Journées cinématographiques de Carthage
| Journées cinématographiques de Carthage | |
| Date de création | 1966 |
|---|---|
| Créateur | Tahar Cheriaa |
| Prix principal | Tanit d'or |
| Président | Dora Bouchoucha (directrice) |
| Délégué général | Tarek Ben Chaabane |
| Édition courante | 2010 (23-31 octobre) |
| Lieu | Tunis |
| Siège social | Tunis |
| Site web | jccarthage.org |
Les Journées cinématographiques de Carthage (أيام قرطاج السينمائية) (JCC) sont un festival de cinéma qui se tient tous les deux ans à Tunis, capitale de la Tunisie, en alternance avec les Journées théâtrales de Carthage.
Il est à ce jour la plus ancienne manifestation de ce genre encore active en Afrique[1].
Sommaire |
[modifier] Histoire
Imaginée par le cinéaste Tahar Cheriaa et lancée officiellement en 1966 par le ministre tunisien de la Culture, Chedli Klibi, cette manifestation, une première du genre dans le monde arabe, a pour objectif premier de mettre en avant le cinéma d'Afrique subsaharienne et du monde arabe, créer des ponts de dialogues entre le Nord et le Sud et proposer une rencontre entre cinéastes et amoureux du cinéma de tous bords.
C'est ainsi que Klibi dit alors :
« Nous espérons d'abord un dialogue. Un dialogue, franc, lucide, sans arrière-pensées. Mais nous sommes sûrs qu'un tel dialogue ne peut conduire qu'à une meilleure connaissance réciproque entre Africains et Européens, entre Méditerranée du Sud et Méditerranée du Nord. »
À l'occasion de la 22e édition en 2008, Fawzia Zouari souligne l'aspect plus glamour du festival qui « a déroulé le tapis rouge à ses invités », en rupture avec l'esprit militant qui l'a longtemps caractérisé, ce que confirme le cinéaste Moncef Dhouib[1]. De plus, la concurrence accrue entre festivals réduit d'autant les inédits dont pouvaient bénéficier les JCC jusque-là, sans compter que le cinéma d'Afrique subsaharienne a vu le nombre de ses productions diminuer (quatre films représentés sur un total de 18 en 2008)[1]. Le fait que le festival ne dispose pas d'une structure administrative permanente pose également problème selon les organisateurs eux-mêmes[1].
[modifier] Programme
Le programme officiel comprend plusieurs sections : la « compétition officielle » et la « section panorama » qui sont ouvertes aux films arabes et africains, la « section internationale » qui est ouverte aux films récents et de grande qualité artistique, une « section hommage » destinée au cinéma national ou à un cinéaste de renom, ainsi qu'un « atelier des projets » destiné à favoriser le développement des projets de films africains et arabes par l'octroi de « bourses au scénario » et une section vidéo compétitive.
Le principal prix, le Tanit d'or, tirant son nom de la déesse phénicienne Tanit, est doté en 2008 d'un prix de 20 000 dinars tunisiens[1].
[modifier] Palmarès
[modifier] Références
- Fawzia Zouari, « Quel avenir pour Carthage ? », Jeune Afrique, 9 novembre 2008, pp. 110-111