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Neuville-lès-Vaucouleurs

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Neuville-lès-Vaucouleurs
Neuville-lès-Vaucouleurs
Blason de Neuville-lès-Vaucouleurs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Vaucouleurs
Intercommunalité Communauté de communes du Val des Couleurs
Maire
Mandat
Alain Tirlicien
2014-2020
Code postal 55140
Code commune 55381
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2016 en diminution de 8,29 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 42″ nord, 5° 40′ 25″ est
Altitude 253 m
Min. 250 m
Max. 386 m
Superficie 8,35 km2
Localisation

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Neuville-lès-Vaucouleurs est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Neuville, « Nova-villa » se prononce en patois Gnûville, nom déjà cité dans un diplôme de Henri II le Pieux, en 1011.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord annexe de la paroisse d'Ugny-sur-Meuse, était desservie pour cause de l'éloignement, par le curé de Montigny-lès-Vaucouleurs. L'église actuelle, dédiée à saint Amand, construite en 1713 à une centaine de mètres de la première qui se situait près du pont de la Haute Meuse, fut consacrée par Mgr Claude Drouas de Boussey, évêque de Toul, en 1755. Des réparations importantes eurent lieu en 1819. Le portail et le clocher furent reconstruits en 1841.

La cure fut érigée par décret de Henri-Pons de Thiard de Bissy, évêque de Toul, le 15 juin 1698. L'église possède une chasse renfermant de nombreuses reliques authentiques, entre autres de saint Prosper et de saint Aimé, qui avaient été enchâssées dans l'autel lors de sa consécration. Toutes ces reliques, plusieurs fois reconnues, ont été vérifiées le 12 mars 1894.

Une ancienne chapelle rurale sous le vocable de Saint-Amand est depuis longtemps disparue.

Le prêtre Henri Duvaux, nommé en 1780, prêta le serment constitutionnel en 1791. Par la suite, il rétracta ce serment. Arrêté par ordre de la Société Populaire de Vaucouleurs en 1793 pour avoir dit « Tout chrétien doit verser son sang pour la religion », il fut déporté à Rochefort avec le 6e convoi de prêtres meusiens, embarqué sur le Washington. Il succomba sous les tourments qu'il endurait vers 1794/1795. Ses confrères l'enterrèrent à l'île Madame. Rappelons qu'avant 1790, Neuville appartenait au royaume de France.

L'imposant ensemble mairie-école-lavoir, construit autour d'une petite cour, fut conçu en 1848. C'est un édifice à trois corps en U qui offre une partie de symétrie et concrétise un programme ambitieux peu fréquent en Lorraine.

Le château de la Woivre, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle, est une grosse demeure de plan rectangulaire couverte d'un toit à croupes à faible pente. Les façades principales sont ordonnancées symétriques à trois niveaux de cinq travées, soulignés par des cordons, avec travée centrale encastrée de chaînes et surmontée d'une large lucarne à fronton cintré à l'ouest et d'un fronton à l'est. Toutes les ouvertures, rectangulaires ont des clefs ornées de motif rocailles ou mascarons, seuls éléments décoratifs qui animent ces façades austères.

Le village connut un important incendie le 5 avril 1725 qui a détruit 33 maisons, y compris celle du curé.

1733 et 1734 furent des années d'importantes inondations, notamment le 5 et 6 juillet 1734 à 7 heures du matin, l'eau a envahi l'église.

Un moulin sur la Haute Meuse, au sud du village, a subsisté jusqu'au début du XIXe siècle.

Neuville était très connu par ses brodeuses qui avaient des compétences très spéciales, dont la célébrité s'étendait au-delà du village.

De plus, Neuville possédait une fabrique de carbonate de chaux.

Un pont en pierre construit au XIXe siècle comportant cinq arches permet de franchir le canal de la Haute-Meuse afin d'accéder aux prairies de la vallée de la Meuse, ainsi qu'à l'ancienne halte du chemin de fer.

Saint Amand est le patron de la paroisse ; la fête patronale a lieu le premier dimanche après la Saint-Charles.

Il faut savoir que le canal de la Haute Meuse longe le village vers Vaucouleurs.

Les habitants se nomment les Neuvillois.

Au cours de la guerre 1914-1918, l'une des granges du village servait d'hôpital pour les ânes blessés sur le secteur de Verdun. Trois cents animaux y étaient soignés en permanence et repartaient Vers le front dès leur guérison. Ils servaient principalement à atteindre les soldats en première ligne afin de les ravitailler en subsistances ou munitions.

Entre Neuville et Vaucouleurs, au lieudit la Murière était située la fosse où étaient jetés les cadavres des animaux n'ayant pu survivre à leurs blessures .

Monsieur Raymond Boissy a marqué un témoignage de reconnaissance en élevant à Neuville, un monument en 1996, face à la mairie, à la gloire des doux petits ânes, exploités jusqu'à la mort au cours de cette guerre 1914-1918.

Il a créé l'association des Amis des Ânes. Par suite de divers passages à la radio ou à la télévision des anciens combattants de 1914-1918 lui écrivent pour lui dire l'admiration et la reconnaissance qu'ils ont pour les ânes, sans lesquels ils n'auraient pu tenir le front de Verdun.

Monsieur Boissy n'a pas voulu que ces témoignages se perdent, il s'est fait un devoir d'écrire un livre.

En 1927, il y avait : un corps de sapeurs-pompiers de 14 hommes - un apiculteur - un barbier - un boulanger - un botteleur - deux cafetiers - un charron - deux couturières - une entreprise de maçonnerie - une épicière - deux ferblantiers - deux laitiers - quatre maçons - un menuisier - un musicien et de nombreux agriculteurs.

Mais auparavant, en 1913, il y avait en plus : un sacristain - deux brodeuses - un statuaire - un meunier - un jardinier - un cordonnier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[1]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
An XIII avril 1816 Amand Huon    
avril 1816 avril 1821 Nicolas Bienaimé    
avril 1821 octobre 1830 Claude Devouton    
octobre 1830 décembre 1831 Claude Jacquinot    
janvier 1832 mai 1835 Nicolas Morizot    
juin 1835 janvier 1847 Amand Huon    
août 1847 mars 1857 François Geoffroy    
avril 1857 juin 1894 Isidore Devouton    
juin 1894 juin 1897 Auguste Boyer    
juin 1897 1902 Amand Désiré Renard    
1909 1947 Désiré Fillioux    
novembre 1947 mars 1964 Lucien Morizot    
mars 1964 mars 1977 Pierre Braucourt    
mars 1977 mars 1995 Robert Fournier    
mars 1995 mars 2001 Michelle Haudot    
mars 2001 mars 2008 Jeanne Morville    
mars 2008 En cours Alain Tirlicien    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 177 habitants[Note 1], en diminution de 8,29 % par rapport à 2011 (Meuse : -2,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440365416424461478486473498
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
432421414392377347358349308
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
315296291222231234234227270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
273215178164153145170193177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution des naissances mariages et décès par décennie[6].
période naissances mariages décès
1893 - 1902
67
29
85
1883 - 1892
51
28
78
1873 - 1882
86
29
79
1863 - 1872
111
33
88
1853 - 1862
102
43
91
1843 - 1852
122
40
134
1833 - 1842
160
45
130
1823 - 1832
127
36
101
1813 - 1822
148
27
120
1803 - 1812
168
52
165
Total
1162
362
1071

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts 1914-1918.

Le monument aux morts du village se situe à côté de l'église en face de la mairie. Il a été construit en 1922. Ce monument représente un poilu qui est en fonte. Sur cette construction y sont inscrits les noms et prénoms des soldats du village morts pour la France, pendant la Première Guerre mondiale.

Chose curieuse : un monument a été installé pour rendre hommage aux ânes blessés ou morts pendant la bataille. Il faut savoir que pendant la guerre, les ânes portaient un lourd chargement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Neuville-lès-Vaucouleurs Blason D'or à la tête d'âne arrachée tannée et accostée de deux grenades (armes) de gueules, au chef d'azur au nœud de pêcheur d'or posé en chevron renversé.
Détails
Blason composé par R.A. Louis avec les conseils de la commission héraldique de l'UCGL et utilisé par la commune depuis juillet 2016

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Relevé des registres d'état civil (Avant 1902), Neuville lès Vaucouleurs
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Relevé des registres d'état civil de la commune de Neuville-lès-Vaucouleurs consultables sur le site de Meuse-archive