

  • Prix du meilleur scénario :Jamal Belmahi pour "Les chevaux de Dieu" de Nabil Ayouch (Maroc)
  • Prix de la meilleure image :Raphael O'Byrne pour "Yema" de Djamila Sahraoui (Algérie)
  • Prix du meilleur son : Amaury de Guay de Nexon et Arthur Le Roux pour "Le collier de Makoko" de Henri-Joseph Koumba Bididi (Gabon)
  • Prix de la meilleure musique : Michel Wintsch pour "Zabana!" de Said Ouled Khelifa (Algérie)
  • Prix du décor : Ramdhane Kacer pour "Zabana!" de Said Ouled Khelifa (Algérie)
  • Prix du montage : Mick Audsley pour "How to steal two millions" de Charlie Vundla (Afrique du Sud)
  • Prix de la meilleure affiche : "Le collier de Makoko" de Henri-Joseph Koumba Bididi (Gabon)
  • Prix Union Européenne : Por aqui tudo bem (Ici tout va bien) de Pocas Pascoal (Angola)
  • Prix Paul Robeson du meilleur film de la diaspora : pour le film Le Bonheur d'Elza de Mariette Monpierre (Guadeloupe)

Courts métrages et film des écoles[28][modifier | modifier le code]

La réalisatrice Wanjiru Kinyanjui est la présidente du jury courts métrages et films des écoles.

  • Poulain d'Or de Yennenga: "Les souliers de l'Aïd" d'Anis Lasoued (Tunisie)
  • Poulain d'Argent de Yennenga: "La photographie" de David Randriamanana (Madagascar)
  • Poulain de Bronze de Yennenga: "Dialemi" de Nadine Otsobogo (Gabon)
  • Prix du Jury du Film des Écoles: "Rencontre virtuelle" de Ayéman Aymar Esse del 'école ISMA, (Bénin)
  • Prix du Meilleur Film Documentaire des Écoles: "Hawan-Idi" d'Amina Mamani-Abdoulaye de l'Ecole IFTIC (Niger)
  • Prix du Meilleur Film Fiction des Écoles: "Une partie de nous" de Jean-Baptiste Ouedraogo de l'Ecole ISIS (Burkina Faso)

Documentaires[28][modifier | modifier le code]

La réalisatrice Osvalde Lewat est la présidente de cette catégorie.

  • Premier Prix du Documentaire: "Même pas mal" de Nadia Elfani (Tunisie)
  • Deuxième Prix du Documentaire: "Calypso Rose, the lioness of the jungle" de Pascale Obolo (Cameroun)
  • Troisième Prix du Documentaire: "Président Dia" d'Ousmane William Mbaye (Sénégal)

Télévision Vidéo[28][modifier | modifier le code]

La productrice Jacky Motsepe est la présidente de ce jury.

  • Prix de la Meilleure Œuvre de Série TV/ VIDEO: "L’œil de la cité" de Samantha Biffot (Gabon)
  • Prix Spécial du Jury pour une œuvre de Série TV/VIDÉO: "Waga Love" de Guy Désiré Yaméogo (Burkina Faso)
  • Prix de la Meilleure œuvre de TV/VIDEO: "Beyond the picket line" (Au-delà des lignes ennemies) de K. Lentsoe Serote (Afrique du Sud)
  • Prix Spécial du Jury pour une Œuvre de Fiction TV/VIDEO: "Zamora" de Bhangi Shams (Tanzanie)
  • Mention spéciale pour "Congé de mariage" de Boubacar Diallo (Burkina Faso)

Prix spéciaux[33][modifier | modifier le code]

  • Prix Signis: "Terre et fils" Fernand Lepoko (Gabon)
  • Prix INALCO: "Tey" (Aujourd’hui) d'Alain Gomis (Sénégal)
  • Prix des droits humains et civisme: "Rencontre virtuelle" d'Ayeman Aymar Esse (Bénin)
  • Prix graine de baobab Wamdé et Alliance francophone: "Zamaana" (Il est temps!) de Zalissa Zoungrana-Babaud (Burkina Faso)
  • Prix santé et sécurité au travail: "Le prix de l’effort" de Nantenaina Rakotondranivo (Madagascar)
  • Prix Sembène Ousmane: "Toiles d’araignées" d'Ibrahima Touré (Mali) et "Tey" (Aujourd'hui) d'Alain Gomis (Sénégal)
  • Prix de l'espoir de la banque mondiale: "Le bois de la survie" d'Abraham Fofana (Guinée Conakry)
  • Prix de la ville de Ouagadougou: "Ils sont fous, on s’en fout" de Seydou Coulibaly (Côte d’Ivoire)
  • Prix René Monory de la meilleure école de cinéma: "Nuit de noces" de Massino Bossou de l'ESAV (Maroc)
  • Prix du meilleur talent émergeant de l’Organisation international de la francophonie (OIF): "La main gauche" de Fadil Chouika (Maroc)
  • Prix CSC: "Congé de mariage" de Boubakar Diallo (Burkina Faso)
  • Prix UEMOA de l'intégration, tv-vidéo: "Moly" de Moly KANE (Sénégal)
  • Prix UEMOA de l'intégration, court-métrage: non-décerné
  • Prix UEMOA de l'intégration, long-métrage: "La Pirogue" de Moussa Traoré (Sénégal)
  • Prix Critique africaine de la cinématographie: "One man’s show"[34] de Newton Aduaka (Nigéria)
  • Prix ACP-Culture: "The cut" de Beryl Magoko (Kenya)
  • Prix de la chance, LONAB: "Sur la route d’un ange" de Thierry Roland Ntamack (Cameroun)
  • Prix Nescafé jeune espoir: "Une couleur de vie" d'Hurel Régis Béninga (Centrafrique)
  • Prix Femmes pour l’Afrique: "Même pas mal" de Nadia El Fani (Tunisie)
  • Prix Dan-Faso: "Ini Hono Izi Ravorona" de Sitraka Randriamahaly (Madagascar)
  • Prix Initiative pauvreté et environnement: "Le bois de la survie" d'Abraham Fofana (Guinée)
  • Prix Afrikenous: "Le prix de l’effort" de Nantenaina Rakotondranivo (Madagascar)

Autres initiatives[modifier | modifier le code]

Affiche du festival de cinéma Minifespaco
  • LE FESPACO OLVIDO ou MINIFESPACO a pour but de promouvoir le cinéma africain en dehors de la capitale. Il est organisé par l'institut Olvido en partenariat avec le Fespaco. La première édition s'est tenue à Ouahigouya du 5 jusqu'au 8 Juin 2013 et a permis la diffusion d'une douzaine de film sélectionnés pour l'édition 2013[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’Histoire du Fespaco avec un grand «H», interview de Colin Dupré par Siegfried Forster pour RFI, publié le 22 février 2013
  2. a et b Naissance et évolution du FESPACO de 1969 à 1973, Chez l'auteur, Hamidou Ouédraogo (ancien Trésorier général du Fespaco), 1995,p.61, B009NHB2EO
  3. a et b 1er Festival de Cinéma Africain de Ouagadougou sur le site du FESPACO
  4. a, b et c Fespaco (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou) par Colin Dupré sur Africulture
  5. Évolution du Fespaco depuis sa naissance, interview d'Alimata Salambéré, fondatrice du FESPACO sur Afrik.com
  6. Colin Dupré, Fespaco, une affaire d'État(s), 1969-2009, L'Harmattan, 2012
  7. a, b, c, d, e, f et g Vincent Malausa, « Faut-il brûler le Fespaco ? », Cahiers du cinéma, no 689,‎ mai 2013, p. 67-68
  8. La nouvelle politique du cinéma en Afrique sur RFI publié le 1er mars 2013
  9. le Sénégal pour la première fois sur Sidwaya, publié le 3 mars 2013
  10. Christian Ndounou-Delwami, « BBC Afrique en direct au FESPACO », sur bbc.co.uk,‎ 20 février 2009 (consulté le 14 juin 2011)
  11. Karin Tshidimba, « Voir Ouaga et revenir », sur lalibre.be,‎ 23 mars 2011 (consulté le 22 juillet 2011)
  12. Christian Ndounou-Delwami, « BBC Afrique en direct au FESPACO », sur bbc.co.uk,‎ 20 février 2009 (consulté le 14 juin 2011)
  13. Karin Tshidimba, « Voir Ouaga et revenir », sur lalibre.be,‎ 23 mars 2011 (consulté le 22 juillet 2011)
  14. a, b et c Le parrain du Fespaco : Choix politique ou… sur Clap noir
  15. FESPACO 2007Le Mali invité d'honneur à Ouagadougou, Le Républicain (Mali), 6 décembre 2006
  16. 20e édition du FESPACO : Une trentaine de prix spéciaux décernés sans le Mali, L’Indépendant (Mali), 6 mars 2007
  17. Palmarès Fespaco 2009 : Teza de l'Ethiopien Haïlé Gerima décroche l'Etalon de Yennenga et le prix de la critique le palmarès complet (officiel et prix spéciaux) sur le site Africultures [1] consulté le 20 avril 2009
  18. Palmarès Fespaco 2011 : Le 22ème Fespaco s'est tenu du 26 février au 5 mars 2011 sur Africultures.com, publié en mars 2011. (Consulté le 22 septembre 2014)
  19. a, b, c, d et e 22e Fespaco : Le parrain s’appelle Elikia M’Bokolo sur lefaso.net
  20. Prix du public : les compagnies téléphoniques doivent s’investir publié sur clap noir le 14 mars 2011
  21. FESPACO 2011 : Le palmarès des prix spéciaux sur lefaso.net publié le 9 mars 2011
  22. Dossier spécial Fespaco 2013, RFI, 5 mars 2013
  23. La nouvelle politique du cinéma en Afrique, RFI, 1er mars 2013
  24. FESPACO 2013: La machine de l’organisation est lancée! sur Burkina24, publié le 21 janvier 2013
  25. Alimata Salambéré, une pionnière à l’honneur sur Sidwaya publié le 23 février 2013
  26. Ouverture du FESPACO 2013 : Quand la politique s’invite au cinéma sur lefaso.net publié le 24 février 2013
  27. FESPACO 2013: le support numérique loin d’être reconnu au festival sur techmissus
  28. a, b, c et d http://www.clapnoir.org/spip.php?article977 sur clap noir publié le 3 mars
  29. Fespaco 2013: Alain Gomis emporte l’Etalon d’or de Yennenga, RFI, 3er mars 2013
  30. Le cinéma maghrébin au Fespaco: «Yema» et «Love in the Medina» RFI, 25 février 2013
  31. Moussa Touré: «La Pirogue est une claque à ceux qui nous gouvernent», RFI, 25 février 2013
  32. «Moi Zaphira», Bravo Apolline Traoré !, RFI, 27 février 2013
  33. FESPACO 2013 : Le palmarès des prix spéciaux sur le site de la RTB publié le 3 mars 2013
  34. Fespaco: le Prix de la critique africaine parrainé par RFI pour «One Man’s Show» d’Aduaka Newton Ifeanyi, RFI, 2 mars 2013
  35. FESPACO 2013 : les 12 meilleurs films seront projetés à Ouahigouya. Retrieved 05/29/2013 from http://www.ouahigouya.org/index.php?option=com_content&view=article&id=99:fespaco-2013-les-12-meilleurs-films-seront-projetes-a-ouahigouya&catid=1:latest-news

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colin Dupré, Le Fespaco, une affaire d'État(s). 1969-2009 , Paris, L'Harmattan, 2012, 406 pages, ISBN 2336001632
  • Patrick G. Ilboudo, Le FESPACO, 1969-1989: les cinéastes africains et leurs œuvres, original provenant de l'université du Michigan, La Mante, 1988.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]