Équipe d'Écosse de rugby à XV

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ÉcosseEmpty.pngÉcosse

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Surnom Le « XV du chardon »
Stade Murrayfield (67 500 places)
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Entrée au Board 1886
Sélectionneur Drapeau : Nouvelle-Zélande Vern Cotter
Capitaine Grant Gilchrist
Record de sélections Chris Paterson (109)
Record de points Chris Paterson (809)
Record d’essais Ian Smith, Tony Stanger (24)
Premier match officiel
27 mars 1871
Drapeau : Écosse Écosse 4 – 1 Angleterre Drapeau : Angleterre

Plus large victoire
13 novembre 2004
Drapeau : Écosse Écosse 100 – 8 Japon Drapeau : Japon

Plus large défaite
6 décembre 1997
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 68 – 10 Écosse Drapeau : Écosse

Coupe du monde  
· Phases finales 7/7
· Meilleur résultat 4e en 1991
Tournoi des Six Nations 22 fois vainqueur,
dont 3 Grand Chelems


L'équipe d'Écosse de rugby à XV est l'équipe nationale qui représente l'Écosse dans les compétitions internationales majeures de rugby à XV, la Coupe du monde de rugby à XV et le tournoi des Six Nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article). La Scottish Rugby Union a la charge de gérer l'équipe d'Écosse de rugby à XV. Au 28 avril 2014, elle est dixième au classement des équipes nationales de rugby[1].

Le rugby à XV est un sport populaire en Écosse. L'équipe d'Écosse dispute chaque année le Tournoi des Six Nations contre les meilleures équipes européennes ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux meilleures équipes de l'hémisphère sud, l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande et elle dispute tous les quatre ans la compétition majeure, la Coupe du monde. Les Écossais jouent en bleu marine et blanc avec un chardon sur le cœur. En raison de la couleur de leur tenue on dit parfois d'eux que ce sont « des All Blacks qui n'ont pas appris à gagner ». Le « XV du chardon » évolue à domicile au stade de Murrayfield à Édimbourg depuis 1925.

L'histoire du rugby national écossais commence en 1871, quand la sélection nationale affronte et bat l'équipe d'Angleterre dans le premier match international de rugby à XV à Raeburn Place. Depuis le début du Tournoi britannique de rugby à XV 1882-1883[2], le XV écossais a remporté celui-ci quatorze fois seul et a partagé la victoire à huit reprises. Depuis 2000, l'Écosse n'a jamais remporté le Tournoi.

Historique[modifier | modifier le code]

Introduction du rugby à XV en Écosse et première rencontre internationale[modifier | modifier le code]

La première rencontre internationale de l'équipe d'Écosse de rugby à XV a lieu contre l'Angleterre le dimanche 27 mars 1871[3]. Ce n'est pas seulement le premier match de l'Écosse, mais également la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte (4-1) devant 4 000 personnes[4],[5].

Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby à XV n'a pas encore de stade adapté pour un match international[6]. Il est disputé par deux équipes de vingt joueurs, en deux mi-temps de cinquante minutes. Les Écossais gagnent le match par un essai et un but marqués contre un essai pour les Anglais.

Rencontres et brouilles britanniques (1870-1889)[modifier | modifier le code]

Carte de l'Écosse et du Royaume-Uni.
Équipe d'Écosse de 1871.

La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l'Oval de Londres. L'Angleterre remporte le match par (8-3) (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal)[7]. Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points[8]. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais (3-1).

L'Irlande débute sur le plan international en rencontrant l’Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais). Les Écossais rencontre pour la première fois le XV du trèfle le 19 février 1877 et l'emporte (20-0) à Belfast. Le pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l'Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883. Les confrontations entre l'Écosse et le pays de Galles débutent donc sur le plan international le 8 janvier 1883 à Raeburn Place (Édimbourg) c'est l'Écosse qui reçoit et bat le pays de Galles par (9-3). C'est la première édition du tournoi, le tournoi britannique de rugby à XV 1882-1883.

Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement[9]. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations[10].

Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board[11],[12].

Période favorable et affrontement de nouveaux adversaires (1900-1909)[modifier | modifier le code]

L'Écosse perd contre le pays de Galles pour le premier match du Tournoi 1900, les Gallois sont l'équipe qui domine la décennie. Billy Bancroft, Jehoida Hodges, Willie Llewellyn, Gwyn Nicholls, Billy Trew sont quelques joueurs remarquables de cette équipe galloise... L'Écosse obtient un match nul en Irlande et elle concède un nouveau nul contre l'Angleterre à Inverleith (Édimbourg).

L'Écosse débute le Tournoi 1901 par une victoire contre le pays de Galles (18-8) avec quatre essais et trois transformations. Le XV du chardon marque trois essais contre les Irlandais et s'impose (9-5). Enfin ils battent (18-8) les Anglais à Blackheath avec quatre essais et trois transformations. La victoire et la triple couronne sont au rendez-vous. En 1902, trois défaites sanctionnent l'équipe.

L'Écosse remporte les tournois 1903 et 1904, ils gagnent tous leurs matchs en 1903 et si le pays de Galles l'emporte (21-3) contre les Écossais en 1904, les Gallois perdent contre l'Irlande et ils concèdent le match nul face aux Anglais. L'Écosse remporte ses deux derniers matchs et termine première.

En 1905, le XV du chardon perd à domicile contre les Gallois et les Irlandais. Ils sauvent l'honneur en s'imposant (8-0) chez les Anglais.

Les Originals, premiers All Blacks.
Springboks en 1906

Une équipe représentant la Nouvelle-Zélande fait une tournée en Grande-Bretagne en 1905, elle est appelée les Originals. Le terme All Blacks est utilisé pour la première fois à cette occasion[13]. La tournée est un succès pour les Originals qui ne perdent qu’une fois contre le pays de Galles à Cardiff, par (3-0)[14]. L'Écosse reçoit la Nouvelle-Zélande le 18 novembre 1905 à Inverleith et elle est battue (12-7)[15], quatre essais concédés contre un inscrit et un drop.

En 1906, l'Écosse perd deux rencontres dans le Tournoi. Les Sud-africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906[16]. Ils y gagnent un nom, les Springboks et ils marquent l'histoire. Ils perdent cependant contre l'Écosse[17],[18].

L'Écosse débute le Tournoi 1907 par une victoire contre le pays de Galles (6-3) avec deux essais inscrits. Le XV du chardon marque trois essais transformés contre les Irlandais et s'impose (15-3), enfin ils battent (8-3) les Anglais à Blackheath avec deux essais dont un transformé, concèdant leur unique essai encaissé. C'est une nouvelle victoire avec une triple couronne.

Le 22 janvier 1910, l'Écosse rencontre pour la première fois l'équipe de France, à Inverleith, pour la première édition du Tournoi des cinq nations. Les Écossais l'emportent largement (27-0).

Pendant la période 1900 à 1909, l'équipe d'Écosse a disputé 32 matchs contre cinq nations et remporté 17 victoires (13 défaites, 2 nuls), soit 53 % de réussite. Sept des dix matchs contre le XV de la rose sont gagnés, six sur dix contre les Irlandais. L'Écosse remporte quatre tournois en 1901, 1903, 1904 et 1907 (avec trois triples couronnes obtenues) et pourtant les Gallois comptent sept victoires pour trois défaites en dix rencontres disputées (voir Écosse-Galles en rugby à XV)[19],[20]. Enfin une défaite a sanctionné la seule rencontre contre les All Blacks, les Springboks ont été battus en 1906, performance remarquable.

1919-1939[modifier | modifier le code]

Les rencontres internationales de rugby sont disputées à Inverleith jusqu'en 1925. La SFU achète un terrain et construit le premier stade de Murrayfield qui est inauguré le 21 mars 1925. En ce début de saison, la Scottish Football Union (SFU) devient la Scottish Rugby Union (SRU). En 1925[21], l'Écosse a déjà battu la France à Inverleith (25-4), le pays de Galles à Swansea (24-14) et l'Irlande à Dublin (14-8). Or l'Angleterre de Wavell Wakefield a déjà réalisé le Grand Chelem en 1923 et en 1924. Ils sont les premiers visiteurs à Murrayfield. 70 000 spectateurs assistent à une partie équilibrée, l'Écosse l'emporte (14-11) et elle obtient son premier Grand Chelem. L'ailier Ian Smith fait partie des Immortals, cette première équipe écossaise à réussir le Grand Chelem, et sa contribution est forte : il inscrit 8 essais. Ian Smith fait partie de la grande ligne de trois quarts de l'Université d'Oxford[22] avec George MacPherson, George Aitken et Johnny Wallace. Ian Smith est d'ailleurs codétenteur du record d’essais marqués dans le tournoi des 5/6 nations avec 8 essais marqués en 1925 (4 contre la France et 4 contre le pays de Galles)[23]. Et Ian Smith est en plus le meilleur réalisateur d'essais écossais.

En 1926, l'Écosse l'emporte à Paris (20-6), puis contre le pays de Galles (8-5). Elle perd à domicile contre l'Irlande (3-0). Elle devient la première nation européenne à battre les anglais à Twickenham (Londres), (17-9). C'est la fin de l'âge doré de l'Angleterre[24], victorieuse de sept Grands Chelems en sept éditions du tournoi. Au contraire, le XV du chardon gagne un second tournoi consécutif, victoire partagée avec les Irlandais. Le tournoi des cinq nations 1927 est une répétition de 1926 avec trois victoires, une défaite contre l'Irlande et la victoire finale dans le tournoi partagée avec les Irlandais. Le 17 décembre 1927, l'Écosse reçoit l'Australie et s'impose (10-8).

En 1928, l'Écosse connaît un tournoi difficile, elle gagne en France (15-6), puis elle perd à domicile contre les Gallois (13-0) et les Irlandais (13-5), avant de s'incliner (6-0) en Angleterre.

Lors du tournoi des cinq nations 1929, l'Écosse remporte trois victoires, contre la France (6-3), l'Angleterre (12-6) et en Irlande (16-7). La défaite concédée au pays de Galles (14-7) n'empêche pas de triompher seule. C'est la quatrième victoire en cinq éditions.

Le tournoi des cinq nations 1930 est difficile, l'Écosse perd en France (7-3), puis elle gagne à domicile contre les Gallois (12-9) avant de perdre à domicile contre les Irlandais (14-11). Elle ramène un (0-0) d'Angleterre qui la laisse toutefois dernière du tournoi.

En 1931, l'Écosse gagne à domicile et perd à l'extérieur. La France est exclue pour professionnalisme (paiement des joueurs, recrutement inter-clubs) et en raison de son jeu violent lors de certains matchs[25].

En 1932, le XV du chardon s'incline contre les Springboks (6-3), puis contre les Gallois et les Irlandais à Murrayfield. Une quatrième défaite consécutive est concédée contre les Anglais. Au contraire, le Tournoi britannique de rugby à XV 1933 est enlevé avec trois victoires (11-3), (3-0) et (8-6). En 1934, l'Écosse gagne seulement l'Irlande.

En 1935, le XV du chardon débute le tournoi avec deux matchs perdus à l'extérieur, (10-6) au pays de Galles et (12-5) en Irlande, puis elle sauve l'honneur contre les Anglais à Murrayfield (10-7). L'Écosse n'est pas un adversaire à la mesure des All Blacks, vainqueurs (18-8) fin 1935 lors de leur tournée dans les îles. Ken Fyfe, Duncan Shaw participent à ce match.

En 1936, l'Écosse connaît un tournoi difficile, elle perd à domicile contre les Gallois et les Irlandais avant de s'incliner (9-8) en Angleterre. 1937 est à peine meilleur avec une seule victoire au pays de Galles.

En 1938[26], l'Écosse reçoit le pays de Galles à Murrayfield le 5 février et lors d'une partie très serrée, Wilfrid Crawford, troisième ligne aile et buteur, donne la victoire au XV du chardon par un ultime but (8-6). Crawford inscrit tous les points ce jour-là. L'Irlande rend visite à l'Écosse trois semaines plus tard et le match est débridé avec quatre essais inscrits par chaque équipe. Le match se solde par une victoire écossaise (23-14). Enfin le 19 mars, le XV du chardon conduit par Wilson Shaw se déplace en Angleterre. L'Écosse inscrit cinq essais contre un, et c'est le match le plus accompli de Wilson Shaw, auteur de deux essais et à l'origine d'un troisième. L'Écosse gagne là son second match à Twickenham après la victoire de 1926 et elle ne gagnera plus de triple couronne pendant quarante six années. C'est le premier match international télévisé.

1939 est plus difficile avec deux matchs perdus à l'extérieur, (11-3) au pays de Galles et (12-3) en Irlande, puis, ultime affront, une défaite à domicile (6-9) contre l'Angleterre qui permet aux Anglais de remporter avec les Gallois et les Irlandais le tournoi. L'Écosse a droit à la cuillère de bois.

1947-1959[modifier | modifier le code]

Après une interruption due à la Seconde Guerre mondiale, le Tournoi reprend en 1947 avec la participation de cinq nations car la France est admise à participer après le Tournoi de 1939. Le 1er janvier 1947, la France reçoit l'Écosse et l'emporte (8-3). La suite du tournoi est difficile pour les Écossais qui terminent avec quatre défaites et à nouveau la cuillère de bois. L'Australie en tournée en fin d'année l'emporte également (16-7).

En 1948, l'Écosse parvient à remporter ses deux matchs à domicile contre les Français (9-8) et les Anglais (6-3), terminant deuxième du tournoi, avec deux victoires et deux défaites. Même bilan en 1949, avec des victoires en France (8-0) et contre le Pays de Galles (6-5).

Les années 1950 vont être une décennie difficile pour le "XV du chardon", avec trois cuillères de bois consécutives en 1952, 1953, 1954, et des résultats moyens les autres années.

1960-1969[modifier | modifier le code]

Durant les années 1960, les résultats des écossais sont bien meilleurs, en terminant à cinq reprises à la deuxième place en 1961, 1962, 1963, 1966 et 1967.

L'Écosse remporte avec l'équipe de Galles le Tournoi de 1964, première victoire depuis le Tournoi britannique de 1938. Les Écossais démarrent par une victoire face à la France (10-0), avant de perdre à l'Arms Park face aux gallois (11-3). Mais ils réussissent à gagner à Lansdowne Road contre l'Irlande (6-3), puis à battre l'équipe d'Angleterre (15-6).

La cuillière de bois en 1968, sera la seule ombre de cette décennie, car les Écossais ont un bilan positif face aux 3 équipes de l'hémisphère sud, avec 4 victoires, 3 défaites et un nul (0-0) face à la Nouvelle-Zélande en 1964.

L'ère Andy Irvine (1970-1985)[modifier | modifier le code]

L'édition 1972 du tournoi est inachevée[27] : le pays de Galles et les Écossais refusent de voyager en Irlande en raison de lettres de menaces anonymes, provenant prétendument de l'IRA.

Gordon Brown est tout simplement un des meilleurs deuxième ligne britanniques d'après-guerre[28]. Broon frae Troon est le membre le plus important du plus fort cinq de devant qu'a jamais eu l'Écosse : Ian McLauchlan, Frank Laidlaw, Sandy Carmichael, Alastair McHarg et Gordon Brown. Et ce cinq est la pierre angulaire de l'équipe qui transforme Murrayfield en une forteresse imprenable.

Entre le 1er mars 1971 et le 31 décembre 1975, l'équipe d'Écosse perd une seule fois à domicile et cette seule défaite est sur un score de (14-9) contre les All Blacks en 1972.

Cette solidité à domicile permet à l'équipe d'Écosse de remporter le tournoi 1973, ainsi que de terminer deuxième des tournois 1974 et 1975.

Malgré la présence dans l'équipe de l'emblématique Andy Irvine, les écossais vont ensuite subir une série noire entre mars 1977 et février 1980, avec 11 défaites et 2 nuls. Cette période est marquée par une nouvelle cuillère de bois lors du tournoi 1978.

Le début des années 1980, marquent un renouveau pour les écossais. Lors du Tournoi 1984, les écossais commencent à l'Arms Park par une victoire face aux gallois (15-9). Le deuxième match ayant lieu à Murrayfield, ils gagnent contre les anglais (18-6). C'est ensuite une démonstration à Lansdowne Road face aux irlandais (32-9). "Le XV du chardon" ne tremble pas devant son public face à l'équipe de France en gagnant (21-12) et remporte le Grand Chelem, le second de son histoire, le premier ayant été remporté lors du tournoi en 1925.

En 1982, les écossais gagnent également pour la première fois à Brisbane en Australie contre les Wallabies (12-7), et réussissent pour la seconde fois à éviter la défaite face à la Nouvelle-Zélande en faisant match nul à Murrayfield (25-25).

Pourtant, tenant du titre, les écossais vont complètement rater le tournoi 1985, terminant avec la cuillère de bois. Deux défaites à domicile face aux irlandais (18-15) et aux gallois (25-21), et deux défaites en France (11-3), en Angleterre (10-7).

Gavin Hastings, roi d'Écosse (1986-1995)[modifier | modifier le code]

Pour la première journée du tournoi des cinq nations 1986, Gavin Hastings manque le coup d'envoi (touche directe), les Français jouent rapidement la touche et marquent le premier essai. Le jeune Gavin Hastings n'est pas abattu, il inscrit les six pénalités de la victoire (18-17)[29]. L'Écosse perd au pays de Galles (22-15), puis gagne ensuite contre l'Angleterre (33-6) et en Irlande (10-9). Le XV du chardon partage la victoire avec la France. En 1987 le scénario n'est pas le même, deux défaites à l'extérieur dans le Tournoi contre la France (28-22) et l'Angleterre (21-12), ponctuent un parcours correct.

L'Écosse participe à la première coupe du monde en 1987, elle joue dans la poule D avec la France, le Zimbabwe et la Roumanie. Le premier match est le sommet entre les Bleus, qui jouent en blanc, et le XV du chardon. Il voit les hommes de John Jeffrey et Matthew Duncan dominer les Français[30] et mener (16-6) après 52 minutes de jeu. Philippe Sella et Philippe Berbizier marquent un essai, et Serge Blanco joue rapidement une pénalité[31] pour donner l'avantage à la France. Le match se termine finalement sur un score nul (20-20). Les Écossais battent par la suite le Zimbabwe (60-21) et la Roumanie (55-28) pour finir seconds de la poule. En quart de finale, l'Écosse doit affronter la Nouvelle-Zélande, elle est défaite sur le score de (30-3)[32].

1988 est une saison difficile pour l'Écosse, ne remportant qu'une seule rencontre face à la France (23-12). En 1989, après deux victoires à domicile et un nul (12-12)obtenus en Angleterre, l'Écosse peut envisager la victoire dans le tournoi. Mais la France bat les Écossais (19-3) et remporte le titre.

La décennie 1990 commence bien pour l'équipe d'Écosse.

Le Tournoi 1990 est historique pour les Écossais. L'équipe l'emporte (13-10) en Irlande, puis gagne nettement contre la France (21-0). Après une victoire au pays de Galles (13-9), l'Écosse rencontre une équipe anglaise également vainqueur de ses trois premiers matchs. A la demande des joueurs écossais, pour la première fois lors d'une rencontre officielle, pour l'Écosse, l'hymne Flower of Scotland est joué à la place de God Save the Queen. Le XV du chardon gagne (13-7), remporte le tournoi ainsi que le troisième Grand Chelem de son histoire. David Sole, John Jeffrey, Finlay Calder, Derek White sont les tauliers devant et Gavin Hastings est la vedette... Cette même année, ils jouent contre les All Blacks en Nouvelle-Zélande pour enregistrer leurs deux seules défaites de l'année sur le score de (31-16) et (21-18). Puis le 10 novembre 1990, les Écossais affrontent officiellement l'Argentine pour la première fois, ils s'imposent (49-3) (voir Argentine-Écosse en rugby à XV)[33].

En 1991 le scénario n'est pas le même qu'en 1990, deux défaites à l'extérieur dans le Tournoi ponctuent un parcours correct. Les Anglais dominent le rugby européen durant les années 1990 avec 4 Tournois gagnés 1991, 1992, 1995, et 1996 dont 3 Grand Chelems en 1991, 1992 et 1995. La France rivalise avec les Anglais pour la suprématie en Europe : 3 Tournois gagnés en 1993, 1997 et 1998 dont 2 Grands Chelems en 1997 et 1998. Les Écossais perdent (21-12) en Angleterre, c'est la première d'une série de dix défaites consécutives contre cet adversaire (voir Angleterre-Écosse en rugby à XV)[34].

La Coupe du Monde 1991 se tient en Angleterre, en Écosse, en Irlande et en France et au pays de Galles du 3 octobre au 2 novembre 1991[35]. Lors de la première phase, l'Écosse affronte l'Irlande, le Japon et le Zimbabwe. Après deux victoires faciles sur le Japon (47-9) et le Zimbabwe (51-12), l'Écosse bat l'Irlande (24-15) à Murrayfield. En quart de finale, les Écossais affrontent l'équipe-surprise, les Samoa qui ont éliminé le pays de Galles[36]. L'Écosse l'emporte (28-6) à domicile. Grâce à cette victoire, les Écossais disputent une demi-finale contre les Anglais à Murrayfield, ils sont défaits par (9-6). Les écossais perdent la petite finale face à la Nouvelle-Zélande (13-6).

Lors du Tournoi des cinq nations 1992, l'Écosse bat l'Irlande (18-10) à Dublin et la France (10-6) à Édimbourg, après avoir perdu contre les Anglais (25-7) en match d'ouverture. La tournée en Australie voit les écossais s'incliner à deux reprises (27-12) et (37-13) face aux Wallabies. En 1993, l'Écosse présente un bilan équilibré, avec deux victoires face à l'Irlande (15-3) et au pays de Galles (20-0), pour deux défaites en France (11-3) et en Angleterre (26-12). L'année 1994 est terrible avec trois défaites et un nul lors du Tournoi. Une tournée en juin en Argentine, contre les Pumas se solde par deux défaites. L'année se termine par une défaite (34-10) à domicile, contre l'Afrique du Sud à l'automne.

En 1995, l'Écosse[37] va mieux et elle remporte ses trois premiers matchs pour disputer aux Anglais le grand chelem comme en 1990. À cette occasion, l'Écosse a remporté sa première victoire à Paris depuis 1969 après douze défaites consécutives, avec un exploit de Gavin Hastings pour passer en tête et vaincre (23-21). Par contre l'histoire ne se répéte pas, l'Angleterre est efficace avec Rob Andrew pour capitaine et ce sont les Anglais qui l'emportent (24-12). Gavin Hastings a inscrit 56 points lors de ce tournoi, dépassant sa meilleure performance de 52 points réussis en 1986.

Le rugby se professionnalise en 1995[38].

La coupe du monde de rugby à XV 1995 se tient en Afrique du Sud du 25 mai au 24 juin 1995[39]. L'Écosse joue dans le groupe D avec la France, les Tonga et la Côte d'Ivoire. Le premier match voit la victoire des Écossais contre la Côte d'Ivoire (89-0). Le match contre le Tonga est solide avec une victoire (41-5). Le match décisif voit la victoire des Français (22-19). L'Écosse termine 2e, ils jouent en quart de finale contre la Nouvelle-Zélande[40] et sont éliminés en perdant (48-30). Gavin Hastings a inscrit 104 points en quatre rencontres !

Vainqueur du dernier cinq nations (1996-1999)[modifier | modifier le code]

Gavin Hastings a pris sa retraite internationale, mais lors du Tournoi 1996, comme en 1995, l'Écosse remporte ses trois premiers matchs, en Irlande (16-10), contre la France (19-14) et au pays de Galles (16-14). Il lui reste à battre les Anglais pour remporter le grand chelem comme en 1990, mais Le XV de la rose pourtant défait en France (15-12) en début de tournoi, gagnent (18-9) à Murrayfield et remporte le tournoi.

La tournée de juin en Nouvelle-Zélande face aux All blacks est sanctionnée de deux larges défaites (62-31) et (36-12). Le 14 décembre, l'Écosse affronte pour la première fois l'Italie et gagne (29-22) (voir Écosse-Italie en rugby à XV)[41].

Lors des Tournois 1997, 1998, les écossais ne remportent à chaque fois qu'une seule rencontre et contre le même adversaire, l'Irlande, (38-10) à Murrayfield et (17-16) à Lansdowne Road.

En 1999, l'Écosse remporte le dernier Tournoi des cinq nations, avant l'entrée de l'Italie, avec trois victoires sur quatre rencontres. Deux victoires à domicile, face à l'équipe de Galles (33-20) et l'équipe d'Irlande (30-13) et une victoire au Stade de France face à l'équipe de France (36-22). Performances réalisées en grande partie grâce à Doddie Weir, Gregor Townsend et Alan Tait. Ce dernier a inscrit 5 essais durant le tournoi, terminant meilleur marqueur avec Émile Ntamack.

Les années noires (2000-2009)[modifier | modifier le code]

Supporters ecossais à Murrayfield.

Tenant du titre, le résultat dans le Tournoi 2000 n'est pas bon, les écossais perdant quatre rencontres sur cinq, en commençant par une défaite à Rome pour le premier match du Tournoi de l'Italie (34-20). Les Écossais vont tout de même s'imposer lors de la dernière rencontre contre l'Angleterre (19-13), les privant du grand chelem.

Le tournoi 2001 commence difficilement avec deux défaites au Stade de France contre l'équipe de France (16-6) et à (Twickenham face à l'Angleterre (43-3). Après un match nul concédé à domicile face aux Gallois (28-28) et une victoire contre l'Italie sur un score serré (23-19), le match contre l'Irlande est reporté à la suite d'une épizootie de fièvre aphteuse. Le 22 septembre, les écossais battent les Irlandais (32-10), privant ces derniers du grand chelem, un an après semblable performance contre les Anglais.

En 2002, l'Écosse perd deux fois à Murrayfield face à l'Angleterre (29-3) et la France (22-10), mais l'emporte en Italie (29-12) et au pays de Galles (27-22). En 2003, le XV du Chardon remporte deux nouvelles victoires contre ces mêmes adversaires. Les Écossais après avoir battu en novembre 2002 à Édimbourg les Springboks (21-6), se rendent en juin 2003 en Afrique du Sud et concèdent deux courtes défaites (29-25) et (28-19).

France - Écosse lors du Tournoi des VI Nations 2003 au Stade de France

Pour la Coupe du monde 2003, les Écossais jouent dans le groupe B avec la France, les Fidji, le Japon et les États-Unis. Les deux premiers matchs voient la victoire de l'Écosse contre le Japon (32-11) et contre les États-Unis (39-15). Les Écossais perdent contre les Français (51-9). Avec une autre victoire contre les Fidji (22-20), la qualification est acquise. L'Écosse termine deuxième et rencontre l'Australie en quart de finale. Une défaite (33-16) les élimine…

Le Tournoi de six nations 2004 est catastrophique, les Écossais terminant avec la cuillère de bois, ce qui n'était plus arrivé depuis 1985. En 2005, ce n'est guère mieux, avec une seule victoire à domicile face à l'Italie (18-10).

Frank Hadden devient sélectionneur, l'Écosse sous sa direction, réussit à terminer à la troisième place du Tournoi 2006, avec trois victoires face à la France (20-16), l'Angleterre (18-12) et en Italie (13-10). En grande partie grâce à son ailier, buteur, Chris Paterson marquant 57 points dont 2 essais. Cependant l'embellie est de courte durée, les écossais perdant toutes leurs rencontres en 2006 face aux nations de l'hémisphère sud. Le Tournoi 2007 est à nouveau mauvais, avec une dernière place et une seule victoire face à l'équipe de Galles (21-9), malgré un Chris Paterson terminant deuxième meilleur marqueur avec 65 points. Mais le parcours écossais dans ce Tournoi est surtout marqué par la défaite à domicile face à l'Italie (37-17).

Supporters écossais lors de la Coupe du monde 2007

L'équipe d'Écosse dispute la Coupe du monde 2007, organisée par la France, en étant dans la poule C pour la première phase. Elle affronte la Nouvelle-Zélande, l'Italie, la Roumanie et le Portugal[42]. L'Écosse s'impose contre le Portugal (56-10)[43] puis contre la Roumanie (42-0) [44]. Le match au sommet entre les All Blacks et l'Écosse voit la victoire des champions du monde 1987 sur les remplaçants écossais par (40-0)[45]. Le match restera dans les mémoires seulement pour la cacophonie des maillots, gris noirs contre noirs et gris. Le XV du chardon bat par la suite les Italiens pour finir second de la poule[46], derrière les Néo-zélandais. L'Écosse doit alors affronter le vainqueur de la poule D, au Stade de France (Saint-Denis). Elle s'incline (19-13)[47] contre l'Argentine. Chris Paterson est le seul buteur à terminer la coupe du monde 2007 avec 100 % de réussite.

Après une coupe du monde sans relief, l'équipe d'Écosse dispute le tournoi des six nations 2008. Les Français se déplacent en Écosse et l'emportent (27-6)[48]. Le pays de Galles reçoit l'Écosse et gagne (30-15)[49]. Le déplacement en Irlande se solde par une nouvelle défaite (34-13)[50]. L'Écosse l'emporte ensuite contre les Anglais (15-9), dans un match marqué par un duel de buteurs entre Jonny Wilkinson et Chris Paterson, remporté par ce dernier[51]. Les Écossais vont terminer le tournoi, par une défaite en Italie (23-20), grâce un drop à la dernière minute de jeu d'Andrea Marcato[52]. Le bilan du tournoi est défavorable avec quatre défaites pour une victoire. Peu de satisfactions, mis à part le buteur, Paterson avec un taux de réussite de 100%, comme en 2007.

Le Tournoi des six nations 2009 est à nouveau décevant. Quatre défaites, deux à Murrayfield contre le pays de Galles (26-13) et l'Irlande (22-15), puis deux à l'extérieur, en France (22-13) et en Angleterre (26-12). Seul moment positif, la victoire face à l'Italie (26-6). Frank Hadden démissionne le 2 avril 2009, après la cinquième place de l'Écosse dans ce tournoi[53]. Il est remplacé par l'anglais Andy Robinson.

Un renouveau instable (2009-2014)[modifier | modifier le code]

Lorsqu'Andy Robinson est introduit sélectionneur de cette équipe écossaise, elle connaît de meilleurs résultats. Elle remporte les deux matchs de la tournée d'automne contre les Fidji (23-10) et l'Australie (9-8), mais perd contre l'Argentine (9-6). Lors du tournoi des six nations 2010, l'Écosse réalise l'exploit de battre l'Irlande à Croke Park (23-20), puis concède le match nul contre l'Angleterre (15-15). Puis, lors de la tournée d'été, elle bat l'Argentine par deux fois, (24-16) et (13-9). En automne, cela s'avère plus compliqué, défaits contre la Nouvelle-Zélande (49-3), les Écossais battent ensuite l'Afrique du Sud (21-17) et les Samoa (19-16). Le tournoi des six nations 2011 s'avère très difficile, perdant tous ces matchs sauf lors de la dernière journée contre l'Italie (21-8), évitant ainsi la cuillère de Bois.

La première ligne écossaise avec Allan Jacobsen aux côtés de Ross Ford avec l'équipe d'Écosse

L'Écosse tire une poule d'un niveau homogène aux côtés de l'Angleterre, de l'Argentine, de la Roumanie et la Géorgie pour la coupe du monde 2011. L'équipe d'Écosse se montre peu convaincante après deux victoires difficiles face aux Roumains (34-24) et aux Géorgiens (15-6), sans prendre de bonus offensif. S'en suivent deux courtes défaites subies en fin de match, face aux Argentins (13-12), puis face aux Anglais (16-12). Pour la première fois dans l'histoire de la coupe du monde depuis 1987, alors qu'elle a participé à toutes les phases finales, l'Écosse est éliminée dès la phase de poules.

L'Écosse montre à la fois d'intéressantes dispositions offensives et une difficulté persistante à marquer des essais lors du tournoi des six nations 2012. Elle subit une courte défaite contre l'Angleterre à domicile (13-6), puis perd contre le pays de Galles (27-13) et contre la France (23-17). Le niveau de jeu montré par le XV du chardon s'effrite contre l'Irlande qui s'impose facilement (32-14), avant de sombrer face à l'Italie (13-6). Battue à cinq reprises, l'Écosse reçoit la cuillère de bois, la quatorzième de son histoire, et quitte le tournoi la tête basse. Menacé d'être évincé de son poste de sélectionneur, Andy Robinson est finalement maintenu par la SRU.

C'est donc sur une série de sept défaites consécutives que l'équipe d'Écosse aborde la tournée de juin 2012 dans l'hémisphère sud. Paradoxalement, la confiance est bien là : entretemps, les Glasgow Warriors ont atteint la demi-finale du Pro 12 et Édimbourg s'est hissé en demi-finale de la coupe d'Europe. Forts de cette confiance, les Écossais s'imposent contre une équipe d'Australie privée de Quade Cooper (9-6), leur première victoire sur le sol australien depuis trente ans. Suivent une victoire contre les îles Fidji (37-25) et un succès laborieux face aux Samoa (17-16), une équipe qui leur avait déjà posé de grosses difficultés sous la neige d'Aberdeen, deux ans auparavant. Cette série de 3 victoires dans l'hémisphère sud est une première dans l'histoire du rugby écossais. Cependant, en automne, il perdent successivement à Murrayfield, contre la Nouvelle-Zélande (51-22), puis contre l'Afrique du Sud (21-10). Enfin ils perdent contre les Tonga (21-15) au Pittodrie Stadium d'Aberdeen. Cette troisième défaite entraîne la chute de l'Écosse au douzième rang mondial et la démission Andy Robinson, le 25 novembre 2012.

En attendant la nomination d'un nouveau sélectionneur, c'est l'adjoint d'Andy Robinson, l'Australien Scott Johnson qui assure l'intérim[54]. Lors du tournoi des six nations 2013, l'équipe d'Écosse débute par une défaite à Twickenham face à l'Angleterre (38-18). Jouant ensuite trois fois à Murrayfield, la sélection écossaise se reprend par une victoire face à l'Italie (34-10), puis une seconde face à l'Irlande (12-8), avant de trébucher face à l'équipe de Galles (18-28). La fin du tournoi s'effectue au Stade de France, par une défaite face à la France (23-16). L'Écosse termine à la troisième place, meilleur résultat depuis 2006, en grande partie grâce à son demi de mêlée Greig Laidlaw, terminant deuxième meilleur marqueur du tournoi avec 61 points, mais aussi grâce à son jeune arrière Stuart Hogg (20 ans) et son ailier Tim Visser, marquant chacun deux essais.

Le 26 mai 2013, la fédération écossaise annonce qu'à partir de juin 2014 et pour un contrat reconductible de deux ans, le néo-zélandais Vern Cotter remplacera Scott Johnson au poste de sélectionneur de l'équipe d'Écosse et la mènera lors de la coupe du monde 2015[55].

En juin, l'Écosse se rend en Afrique du Sud, pour un tournoi quadrangulaire. Privé de Stuart Hogg, Richie Gray et Sean Maitland, retenus par les Lions britanniques et irlandais[56], l'Écosse s'incline contre les Samoa (27-17), pour la première fois de leur histoire. Puis perd face aux Springboks, (30-17), mais l'emporte contre l'Italie (30-29), grâce à un essai dans les arrêts de jeu d'Alasdair Strokosch. Lors des trois matchs joués à Murrayfield pour la tournée d'automne, les Écossais gagnent (42-17) face au Japon, puis s'inclinent face à l'Afrique du Sud (28-0) et l'Australie (21-15).

L'Écosse réalise un mauvais tournoi 2014 avec quatre défaites, dont une au pays de Galles (51-3). Les Écossais évitent la cuillère de bois en l'emportant au Stade olympique de Rome face à l'Italie (21-20), grâce à un drop à la dernière minute de Duncan Weir.

Ère Vern Cotter (2014-)[modifier | modifier le code]

Pour la tournée d'été 2014, l'Écosse désormais dirigée par le sélectionneur néo-zélandais Vern Cotter, s'impose pour son premier match à Houston face aux États-Unis (24-6). Puis elle l'emporte au Canada (19-17) et en Argentine (21-19), mais termine sa tournée par une lourde défaite (55-6) en Afrique du Sud. En automne, le XV du chardon bat à nouveau l'Argentine (41-31), mais cette fois à Murrayfield, ce qu'il n'avait plus réussi à faire depuis 24 ans. Une semaine plus tard, les Écossais sont proches de créer l'exploit face à la Nouvelle-Zélande, ne s'inclinant que dans les dernières minutes (24-16). Ils clôturent cette tournée par une victoire sur les Tonga (37-12).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances des Écossais en coupe du monde. Les Écossais n'y ont pas souvent brillé, sauf en 1991 lorsqu'ils terminent à la quatrième place de la compétition. Ils se sont toutefois toujours qualifiés pour les phases finales ( sauf en 2011 ) .

Performances de l'Écosse en Coupe du monde.
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande et Drapeau de l'Australie Australie 1/4 de finaliste Écosse CM 1987
1991 Drapeau de l'Angleterre Angleterre 4e Écosse CM 1991
1995 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 1/4 finaliste Écosse CM 1995
1999 Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 1/4 finaliste Écosse CM 1999
2003 Drapeau de l'Australie Australie 1/4 finaliste Écosse CM 2003
2007 Drapeau de la France France 1/4 finaliste Écosse CM 2007
2011 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 3e de la poule B Écosse CM 2011

Tournoi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palmarès complet du Tournoi des six nations

tournois disputés victoires dont victoires seul[57] dont grands chelems
Drapeau : Pays de Galles Galles 120 37 26 11[58]
Drapeau : Angleterre Angleterre 118[59] 36 26 12
Drapeau : France France 85 25 17 9
Drapeau : Écosse Écosse 120 22 14 3
Drapeau : Irlande Irlande 120 20 12 2
Drapeau : Italie Italie 15 0 0 0

L'Écosse occupe la quatrième place du palmarès du Tournoi avec 14 victoires seules dont 3 Grands chelems réussis en 1925, 1984, 1990. L’Écosse a surtout brillé pendant la décennie 1886-1895, les années 1900 et 1920, avec 14 victoires, remportées seules ou partagées.

Depuis 1945, l'Écosse a remporté seulement trois fois seule le Tournoi, dont deux victoires étant assorties d’un Grand Chelem en 1984 et 1990.

Tenue, emblème du XV de l'Écosse[modifier | modifier le code]

La tenue vestimentaire[modifier | modifier le code]

Les Écossais jouent en maillot bleu marine et blanc avec un chardon sur le cœur, avec un short bleu et des chaussettes bleues. Cependant la tenue traditionnelle est un maillot bleu marine, un short blanc et des chaussettes bleues.

En 2007 c'est l'équipementier Canterbury of New Zealand qui habille l'Écosse et le blend scotch whisky The Famous Grouse qui apparaît comme sponsor maillot. Comme la Loi Évin limite fortement le droit de faire de la publicité aux boissons alcoolisées sur les maillots de rugby, quand l'équipe joue en France le mot "The Famous Grouse" est remplacé par "TFG".

Emblème et hymne[modifier | modifier le code]

Un chardon.

L'emblème du XV d'Écosse est bien sûr le chardon, l'un des symboles nationaux de l'Écosse. Selon la légende[60], des guerriers écossais sont sauvés d'une attaque nocturne des Danois quand ceux-ci trébuchent sur des chardons et crient de douleur, alertant les veilleurs.

The Flower of Scotland (Flùir na h-Alba en gaélique écossais) a été composé en 1974 par Roy Williamson du groupe traditionnel The Corries. En 1990, il est utilisé pour la première fois lors d'une rencontre officielle. Jusque là l'hymne joué pour l'Écosse est le God Save the Queen. À la demande du XV écossais, Flower of Scotland est joué comme hymne pour le dernier match du Tournoi des Six Nations, dans une rencontre qui les oppose aux Anglais[61]. En 1993, la fédération écossaise de rugby à XV décide qu'il serait joué avant chaque match de l'Écosse. Jugée trop agressive par certains, la chanson a fait l'objet d'une pétition populaire présentée au Parlement écossais en 2004 pour qu'elle cesse d'être utilisée lors des rencontres sportives et soit remplacée par une autre[62]. Ce chant patriotique célèbre à la fois la beauté des paysages de l'Écosse et la victoire des patriotes écossais, fleur de l'Écosse, c'est-à-dire les plus braves, contre l'invasion anglaise à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, au cours de la première guerre d'indépendance de l'Écosse. Menés par Robert the Bruce, les Écossais renvoient chez elle « l'armée du fier Édouard » (proud Edward's army), Édouard II d'Angleterre lors de la bataille de Bannockburn qu'ils remportent en 1314, et qui débouche sur près de quatre siècles d'indépendance.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Les stades de l'équipe d'Écosse[modifier | modifier le code]

Les premières rencontres à domicile[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1925 l’équipe d'Écosse a disputé ses rencontres internationales à domicile dans de nombreux stades avant de s'installer à demeure à Murrayfield.

La première rencontre internationale entre équipes nationales de rugby à XV a eu lieu au stade de Raeburn Place. Localisée à Édimbourg, cette arène a vu l'équipe d'Écosse le 27 mars 1871 remporter un match contre l'équipe d'Angleterre.

La quête d'un stade[modifier | modifier le code]

Forcée de louer différents stades de cricket pour y faire jouer l'équipe d'Écosse, la fédération écossaise de rugby (la Scottish Rugby Union qui s'appelle alors encore la Scottish Football Union) veut s'implanter une bonne fois pour toutes dans un endroit à elle. Sa quête dure sept ans, aucune municipalité n'est prête à l'accueillir, au prétexte que les supporters arrivent telles des hordes sauvages les jours de match. Enfin, en 1897, elle fait l'acquisition d'un terrain à Inverleith pour la somme de £3 800, devenant ainsi la première des quatre fédérations britanniques à posséder son propre stade. Le premier match a lieu le 18 février 1899 et voit la défaite de l'Écosse chez elle contre l'Irlande (3-9). Inverleith accueille les matches de l'Écosse jusqu'au 25 janvier 1925. Le XV du Chardon s'installe ensuite à Murrayfield dès le 21 mars de la même année.

(Sources : article anglophone sur Leith (en) Leith. Pour le rugby : [1])

Murrayfield[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Murrayfield Stadium.

La fédération écossaise de rugby à XV a acheté le terrain en 1920, il appartenait au Edinburgh Polo Club, et construit le premier stade de Murrayfield qui est inauguré le 21 mars 1925[63]. Le premier match disputé à Murrayfield oppose les équipes d'Écosse et d'Angleterre devant 70 000 spectateurs, les Écossais remportent le match et par suite leur premier Grand Chelem.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Murrayfield est utilisé comme dépôt par la Royal Air Force, les matchs de l'équipe d'Écosse sont alors provisoirement disputés à Inverleith pendant deux ans jusqu'en 1944, date de la fin de réquisition par l'armée.

Le stade a accueilli jusqu’à 104 000 spectateurs en 1975, mais sa capacité a dû être réduite pour des raisons de sécurité.

Un système de chauffage du terrain est installé au début des années 1990 et est opérationnel pour la coupe du monde 1991. Il permet aux matchs de se disputer dans de meilleures conditions pendant les mois d'hiver.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques sur les confrontations[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Écosse, il est mis à jour au 22 novembre 2014[64].

L'équipe d'Écosse présente un bilan négatif par rapport à toutes les équipes majeures du rugby à XV de l'hémisphère sud (Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande et même l'Argentine). Elle est également dominée par toutes les autres nations européennes qui disputent le Tournoi des Six Nations, l'Angleterre, le pays de Galles, la France, à l'exception notable de l'Irlande et de l'Italie.

Bilan de l'Écosse par adversaire : matches jouées par l'Écosse, nombre de victoires et défaites écossaises, nombre de matches nuls, et taux de victoires. Le nombre de matches est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Écosse avec l'équipe en question. (modifier)
Adversaires Matches Victoires Nuls Défaites  % Victoires
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 25 5 0 20 20,00
Drapeau : Angleterre Angleterre 132 42 18 72 31,82
Drapeau : Argentine Argentine 18 8 0 10 44,44
Drapeau : Australie Australie 28 9 0 19 32,14
Maillot du Barbarian Football Club.jpg Barbarians 11 2 1 8 18,18
Barbarians français 2 0 0 2 00,00
Drapeau : Canada Canada 5 4 0 1 80,00
Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Espagne Espagne 1 1 0 0 100,00
Drapeau : États-Unis États-Unis 3 4 0 0 100,00
Drapeau : Fidji Fidji 6 5 0 1 83,33
Drapeau : France France 87 34 3 50 39,08
Drapeau : Géorgie Géorgie 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Irlande Irlande 129 66 5 58 51,16
Drapeau : Italie Italie 22 15 0 7 68,19
Drapeau : Japon Japon 4 4 0 0 100,00
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 30 0 2 28 0,00
Free Use Pacific Islanders flag.png Pacific Islanders 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Pays de Galles Galles 119 48 3 68 40,34
Drapeau : Portugal Portugal 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Roumanie Roumanie 13 11 0 2 83,33
Drapeau : Samoa Samoa 10 8 1 1 80,00
Drapeau : Tonga Tonga 4 3 0 1 75,00
Drapeau : Uruguay Uruguay 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Zimbabwe Zimbabwe 2 2 0 0 100,00
Total contre 25 adversaires 652 274 33 345 42,02

Statistiques concernant les joueurs[modifier | modifier le code]

Les noms en gras indiquent les joueurs qui sont encore en activité.

Record de sélections[modifier | modifier le code]

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Écosse de rugby à XV, elle met en valeur les joueurs des 25 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées influent sur ce classement et doivent donc être rappelées.

# Joueur Dates d'activité Nombres de sélections
1 Chris Paterson 1999-2011 109
2 Sean Lamont 2004-2014 91
3 Scott Murray 1997-2007 87
4 Mike Blair 2002-2012 85
5 Gregor Townsend 1992-2003 82
6 Ross Ford 2004-2014 80
7 Jason White 2000-2009 77
- Nathan Hines 2000-2011 77
9 Gordon Bulloch 1997-2005 75
10 Chris Cusiter 2004-2014 71
- Stuart Grimes 1997-2005 71

Record de points[modifier | modifier le code]

# Joueur Dates d'activité Nombres de points
1 Chris Paterson 1999-2011 809
2 Gavin Hastings 1986-1995 667
3 Greig Laidlaw 2010-2014 299
4 Andy Irvine 1972-1982 273
5 Dan Parks 2004-2012 266
6 Kenny Logan 1992-2003 220
7 Peter Dods 1983-1991 210
8 Craig Chalmers 1989-1999 166
9 Gregor Townsend 1993-2003 164
10 Brendan Laney 2001-2004 141

Meilleurs marqueurs d'essais[modifier | modifier le code]

# Joueur Dates d'activité Essais
1 Ian Smith 1924-1933 24
- Tony Stanger 1989-1998 24
3 Chris Paterson 1999-2011 22
4 Gavin Hastings 1986-1995 17
- Alan Tait 1987-1999 17
- Gregor Townsend 1993-2003 17

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Tout au long de son histoire, l'équipe d'Écosse a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur écossais de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Écosse, plus quelques personnalités marquantes[65] (capitaines de l'équipe d'Écosse, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en ce qui concerne le nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe d'Écosse. Par leur activité, ils couvrent la période 1969-1995.

Joueurs emblématiques d'Écosse. (modifier)
Joueur Période Poste Capes Tournois Distinctions
Gordon Brown

[66],[67],[68],[69]

1969-1976 Deuxième ligne 30
Gavin Hastings[71],[72],[73],[74] 1986-1995 Arrière 61
  • T5 1986
  • GC[75] 1990
Andy Irvine 1972-1982 Arrière 51
  • T5 1973
Ian McGeechan 1972-1979 Demi d'ouverture
Centre
32
  • T5 1973
Ian Smith[76],[77] 1924-1933 Ailier 32
  • T4[78] 1933
  • T5 1926, 1927, 1929
  • GC 1925
  • 24 essais inscrits (record écossais)
  • 8 essais inscrits lors du tournoi 1925 (record)

Composition du XV du chardon[modifier | modifier le code]

L'équipe actuelle[modifier | modifier le code]

Les joueurs cités ci-dessous ont été sélectionnés par Vern Cotter, le sélectionneur de l'Écosse pour participer à la Tournée d'automne 2014. Le nombre de sélections et le nombre de points marqués ont été mis à jour le 23.10.2014[79].

Les avants[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Sélections
(points marqués)
Club Année 1re
Sélection
Fraser Brown Talonneur 08/01/1989 1 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2013
Ross Ford Talonneur 23/04/1984 77 (10) Drapeau : Écosse Edinburgh Rugby 2004
Scott Lawson Talonneur 28/09/1981 45 (10) Drapeau : Angleterre Newcastle 2005
Geoff Cross Pilier 11/12/1982 32 (5) Drapeau : Angleterre London Irish 2009
Alasdair Dickinson Pilier 11/09/1983 36 (10) Drapeau : Écosse Edinburgh Rugby 2007
Euan Murray Pilier 07/08/1980 60 (10) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2005
Gordon Reid Pilier 04/03/1987 3 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2014
Jonny Gray 2e ligne 14/03/1994 5 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2013
Richie Gray 2e ligne 24/08/1989 39 (5) Drapeau : France Castres olympique 2010
Jim Hamilton 2e ligne 17/11/1982 56 (5) Drapeau : Angleterre Saracens 2006
Tim Swinson 2e ligne 12/02/1987 9 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2013
Blair Cowan 3e ligne aile 21/04/1986 3 (0) Drapeau : Angleterre London Irish 2014
Chris Fusaro 3e ligne aile 21/07/1989 4 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2014
Rob Harley 3e ligne aile 26/05/1990 7 (5) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2012
Kieran Low 3e ligne aile 27/01/1991 4 (0) Drapeau : Angleterre London Irish 2013
Alasdair Strokosch 3e ligne aile 21/02/1983 40 (10) Drapeau : France USA Perpignan 2006
Adam Ashe 3e ligne centre 24/07/1993 1 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2014
John Beattie 3e ligne centre 21/11/1985 32 (15) Drapeau : France Castres olympique 2006

Les arrières[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Sélections
(points marqués)
Club Année 1re
Sélection
Chris Cusiter Demi de mêlée 13/06/1982 68 (15) Drapeau : Angleterre Sale Sharks 2004
Greig Laidlaw (c) Demi de mêlée 12/10/1985 31 (262) Drapeau : Angleterre Gloucester 2011
Henry Pyrgos Demi de mêlée 09/06/1989 12 (10) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2012
Duncan Weir Demi d'ouverture 10/05/1991 15 (34) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2012
Tom Heathcote Demi d'ouverture 11/02/1992 3 (0) Drapeau : Écosse Edinburgh Rugby 2012
Finn Russell Demi d'ouverture 23/09/1992 2 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2014
Mark Bennett 3/4 centre 03/02/1993 0 (0) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors
Sean Lamont 3/4 centre 17/10/1982 88 (60) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2004
Duncan Taylor 3/4 centre 05/09/1989 11 (0) Drapeau : Angleterre Saracens 2013
Dougie Fife 3/4 aile 08/08/1990 3 (0) Drapeau : Écosse Edinburgh Rugby 2014
Sean Maitland 3/4 aile 14/09/1988 13 (5) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2013
Tommy Seymour 3/4 aile 01/07/1988 10 (15) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2013
Tim Visser 3/4 aile 29/05/1987 14 (35) Drapeau : Écosse Edinburgh Rugby 2012
Stuart Hogg Arrière 24/02/1992 24 (33) Drapeau : Écosse Glasgow Warriors 2012

Liste des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) IRB World Rankings, sur irb.com
  2. Le Tournoi britannique devient le « Tournoi des Cinq Nations » en 1910 avec l'admission de la France, puis le « Tournoi des Six Nations » avec l'entrée de l'Italie en 2000.
  3. (en) petite histoire du rugby, sur rfu.com
  4. (en) première rencontre internationale de rugby, sur rugbyfootballhistory.com
  5. (en) Chronologie du rugby, sur rfu.com
  6. (en) De Raeburn Place à Murrayfield, sur scottishrugby.org
  7. (en) Angleterre - Écosse 8-3, sur rugbydata.com
  8. (en) Angleterre - Écosse à Hamilton Crescent à Glasgow, sur rugbydata.com
  9. (fr) «Le Tournoi international», sur rfu.com
  10. (en) Six nations history, sur bbc.co.uk
  11. (en) Sports history, sur hickoksports.com
  12. (en) Rugby history 1886, sur rfu.com
  13. (en) Origine du nom All Blacks, sur le site du Rubgy Museum of New Zealand. Voir également plus bas.
  14. (en) Tournée des Originals en 1905-1906, sur stats.allblacks.com
  15. (en) Écosse-Nouvelle-Zélande, sur rugbydata.com
  16. (en) Écosse-Afrique du Sud, sur rugbydata.com
  17. (en) Tournée de l'Afrique du Sud en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906, sur rugbyrelics.com
  18. (en) Images de la tournée de l'Afrique du Sud en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906, sur ovalballs.com
  19. (en) Écosse-Galles de 1900 à 1909 première partie, sur rugbydata.com
  20. (en) Écosse-Galles de 1900 à 1909 deuxième partie, sur rugbydata.com
  21. (en) Les grands chelems de l'Écosse, sur rugbyrelics.com
  22. (en) First Scottish Grand Slam, sur bbc.co.uk
  23. (en) Six Nations facts and figures, sur news.bbc.co.uk
  24. (en) Confrontations Angleterre-Écosse, sur rugbydata.com
  25. (fr) «Histoire tournament», sur rugby-nomades.qc.ca
  26. (en) The 1938 Triple Crown, sur bbc.co.uk
  27. (fr) Le Tournoi des VI nations - Le mythe Les années 70, sur lequipe.fr
  28. (en) Gordon Brown (Part 1) 1969-1976, sur sporting-heroes.net
  29. (en) Gavin Hastings (Part 1) 1986, sur sporting-heroes.net
  30. (fr) La coupe du monde 1987, France-Écosse (20-20), sur lequipe.fr
  31. (fr) Mémoires du mondial : France/Ecosse 1987, sur mondialdurugby.com
  32. (en) Nouvelle-Zélande - Écosse 30-3, sur stats allblacks.com
  33. (en) Argentine-Écosse, sur rugbydata.com
  34. (en) Angleterre-Écosse de 1991 à 1999, sur rugbydata.com
  35. (en) Résultats de la coupe du monde (CM) 1991 worldcupweb.com
  36. (en) 1991: W Samoa 16-13 Wales There have been darker days in Welsh rugby since, but at the time 6 October, 1991, was by far the darkest, sur news.bbc.co.uk
  37. (en) Gavin Hastings (Part 4) 1994-95, sur sporting-heroes.net
  38. Moles (1998).
  39. (en) 1995 Rugby World Cup Results sur worldcupweb.com
  40. (en) Nouvelle-Zélande 48 - 30 Écosse, sur stats.allblacks.com
  41. (en) Écosse-Italie, sur rugbydata.com
  42. (en) les poules de la Coupe du monde de rugby à XV 2007, rugbyworldcup.com
  43. (en) Scotland 56-10 Portugal Rory Lamont scored two of Scotland's eight tries as they overcame a plucky Portugal in their opening World Cup match in St Etienne, sur news.bbc.co.uk
  44. (en) Scotland 42-0 Romania A solid Scottish display set up a convincing win over Romania in a one-sided contest at Murrayfield, sur news.bbc.co.uk
  45. (en) Scotland 0-40 New Zealand Scotland failed to score against a dominant New Zealand in a one-sided World Cup encounter at Murrayfield, sur news.bbc.co.uk
  46. (en) Scotland 18-16 Italy Scotland edged into the quarter-finals of the World Cup after a tense win over Italy in rain-lashed St Etienne, sur news.bbc.co.uk
  47. (en) Argentina 19-13 Scotland Argentina powered their way into the semi-finals of the World Cup for the first time after winning a war of attrition with Scotland in Paris, sur news.bbc.co.uk
  48. (en) Phil Harlow, « Scotland 6-27 France - France got their new era off to a winning start as they outclassed Scotland in their Six Nations opener at Murrayfield on Sunday », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 3 février 2009 (consulté le 18 septembre 2009)
  49. (en) Sean Davies, « Wales 30-15 Scotland - A spectacular brace of Shane Williams tries saw Wales maintain their 100% start to the RBS Six Nations. », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 9 février 2008 (consulté le 18 septembre 2009)
  50. (en) « Ireland produced a fine attacking display to comfortably beat Scotland in their RBS Six Nations clash in Dublin. », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 24 février 2008 (consulté le 18 septembre 2009)
  51. (en) James Standley, « Scotland 15-9 England - Scotland claimed their first Six Nations win of 2008 as they out-fought England in a grim battle at a wet and windy Murrayfield. », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 8 mars 2008 (consulté le 18 septembre 2009)
  52. (en) Nabil Hassan, « Italy 23-20 Scotland - Andrea Marcato's late drop-goal secured a first 2008 Six Nations victory for Italy at the expense of Scotland. », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 15 mars 2008 (consulté le 18 septembre 2009)
  53. (en) Martin Conaghan, « The rise and fall of Frank Hadden », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 2 avril 2009 (consulté le 21 septembre 2009)
  54. (en) « Scott Johnson named new Scotland head coach », sur www.bbc.co.uk/sport/0/rugby-union/,‎ 20 décembre 2012 (consulté le 20 décembre 2012)
  55. (en) « Cotter confirmed as Scotland coach », sur www.espnscrum.com, ESPN (consulté le 27 mai 2013)
  56. (fr) « Les Lions de 2013 sont désormais connus! », sur www.sudrugby.com,‎ 30 avril 2013 (consulté le 18 mai 2013)
  57. Victoire dans le Tournoi auquel on a retranché les victoires partagées, une victoire partagée indique que plusieurs équipes se partagent la victoire du Tournoi. La dernière victoire partagée fut celle du Pays de Galles et de la France en 1988. En 1994, la victoire fut accordée pour la première fois au bénéfice de la différence de points marqués et encaissés dans la compétition avec un nouveau règlement en application depuis 1993. Le Pays de Galles a alors été la première à bénéficier du changement de règlement au détriment de l’Angleterre.
  58. Par convention le Pays de Galles est crédité d'onze grands chelems et non de neuf, on compte effectivement les années 1908 et 1909 car, si la France fut admise seulement en 1910, le Pays de Galles rencontrait déjà la France ces années-là en marge du Tournoi et doublait ses « triples couronnes » par une victoire face aux Français.
  59. L’Angleterre compte deux participations de moins, en 1888 et 1889, elle ne fut pas officiellement exclue mais boycottée par les trois autres équipes.
  60. (en) « The Thistle », sur www.visitscotland.com (consulté le 18 septembre 2009)
  61. Le capitaine du XV du Chardon, David Sole, déclarera : « Il fallait essayer de mettre les Anglais le plus mal à l'aise possible puisqu'ils venaient avec la certitude de vaincre. » (voir Les chants mythiques du sport - Flower Of Scotland, sur le site L'Internaute).
  62. (en) Pétition PE660 présentée au Parlement écossais en 2003 concernant l'adoption d'un hymne officiel. Consulté le 17 mai 2009.
  63. From Raeburn Place to Murrayfield, sur scottishrugby.org
  64. (en) Matchs joués par l'équipe d'Écosse, sur rugbydata.com
  65. (en) portrait de 20 grands joueurs de l'équipe d'Écosse, sur sport.scotsman.com
  66. (en) Biographie de Gordon Brown, sur sporting-heroes.net
  67. (en) Biographie de Gordon Brown, sur sporting-heroes.net
  68. (en) Statistiques de Gordon Brown, sur sporting-heroes.net
  69. (en) article du journal Scotsman, sur sport.scotsman.com
  70. Signifie que le joueur a participé au(x) Tournoi(s) des cinq nations
  71. (en) Biographie de Gavin Hastings, sur sporting-heroes.net
  72. (en) Biographie de Gavin Hastings, sur sporting-heroes.net
  73. (en) Biographie de Gavin Hastings, sur sporting-heroes.net
  74. (en) Biographie de Gavin Hastings, sur sporting-heroes.net
  75. Signifie que le joueur a participé au(x) Grand(s) Chelem(s).
  76. (en) Portrait et biographie de Ian Smith sur scotsman.com
  77. (en) bbc.co.uk First Scottish Grand Slam], sur bbc.co.uk
  78. Signifie que le joueur a participé au Tournoi britannique de rugby à XV
  79. (fr) « Ecosse: Avec trois "Français" pour les tests d'automne, Gilchrist capitaine », sur www.rugbyrama.fr,‎ 20 octobre 2014 (consulté le 23 octobre 2014)
  80. (fr) « Ecosse: Le capitaine Grant Gilchrist forfait pour la tournée d'automne », sur www.rugbyrama.fr,‎ 25 octobre 2014 (consulté le 26 octobre 2014)

Articles[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean Denis, Histoire du tournoi des cinq nations ou sans médailles ni couronnes, Farnot, 1979, Ref 1596-184
  • (fr) François Duboisset, RugbyGuide : Guide français et international, De Vecchi, 2006, 655 p (ISBN 2-7328-6843-4)
  • (fr) Richard Escot, Le tournoi des cinq nations, 1910-1999, Calmann-Lévy, 1999, (ISBN 2-7021-2972-2)
  • (fr) Richard Escot, J. Rivière, Un siècle de rugby, Ed. Calmann-Lévy, 1997 (ISBN 2-7021-2784-3)
  • (fr) Henri Garcia, La légende du tournoi, Minerva, 2005, 254 p (ISBN 2-8307-0793-1)
  • (fr) Henri Garcia, La fabuleuse histoire du rugby, Minerva, 2004, 1055 p (ISBN 2-8307-0782-6)
  • (fr) Daniel Herrero, Dictionnaire amoureux du Rugby, Plon, 2003, (ISBN 2-259-19877-5)
  • (fr) Vincent Laudet, Caroline Moncel, Sandrine Matichard, Isabelle Calais, Collectif, XV de France : Le tournoi à la une, L’Équipe, 2006, 80 p. (ISBN 2-915535-24-8)
  • (fr) Loys Van Lee, Le Rugby, Histoire et petites histoires du tournoi des cinq nations, Dargaud, 1969, ref. 16148-731

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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