Col de l'Umbrail

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Col de l'Umbrail
Image illustrative de l’article Col de l'Umbrail
Vue sur le versant suisse du col de l’Umbrail.
Altitude 2 501 ou 2 503 m[1],[2]
Massif Massif de l'Ortles (Alpes)
Coordonnées 46° 32′ 30″ nord, 10° 25′ 59″ est[1],[2]
PaysDrapeau de la Suisse Suisse Drapeau de l'Italie Italie
ValléeVallée de la Rambach
(nord)
Vallée de l’Adda
(sud)
Ascension depuisSanta Maria Bormio
Déclivité moy.8,6 % 7,1 %
Déclivité max.12 % 14 %
Kilométrage13,1 km 18,4 km
Fermeture hivernale novembre à mai
Géolocalisation sur la carte : Lombardie
(Voir situation sur carte : Lombardie)
Col de l'Umbrail
Géolocalisation sur la carte : canton des Grisons
(Voir situation sur carte : canton des Grisons)
Col de l'Umbrail
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Col de l'Umbrail
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Col de l'Umbrail

Le col de l’Umbrail (en allemand : Umbrailpass, en italien : Giogo di Santa Maria) est le plus haut col routier de Suisse avec 2 501 ou 2 503 mètres d’altitude, ce qui en fait le plus haut col routier des Alpes suisses et le 5e plus haut d'Italie. Frontière entre l'Italie et la Suisse, il relie Bormio, en Italie, à Santa Maria, en Suisse. La route du col est entièrement goudronnée depuis 2015.

Localisation[modifier | modifier le code]

Il se situe à la frontière entre le canton des Grisons et la Lombardie, en Italie, à trois kilomètres du col du Stelvio. Il permet de relier le val Müstair et la vallée de l’Adda dans la Valteline.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Wormserjoch, ancien nom du col, était accessible au haut Moyen Âge par un sentier muletier qui permettait le trafic de marchandises entre Bormio et le nord. C'était un débouché important pour les négociants de Venise, dans la mesure où il formait le prolongement de la voie commerciale vénitienne par les cols du Gavia et du Mortirolo[3]. Le passage alpin connut son apogée au XVe siècle, au point qu'à la fin de ce siècle un relais de poste y était établi, reliant Milan et Innsbruck. L'un des motifs de la guerre de Souabe fut la maîtrise de cet axe commercial lucratif : en 1499, le duc de Milan Ludovico Sforza dépêcha des contingents de soldats à l'empereur Maximilien Ier pour défendre ce point de passage ; mais lorsqu'au mois d’octobre les Français s'emparèrent de Milan, la troupe dut se replier dans le Tyrol.

La prospérité de cette voie commerciale prend fin avec la Renaissance ; à ce moment, le trafic commercial se détourne en partie vers l'est (col du Brenner), et en partie vers l'ouest (col de San Marco), et l'endroit redevient le chemin muletier d'autrefois, voué au commerce local.

En 2015, le dernier tronçon en gravier est goudronné, une portion de route de 1,5 km sur le versant suisse entre les altitudes 1 883 m et 2 012 m.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Il a été abordé pour la première fois par le Tour d'Italie lors de l'édition 2017, lors de la seizième étape de Rovetta à Bormio. L'Espagnol Mikel Landa a franchi le col en tête[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Col de l'Umbrail sur Swisstopo.
  2. a et b Visualisation sur le géoportail italien.
  3. (de) Das Land Tirol: Mit einem Anhange, Wagner, , p. 185
  4. (it) « Giro, impresa di Nibali sullo Stelvio: 1° a Bormio. Dumoulin mantiene la maglia rosa », sur LaStampa.it (consulté le 12 juin 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]