Trente Tyrans (Rome)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Trente Tyrans.

Pour les Trente Tyrans d'Athènes, en -404, voir Les Trente.


On appelle les Trente Tyrans, dans l'Empire romain, une série d'usurpateurs du pouvoir romain qui ont ou auraient vécu au IIIe siècle de notre ère, à l'époque de Valérien, de Gallien, de Claude II le Gothique et d'Aurélien entre 253 et 270. Malgré ce nom qui leur est donné dans une liste établie dans l'Histoire Auguste, il n'y a que dix-sept confirmés, notamment par leurs émissions monétaires. Plusieurs d'entre eux semblent avoir été inventés pour faire bonne mesure, sans doute pour parvenir au nombre de trente, en référence artificielle aux Trente d'Athènes[1].

Liste[modifier | modifier le code]

La liste de l’Histoire Auguste comporte trente noms d'hommes, plus deux femmes[2] :

  1. Cyriades ou Cyriadès
  2. Postumus ou Postume
  3. Postumus Junior ou Postume le Jeune (existence douteuse)
  4. Laelianus ou Lélien
  5. Victorin
  6. Victorinus Junior ou Victorinus le Jeune (existence douteuse)
  7. Marius
  8. Ingenuus
  9. Regilianus ou Regalianus
  10. Auréolus
  11. Macrianus ou Macrien
  12. Macrianus Junior ou Macrien le Jeune
  13. Quietus ou Quiétus
  14. Odenatus ou Odénat
  15. Herodes ou Herodianus
  16. Maeonius (existence douteuse)
  17. Ballista ou Balliste
  18. Valens ou Valens Superior ou Valens l'Ancien (existence douteuse)
  19. Valens le jeune
  20. Pison, (existence douteuse)
  21. Æmilianus ou Émilien
  22. Saturninus (existence douteuse)
  23. Tetricus Senior ou Tetricus, dit l'Ancien
  24. Tetricus Junior ou Tetricus II, dit le Jeune
  25. Trebellianus ou Trébellien (existence douteuse)
  26. Herennianus, fils supposé de Zénobie et Odénat, existence douteuse[3].
  27. Timolaus ou Timolaüs, frère du précédent, idem.
  28. Celsus usurpateur pendant une semaine en Afrique, existence douteuse[4].
  29. Zenobia ou Zénobie
  30. Victoria ou Victorine (existence douteuse)
  31. Titus (usurpateur)
  32. Censorinus (existence douteuse)[5]

Après 274, pour des raisons politiques et pour la propagande, les monnaies où figurent leurs portraits sont rapidement retirées de la circulation et démonétisées, surtout pendant le règne de Probus, à partir de 276, pour affirmer que l'Empire romain est un et indivisible[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chastagnol 1994, p. 837-839
  2. Chastagnol 1994, p. 839-859
  3. Maurice Sartre et Annie Sartre-Fauriat, Zénobie : de Palmyre à Rome, Paris, Perrin,‎ , 348 p. [détail de l’édition] (ISBN 9782262040970, présentation en ligne), p. 85-86.
  4. Chastagnol 1994, p. 854 et 903
  5. Chastagnol 1994, p. CXXIV et 859

Source[modifier | modifier le code]