Nouri Bouzid

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Nouri Bouzid

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Nouri Bouzid au festival Cines del Sur 2007

Nom de naissance Nouri Bouzid
Naissance 1945
Sfax, Tunisie
Nationalité Drapeau de la Tunisie Tunisie
Profession producteur et scénariste
Films notables L'Homme de cendres (1986)
Bezness (1992)
Making of (2006)

Nouri Bouzid (نوري بوزيد), né en 1945 à Sfax, est un réalisateur tunisien[1].

Deux de ses films (L'Homme de cendres et Making of) obtiennent le Tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage, respectivement en 1986 et 2006.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1968 à 1972, il étudie le cinéma en Belgique. Il est assistant-réalisateur sur le tournage du Larron de Pasquale Festa Campanile en 1979. Il passe cinq années en prison pour ses convictions politiques. En 1986, son premier long métrage, L'Homme de cendres, histoire d'un jeune homme qui se rappelle les traumatismes de son enfance peu avant son mariage, est sélectionné au Festival de Cannes. Son film suivant, Les Sabots en or, l'est également en 1988. Bezness, à travers le portrait d'un homme joué par Abdellatif Kechiche, traite de la prostitution masculine.

En plus de ses propres films, il participe à l'écriture des dialogues des films Halfaouine, l'enfant des terrasses et Un été à La Goulette de Férid Boughedir, Le Sultan de la médina de Moncef Dhouib mais également Les Silences du palais et La Saison des hommes de Moufida Tlatli. Il apparaît dans La télé arrive de Dhouib et dans le feuilleton Un Bambino di nome Gesù de Franco Rossi.

Nouri Bouzid est agressé le 9 avril 2011 et blessé à la tête par un agresseur non identifié. Il l'explique potentiellement par ses « positions favorables à la laïcité et pour le rejet de la culture du takfîr »[2]. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 12 mai de la même année par le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, lors d'une cérémonie en marge du 64e Festival de Cannes[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Cinémas d'Afrique, éd. Karthala, Paris, 2000, p. 110
  2. (fr) Houda Trabelsi, « L'idéologie salafiste menace les artistes tunisiens », Magharebia, 29 avril 2011
  3. (fr) Samira Dami, « La Légion d'honneur à Nouri Bouzid », La Presse de Tunisie, 13 mai 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]