Tom Dumoulin

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Tom Dumoulin
Tom Dumoulin TDF 2013 (Cropping).jpg

Tom Dumoulin lors du Tour de France 2013

Informations
Surnom
Le papillon, Le papillon de Maastricht
Naissance
Nationalité
Équipe actuelle
Spécialité
Distinctions
Cycliste néerlandais de l'année
Chevalier de l'ordre d'Orange-Nassau (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Équipes amateurs
Équipes professionnelles
01.2012-03.2012[n 1] Project 1t4i
04.2012-12.2013[n 2] Argos-Shimano
2014 Giant-Shimano
2015-2016 Giant-Alpecin
2017- Sunweb
Principales victoires
1 grand tour
Jersey pink.svg Tour d'Italie 2017
Championnats
MaillotMundialCrono.PNG Champion du monde contre-la-montre 2017
Médaille d'or Champion du monde du contre-la-montre par équipes 2017
MaillotHolanda.PNG Champion des Pays-Bas du contre-la-montre 2014, 2016 et 2017
1 classement annexe de grand tour
Prix de la combativité
Leader du classement de la combativité Prix de la combativité du Tour d'Espagne 2015
7 étapes de grands tours
Tour de France (2 étapes)
Tour d'Espagne (2 étapes)
Tour d'Italie (3 étapes)

Tom Dumoulin, né le à Maastricht, est un coureur cycliste néerlandais, professionnel depuis et actuellement membre de l'équipe Sunweb. En 2017, il devient le premier Néerlandais à remporter le Tour d'Italie. Spécialiste du contre-la-montre, il est notamment champion du monde de contre-la-montre 2017, triple champion des Pays-Bas (, et ), vice-champion olympique () de la discipline et Champion du monde du contre-la-montre par équipes 2017 avec Sunweb. Il a également remporté des étapes sur les trois grands tours.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière amateur[modifier | modifier le code]

Tom Dumoulin (à gauche) en 2011.

Tom Dumoulin est né à Maastricht le 11 novembre 1990[2]. Il commence le cyclisme à l'âge de quinze ans[3].

En 2010, il remporte le Grand Prix du Portugal, une des épreuves de la Coupe des Nations des moins de 23 ans avant de gagner une étape du contre-la-montre du Girobio. Il signe alors pour deux ans à partir de la saison 2011 pour l'équipe réserve de la Rabobank, la Rabobank Continental[4]. À la fin de la saison 2010, il est sélectionné pour participer au championnat du monde dans la catégorie espoirs (moins de 23 ans) à Melbourne, en Australie. Il prend la septième place de l'épreuve contre-la-montre[5] et la 80e de la course en ligne[6]. Il est désigné coureur espoir néerlandais de l'année à l'issue de cette saison[7].

Avec Rabobank Continental en 2011, Tom Dumoulin remporte le Triptyque des Monts et Châteaux en avril. Il est également troisième de l'Olympia's Tour et du Tour de Thuringe durant ce premier semestre. Avec l'équipe nationale espoirs, il dispute le Tour de l'Avenir, où il est troisième du prologue et seizième du classement général, et le championnat du monde du contre-la-montre des moins de 23 ans, dont il prend la huitième place.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Tom Dumoulin s'engage pour sa première année chez les professionnels, en 2012, avec l'équipe Project 1t4i[8], renommée Argos-Shimano en cours de saison. Durant le premier semestre, il est notamment sixième du Tour d'Andalousie, cinquième du Tour de Cologne et du Tour de Luxembourg. Dixième du Tour de Burgos en août, il dispute ensuite le Tour d'Espagne, son premier grand tour, qu'il abandonne après une semaine. Il participe aux championnats du monde sur route à Fauquemont, aux Pays-Bas, en catégorie moins de 23 ans. Il se classe dixième du contre-la-montre et 85e de la course en ligne.

En 2013, il prend la deuxième place du contre-la-montre du Tour de Belgique, uniquement devancé par le champion du monde Tony Martin. Lors de ses championnats nationaux en juin, il monte deux fois sur le podium : il est troisième du contre-la-montre et deuxième de la course en ligne. Il participe pour la première fois au Tour de France, lors duquel il doit aider Marcel Kittel à se placer pour les arrivées au sprint, et envisage de se tester[3]. Il se classe neuvième du contre-la-montre au mont Saint-Michel et sixième à Gap, et termine à la 41e place du classement général. En août, lors de l'Eneco Tour, il est leader du classement général à la veille de l'arrivée. Le coureur tchèque Zdeněk Štybar lui ravit cependant cette place en s'imposant lors de la dernière étape ; il termine deuxième. En septembre, il participe aux championnats du monde à Florence en Italie. Il est quatorzième du contre-la-montre par équipes avec ses coéquipiers d'Argos-Shimano et ne termine pas la course en ligne.

Tom Dumoulin à Paris-Nice 2015.

En mars 2014, Tom Dumoulin obtient la première victoire de sa carrière professionnelle en gagnant le contre-la-montre du Critérium international[9]. En juin, il est deuxième du contre-la-montre et du classement général du Tour de Belgique, derrière Tony Martin. Ce dernier est également le seul à le devancer lors du Tour de Suisse. Dumoulin termine à la cinquième place du classement général de cette course. Trois jours plus tard, il devient champion des Pays-Bas du contre-la-montre. Au Tour de France, il est quatrième d'étape à Nancy et Mulhouse et prend la deuxième place du contre-la-montre, à nouveau derrière Tony Martin. Il termine 33e de ce Tour, à la quatrième place du classement de meilleur jeune. En août, il gagne le contre-la-montre de l'Eneco Tour, puis se classe deuxième et quatrième d'étapes. Troisième du classement général, il remporte le classement par points. En septembre, il gagne le prologue du Tour d'Alberta. Leader du classement général pendant cinq jours, il cède la victoire finale pour une seconde à Daryl Impey, vainqueur de la dernière étape. Durant la semaine qui suit, il est deuxième du Grand Prix de Québec et sixième du Grand Prix de Montréal. Il est sélectionné pour le contre-la-montre et la course en ligne des championnats du monde 2014[10]. Il prend la médaille de bronze du contre-la-montre, terminant à 41 secondes du vainqueur Bradley Wiggins. En fin de saison, il est élu coureur néerlandais de l'année[11].

En 2015, Tom Dumoulin commence sa saison au Tour Down Under, dont il prend la quatrième place. En avril, il gagne l'étape contre-la-montre du Tour du Pays basque. En juin, il s'impose lors de la première étape du Tour de Suisse, devant Fabian Cancellara. Leader du classement général pendant quatre jours, il franchit la ligne d'arrivée de la cinquième étape à Sölden avec une minute et demie de retard sur le vainqueur Thibaut Pinot, auquel il cède le maillot jaune. Il s'impose à nouveau lors de la neuvième et dernière étape, une contre-la-montre, et termine à la troisième place du classement général, derrière Simon Špilak et Geraint Thomas. Considéré comme le favori du championnat des Pays-Bas du contre-la-montre à la fin du mois, il en prend la quatrième place. En juillet, il est au départ du Tour de France, à Utrecht. Il est quatrième de la première étape. Lors de la troisième étape du Tour de France, il figure dans une chute collective et doit abandonner, blessé à l'épaule gauche. Une fracture lui est diagnostiquée[12].

À la suite de cet abandon, il décide de participer au Tour d'Espagne pour se préparer au championnat du monde. Il finit deuxième de la deuxième étape, une arrivée en bosse, derrière Esteban Chaves mais devant les favoris. Il prend une première fois le maillot rouge lorsqu'il bénéficie d'une cassure, mais le perd le lendemain à la suite d'une attaque de Chavés dans une autre arrivée en côte. En remportant la neuvième étape devant Chris Froome et le reste des favoris, et reprend le maillot rouge. Il le garde jusqu'à la onzième et étape reine de cette Vuelta, où même s'il perd plus d'une minute sur Fabio Aru, il reste troisième du classement général. Il garde cette place jusqu'à la dernière arrivée au sommet, où il recule à la quatrième place, à moins deux minutes du leader avant l'épreuve chronométrée de 39 kilomètres aux alentours de Burgos. Il domine ce contre-la-montre et reprend le maillot de leader avec 3 secondes d'avance sur Fabio Aru et une minute et quinze secondes sur Joaquim Rodriguez, l'ancien leader. Il reste alors quatre jours avant l'arrivée, et une seule étape de montagne. Lors des deux étapes suivantes, il résiste aux attaques de Aru et Valverde, reprenant même 3 secondes à Aru et aux autres favoris lors de la 19e étape, au sommet de la côte pavée d'Ávila. Mais le lendemain, la tactique offensive de l'équipe Astana fonctionne. Tom Dumoulin craque et perd 4 minutes sur les meilleurs grimpeurs. Il recule de la tête du classement et termine à la sixième place de cette Vuelta.

En octobre 2015, la prolongation du contrat de Dumoulin de trois ans avec Giant-Alpecin est annoncée[13].

Après deux succès sur le Tour de France 2016 lors des neuvième et treizième étapes, il abandonne au cours de la dix-neuvième étape, à la suite d'une chute. Cette chute lui cause une fracture au poignet gauche[14]. Il réussit tout de même à devenir vice champion olympique du contre-la-montre à Rio.

Le 28 mai 2017 il devient le premier coureur néerlandais à remporter le tour d'Italie[15] et le premier coureur à parvenir à gagner un Grand Tour alors qu'il est quatrième du classement provisoire avant le départ de la dernière étape[16]. En septembre, aux championnats du monde à Bergen, en Norvège, il s'impose avec ses coéquipiers lors du contre-la-montre par équipes, puis domine ses adversaires en contre-la-montre[17].

Morphologie, style[modifier | modifier le code]

Sportif de grande taille (1,86 m) mais plutôt longiline (69 à 71 kg)[2],[18], Tom Dumoulin est d'abord spécialisé dans le contre-la-montre, où il obtient ses premières victoires en 2014[2]. Il est ainsi notamment champion des Pays-Bas de cette spécialité en 2014 et 2017 et vainqueur d'étapes contre-la-montre sur les trois grands tours en 2015 et 2016[18]. Découvrant ses capacités en montagne au Tour de Suisse 2015[2] puis se révélant au Tour d'Espagne[18], il continue de privilégier le contre-la-montre jusqu'aux Jeux olympiques de 2016 où il est médaillé d'argent[2]. Il poursuit sa progression en montagne et dans les courses par étapes, qu'il explique par une perte de poids de 3 kg, et davantage d'entraînement en altitude, et remporte ainsi le Tour d'Italie 2017[2]. Cette victoire l'amène à être comparé à Miguel Indurain ou Jan Ullrich pour ses aptitudes à prendre du temps à ses adversaires en contre-la-montre puis de limiter la perte de temps en montagne[16].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Par années[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

4 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

  • 2016 : abandon (11e étape), vainqueur de la 1re étape (contre-la-montre), Jersey pink.svg maillot rose pendant 6 jours
  • 2017 : Leader du classement général Vainqueur du classement général, vainqueur des 10e (contre-la-montre) et 14e étapes, Jersey pink.svg maillot rose pendant 10 jours

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Année 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
UCI World Tour 60e[19] 21e[20] 15e[21] 27e[22]
UCI America Tour 320e[23]
UCI Europe Tour 244e[24] 129e[25] 133e[26] 221e[27]
UCI Oceania Tour 70e[28]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du 1er janvier 2012 au 31 mars 2012
  2. Du 1er avril 2012 au 31 décembre 2013

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tom Dumoulin », sur 1t4i.com (consulté le 24 février 2012)
  2. a, b, c, d, e et f « Tour d’Italie: Tom Dumoulin, l’homme des métamorphoses », AFP/Libération,‎ (lire en ligne)
  3. a et b (nl) « Tour de France 2013: Ambities Tom Dumoulin zijn nog niet gestild bij Tourstart », sur metronieuws.nl, (consulté le 25 septembre 2014)
  4. Tom Dumoulin finalement à la "Rabo" sur cyclismactu
  5. De la graine de champion sur velo101.com
  6. (en) « Australia's Matthews grabs home turf title », sur cyclingnews.com, nil (consulté le 7 juillet 2010)
  7. (nl) « Tom Dumoulin belofte van het jaar 2010 », sur wielerland.nl, (consulté le 16 août 2015)
  8. Tom Dumoulin file chez Skil-Shimano sur Velochrono.fr
  9. « Tom Dumoulin, première ! », sur letour.fr (consulté le 25 septembre 2014)
  10. Yohann Tritz, « Mondiaux 2014 - Les Pays-Bas sans Robert Gesink », sur cyclismactu.net,
  11. Tom Dumoulin élu coureur néerlandais de l'année sur lesoir.be
  12. (en) Brecht Decaluwé, « Shoulder dislocation forces Dumoulin out of the Tour de France », sur cyclingnews.com,
  13. (en) « Dumoulin and Barguil sign three-year renewals with Giant-Alpecin », sur cyclingnews.com,
  14. AFP, « Fracture du poignet gauche confirmée pour Tom Dumoulin, participation à Rio compromise », sur eurosport.fr,
  15. Tom Dumoulin remporte le Giro au bout du suspense, Gillebert Julien, La Libre Belgique, 29 mai 2017
  16. a et b Benoît Vittek, « Tom Dumoulin, la belle mécanique », sur eurosport.fr,
  17. « Le Néerlandais Tom Dumoulin domine le chrono des Mondiaux de Bergen », sur lequipe.fr, (consulté le 21 septembre 2017)
  18. a, b et c « Tom Dumoulin, un rouleur au pays des grimpeurs », sur lequipe.fr, (consulté le 31 mai 2017)
  19. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2013 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  20. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2014 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  21. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  22. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  23. (en) « UCI America Tour Ranking - 2012 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  24. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  25. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2011 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  26. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2012 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  27. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  28. (en) « UCI Oceania Tour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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