Vismes

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Vismes
Vismes
L'église de Vismes.
Blason de Vismes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Abbeville
Canton Gamaches
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale Aumale - Blangy-sur-Bresle
Maire
Mandat
Nicolas Plé
2014-2020
Code postal 80140
Code commune 80809
Démographie
Population
municipale
476 hab. (2015 en augmentation de 11,48 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 46″ nord, 1° 40′ 24″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 124 m
Superficie 13,26 km2
Localisation

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Vismes est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Vismes est appelée localement « Vismes-au-Val » ou « Vismes au mont » (à cause de la présence d'un château à motte).

Géographie[modifier | modifier le code]

Village très agricole, Vismes est construit sur la Vimeuse anciennement la Vîmes, petite rivière du Vimeu. Il se trouve près de Tours-en-Vimeu au nord, Frettemeule à l'ouest et Saint-Maxent à l'est. Il est entouré de hameaux comme le Plouy et Morival.

Le village en lui-même se divise en deux parties Vismes d'en haut ou Vismes-au-Mont (du fait de la présence de l'enceinte médiévale) et Vismes d'en bas ou Vismes-au-Val. Vismes est un village tourné vers l'agriculture et l'élevage. Au hameau du Plouy, un château a été élevé au XVIIIe siècle, par les derniers seigneurs héréditaires du fief, les Le Blond du Plouy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village représente la fixation du nom de la Vimeuse autrefois appelée la Vismes, Vîmes ou encore Vimme. Il remonte au gaulois Vimina, basé sur un radical minio- / meno- « doux »[1], qualificatif souvent attribué aux rivières. Homonymie avec la Wümme [vymə] affluent de la Weser (Allemagne)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le cimetière laténien situé au lieu-dit les Dix-sept atteste d'une présence ancienne[3].

Le château à motte de Vismes[Note 1] fut érigé en 1066 par un certain Theobald Fretel de Vismes[4]. Une motte naturelle est surélevée et entourée d'un fossé. La terre ainsi extraite sert à remblayer la butte, qui atteint environ 20 mètres de large et à la base de laquelle on édifie une palissade en bois. Pour la défense du village on délimite une surface d'environ six hectares pour, en cas de danger, accueillir tous les villageois et leurs animaux. Le seigneur de Vismes occupe le donjon de bois de deux étages bâti sur la motte ; ainsi le seigneur et ses hommes peuvent observer les alentours et voir approcher l'ennemi[5].

La seigneurie de Vismes-au-Mont citée à partir du XIVe siècle possédait un château à deux mottes auprès desquelles furent inhumés des gentilshommes picards tués à la bataille de Crécy[6]. Vismes fut érigé en baronnie en 1320. Le château fut détruit en 1372 par Jean de Gand (1340-1399), comte de Lancastre.

Le village avait une charte communale au Moyen Âge[6]. La seigneurie passa des de Vismes[7] aux Cayeux au XIVe siècle, puis aux de Monchy en 1436. Finalement, le fief est racheté par Paul Le Blond du Plouy, après la mort d'André de Monchy en 1785. Après la Révolution, Vismes absorbe les hameaux du Plouy, Morival, Vimemont et d'autres…

Liste des premiers seigneurs de Vismes[modifier | modifier le code]

Généalogie[8] des plus anciens seigneurs de Vismes :

La seigneurie de Plouy en Vimeu, commune de Vismes, canton de Gamaches dans la Somme, bailliage d’Abbeville, une maison seigneuriale avec terres, appartenait en 1377 à Pierre Becquet, écuyer ; en 1400 à Edmond Becquet, écuyer et à Jean Becquet avant 1500. Antoinette Becquet, dame du Plouy épouse Pierre d’Acheux vers 1483 (cette seigneurie resta dans la descendance d’Acheu jusqu’en 1700)[9],[10]. Le Plouy passa à Catherine d’Acheu, dame du Plouy, et à son époux Claude Le Roy, seigneur de Valanglart ; ceux-ci le vendirent le à Claude le Blond. Mentionnée dans l’acte avec 10 journaux d’enclos et 137 de terres labourables, la maison seigneuriale devait être en fort mauvais état car l’année suivante, Claude le Blond obtint de la sénéchaussée de Ponthieu l’autorisation nécessaire aux réparations, pour éviter et prévenir une plus grande ruine.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un B17, une « forteresse volante », bombardier américain, s'écrase dans un champ du hameau de Wiammeville, abattu par l'artillerie allemande. Sur les dix soldats à bord, trois survivront, sept trouvent la mort. L'opération visait la base de lancement de V1 du bois de Coquerel[11],[12].

Le , c'est un B24 Liberator qui s'abat entre Le Translay et Vismes avec une dizaine de soldats à bord[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1939 1965 Marcel Decayeux    
1965 1983 Serge Bouvet    
1983 2001 Guy Defacque    
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Nicolas Plé LR Réélu pour le mandat 2014-2020[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2015, la commune comptait 476 habitants[Note 2], en augmentation de 11,48 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
399 546 571 498 581 553 554 615 610
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
608 601 587 564 560 563 580 566 529
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
513 535 498 441 451 454 418 390 419
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
412 395 367 326 314 306 323 414 466
2015 - - - - - - - -
476 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École.

L'école à deux classes compte 45 élèves pour la rentrée de l'année scolaire 2017-2018. Elle est placée en zone B, dans l'académie d'Amiens[18].

Cet établissement fait partie du regroupement pédagogique intercommunal de la Vimeuse comprenant également les écoles de Maisnières, Tilloy-Floriville et Frettemeule[19].

Les écoliers poursuivent leur scolarité au collège de Gamaches.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château du Plouy[20],[21], construit en 1711 par la famille Le Blond du Plouy, en briques : corps de logis rectangulaire à avant-corps central surmonté d'un fronton triangulaire, prolongé par deux ailes basses saillantes sur les deux faces en lits alternés de brique et de pierre dont l'une abrite l'ancienne chapelle. L'ensemble souffre d'un abandon chronique et n'a bénéficié d'aucune restauration depuis la mort d'Hélène le Blond du Plouy en 1931. Occupé par les Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est aujourd'hui dans un état critique. Le château est acquis par la commune en décembre 2017[22].
  • Le château d'Hantecourt[23].
  • L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, très restaurée après 1945 : nef XIIe siècle, collatéraux et chœur XVe siècle, clocher-porche XIIIe siècle ; fonts baptismaux XVe siècle en plomb reposant sur des colonnettes XIIIe siècle ; mobilier : maître-autel avec retable à colonnes torses et décor sculpté XVIIe siècle, autel latéral avec retable et sa toile XVIIe/XVIIIe ; statues : saint Nicolas XVIe, Vierge à l'Enfant XVIIe, trois statues et un Christ datant du XVIIIe siècle ; banc du XVIIIe siècle, bannière XIXe siècle plaque commémorative sur cuivre 1661[6].
La motte de Vismes.
  • L'enceinte médiévale construite aux alentours de l'an mil par le premier seigneur de Vismes, Theobald.
  • La chapelle Sainte-Agathe à Morival. Primitivement en torchis, elle est restaurée avec de la brique[24].
La ligne Longpré-les-Corps-Saints - Gamaches.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vismes.
Blason des de Vismes depuis le XIIIe siècle.
D'argent, au chevron de gueules, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un croissant du même[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de Vismes s'écrit indifféremment avec ou sans le s final.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance, 2003, p. 226-227
  2. Xavier Delamarre, op. cit.
  3. Les tombes de Vismes-au-Val (Somme) dans le contexte du Belgium, Pierre Barbet, Didier Bayardlien, Revue archéologique de Picardie, 1996, Volume 3, Numéro 3-4, pp. 177-188, consulté sur Persée.fr.
  4. Aux confins de la Picardie de Lucien Groué, éd. 1992 et Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française de Philippe Dayre de Mailhol (2001), page 778, (ISBN 3487112450).
  5. Pages 296 et suivantes dans Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie (1859)
  6. a, b et c Quid
  7. Aux confins de la Picardie de Lucien Groué, éd. 1992 ; (en) John Palmer : De Vismes, a noble French family (1986) et Rolande Delguste de Vismes : De Vismes, neuf cents ans d'histoire d'un nom, 1987, éd. R. Ibrahim, (ISBN 2950186300)
  8. Généalogie donnée par :
    • Lucien Groué, Aux confins de la Picardie et de la Normandie, 1992, page 181.
    • René de Belleval, Nobiliaire du Ponthieu et du Vimeu, volume 2, p. 294, 1876.
    -Le Ponthieu aux croisades - par M. René de Belleval – 1867
    • de Philippe Dayre de Mailhol :
    -Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française Page 778 (2001)
    • de André François Joseph Borel d'Hauterive, Georges de Morant, Albert Révérend, Howard Horace Angerville :
    - Annuaire de la noblesse de France et d'Europe (1865 et 1883)
    • d'Ernest Prarond:
    - Cartulaire du comté de Ponthieu (France, 1897)
    • H. LAMANT :
    - Armorial général et nobiliaire français. (à partir de 1975) Page, tome, etc : 5, 154-8 Cote B.n.F. : 8° Lm1. 270
    • Tisseron :
    - Annales historiques, nobiliaires et biographiques. Paris, 1867-1908, série in-fol., t. 41-54 Page, tome, etc : 3 [G. 1145 Cote B.n.F. : G. 1143-1148 (19)
    • Mémoires de la Société des antiquaires de Picardie, Page 299 (Publié en 1858)Imprimerie Lemer aîné
  9. Voir René de Belleval, 'Les fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu. Essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789', éditions Monfort, Brionne, notice le Plouy, p.259.
  10. Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu, éditions de la Morande, 2002, notice Le Plouy à Vismes, p. 119-120.
  11. Le Courrier picard, « Sur les traces de soldats disparus », édition Picardie maritime, p. 2, 6 septembre 2017.
  12. a et b Florence Merlen, Le Courrier picard, « Le Pentagone recherche ses soldats disparus », édition Picardie maritime, p. 8, 6 septembre 2017.
  13. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 12 avril 2014, p. 15.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. L'école sur le site de l'éducation nationale.
  19. Courrier picard, « Ces projets scolaires qui prennent du plomb dans l'aile », édition Picardie maritime, p. 9, .
  20. René de Belleval, Les fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu : Essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789, Brionne, Monfort, notice le Plouy, page 259.
  21. Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu, La Morande, , notice Le Plouy à Vismes, pages 119-120.
  22. Courrier picard, édition Picardie maritime, Vismes, la commune devient propriétaire du château du Plouy, , p. 15.
  23. Ses origines en ligne.
  24. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, éditeur :Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 67 (ASIN B000WR15W8).
  25. Source:Fcvnet [1]
  26. Armorial de Rietstap
  27. http://www.annales.org/archives/x/verlant.html
  28. Le site de l'Informateur.