Taylor Phinney

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Taylor Phinney
Informations
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (27 ans)
BoulderVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Équipe actuelle
Spécialité
Équipes amateurs
Équipes professionnelles
08.2010-12.2010 RadioShack (stagiaire)
2011-2016 BMC Racing
2017- Cannondale-Drapac
Principales victoires

Taylor Phinney, né le à Boulder, est un coureur cycliste américain, membre de l'équipe Cannondale-Drapac. Il est le fils de Connie Carpenter-Phinney et Davis Phinney. Il est notamment double Champion du monde de poursuite en 2009 et 2010 et Champion du monde du contre-la-montre par équipes avec BMC Racing en 2015. Il a également remporté une étape du Tour d'Italie 2012. Considéré à ses débuts comme un coureur très prometteur, il a eu du mal par la suite à répondre aux attentes suscités par les suiveurs. Une grave chute en 2015 l'a éloigné des courses pendant plus d'un an.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lors de la coupe du monde sur piste à Los Angeles (2008)

Taylor Phinney naît le à Boulder. Il est le fils de deux anciens champions cyclistes : Connie Carpenter, championne du monde de poursuite en 1983 championne olympique sur route en 1984, et de Davis Phinney, champion des États-Unis sur route, médaillé aux Jeux olympiques de 1984 et vainqueur de 2 étapes du Tour de France en 1986 et 1987.

Il commence le cyclisme à 15 ans, en 2005[2]. En 2007, Phinney commence à courir avec l'équipe junior du Team Slipstream. Le manager de l'équipe, Jonathan Vaughters, a recruté Phinney dans l'équipe sans qu'il n'ait participé à une seule course, après avoir entendu des rumeurs au sujet de la capacité de Phinney lors d'entrainement en groupe à Boulder. C'est à cette époque que Phinney découvre la piste. En août 2007, il devient champion du monde du contre-la-montre juniors. Il se classe septième de la poursuite individuelle aux Jeux olympiques d'été de 2008. Plus tard dans la même année, aux championnats nationaux sur piste, il remporte des médailles d'or dans les épreuves élites du kilomètre contre-la-montre, de la poursuite individuelle et de la poursuite par équipes.

En 2009, il rejoint à 19 ans l'équipe Trek Livestrong (réserve de l'équipe ProTour RadioShack) et remporte le , le titre de champion du monde de poursuite. Il conserve son titre l'année suivante. Ses qualités de rouleur et de sprinteur lui ont permis de remporter Paris-Roubaix espoirs en 2009 et 2010, ainsi que quatre étapes de l'Olympia's Tour et le classement final en 2010. Il est alors très suivi par les médias américain qui voient en lui un futur champion[2]. L'équipe RadioShack lui a proposé une place de stagiaire à partir du mois d'août 2010[3]. Il rejoint finalement pour sa première saison au haut-niveau l'équipe américaine BMC Racing[4], avec le plus haut salaire offert pour un néo-professionnel et un statut de grand espoir. À la fin de la saison 2010, il est sélectionné pour participer au championnat du monde dans la catégorie espoirs (moins de 23 ans) à Melbourne, en Australie. Grand favori, il devient champion du monde du contre-la-montre[5], trois ans après son titre acquis chez les juniors. Il prend deux jours plus tard, la médaille de bronze sur la course en ligne. Il est désigné coureur américain de l'année par la fédération américaine[6]. Il est alors considéré comme un grand espoir du cyclisme américain, un « nouveau Lance Armstrong »[7]

En 2012, il remporte la première étape du Tour d'Italie, disputée contre-la-montre, ce qui lui permet de porter le maillot rose pendant trois jours. Il termine à la 155e du classement général. Ensuite, il termine entre autres 4e de la course en ligne et du contre-la-montre des JO et médaille d'argent aux championnats du monde du contre-la-montre.

Début 2013, il termine troisième du Tour du Qatar. Dans des conditions dantesques, il prend la septième place de Milan-San Remo. Plus tard, fin juillet, il remporte sa première et seule victoire de l'année lors de la 4e étape du Tour de Pologne après s'être échappé dans les derniers kilomètres et avoir finalement résisté aux équipes de sprinteurs pour franchir seul devant le peloton la ligne d'arrivée[8].

En mai 2014, Taylor Phinney est champion des États-Unis du contre-la-montre. Sur la course en ligne de ces mêmes championnats, il subit une grave chute qui l'éloigne des courses pendant plus d'un an. À la jambe gauche, il est atteint de fractures au tibia, à la rotule ainsi qu'une rupture du tendon rotulien qui mettent fin à sa saison[9]. Il passe alors six mois sans bouger puis par des séances de rééducation.

Il reprend la compétition en août 2015, lors du Tour de l'Utah[10]. Sa jambe gauche conserve toutefois un déficit de puissance de 25 % par rapport à la droite[7]. En fin de saison, Phinney est sélectionné par les États-Unis pour le contre-la-montre et la course en ligne des championnats du monde de Richmond[11]. Avec BMC Racing, il remporte le championnat du monde du contre-la-montre par équipes. Il participe à sa première course en Europe depuis sa blessure lors de Gand-Wevelgem en mars 2016[12]. En mai, il est pour la troisième fois champion des États-Unis du contre-la-montre.

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Casque de contre-la-montre utilisé par Taylor Phinney lors du prologue du Tour de Romandie 2011.

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

  • Manchester 2008
    • 8e de la poursuite
  • Pruszkow 2009
    • Jersey rainbow.svg Champion du monde de poursuite
    • Médaille d'argent, Coupe du Monde Médaillé d'argent du kilomètre
    • 6e de l'omnium
  • Ballerup 2010
    • Jersey rainbow.svg Champion du monde de poursuite
    • Médaille de bronze, Coupe du Monde Médaillé de bronze de l'omnium

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

  • 2007-2008
    • 1er de la poursuite à Los Angeles
  • 2008-2009
    • 1er de la poursuite à Copenhague
    • 1er du kilomètre à Copenhague

Championnats du monde juniors[modifier | modifier le code]

Championnats des États-Unis[modifier | modifier le code]

Taylor Phinney à 2013 UCI Road World Championships – Men's time trial

Palmarès sur route et classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Palmarès par années[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

1 participation

Tour de France[modifier | modifier le code]

1 participation

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
UCI World Tour 67e[13] 118e[14] 96e[15] nc[16] nc[17] nc[18]
UCI Europe Tour 199e[19] 43e[20] 1 551e[21]
UCI Oceania Tour 10e[22]
Légende : nc = non classé

Palmarès en cyclo-cross[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Taylor Phinney », sur bmcracingteam.com (consulté le 22 février 2014)
  2. a et b Vélo Magazine de septembre 2017
  3. (en) « Phinney open to joining Armstrong as a stagiaire », sur cyclingnews.com, (consulté le 9 juin 2010)
  4. « BMC officialise la venue de Phinney », sur cyclismactu.net, (consulté le 22 septembre 2010)
  5. De la graine de champion sur velo101.com
  6. (en) « Abbott and Phinney named USA Cycling's best », sur cyclingnews.com, (consulté le 29 octobre 2010)
  7. a et b Sylvain Mouillard, « Taylor Phinney : «Je suis vraiment tombé amoureux du vélo après m’être cassé la jambe» », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Stephen Farrand, Phinney solos to victory in stage 4 at the Tour of Poland, sur cyclingnews, le 31 juillet 2013
  9. (en) Pat Malach, « Phinney hopes to recover in time for Tour de France and Worlds in 2015 », sur cyclingnews.com,
  10. Taylor Phinney de retour sur lequipe.fr
  11. (en) « Craddock gets final US spot for World Championships », sur cyclingnews.com,
  12. (en) No pressure on Phinney at the Classics sur cyclingnews.com
  13. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  14. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2012 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  15. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2013 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  16. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2014 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  17. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  18. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  19. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2009 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  20. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  21. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  22. (en) « UCI Oceania Tour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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