Taram et le Chaudron magique

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Taram et le Chaudron magique
Description de l'image Taram.png.
Titre original The Black Cauldron
Réalisation Ted Berman
Richard Rich
Scénario Voir fiche technique
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Durée 80 minutes
Sortie 1985

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Taram et le Chaudron magique (The Black Cauldron), est le 32e long-métrage d'animation et le 25e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1985, il s'inspire du deuxième tome des Chroniques de Prydain de Lloyd Chudley Alexander, parues entre 1964 et 1970[1].

Prologue[modifier | modifier le code]

« A en croire la légende, au cœur du royaume de Prydain, il était une fois un roi si cruel et si maléfique que même les dieux le craignaient. Aucune prison ne pouvant le retenir, il fut brûlé vif dans un creuset empli de métal en fusion où son esprit démoniaque fut a jamais figé sous la forme d’un immense chaudron magique.

Durant des siècles, le chaudron magique demeura dans l’ombre patiemment mais des hommes malveillants le recherchaient. Celui d’entre eux qui le découvrirait aurait le pouvoir de ressusciter une armée de guerriers d’outre-tombe grâce auxquels il se rendrait maître du monde. »

— Prologue du film

Synopsis[modifier | modifier le code]

Après le prologue, l’histoire débute dans la petite ferme de l’enchanteur Dalben où Taram, un jeune valet de ferme, souhaite devenir guerrier. Dalben apprend grâce au don divinatoire de la truie Tirelire que le Seigneur des Ténèbres recherche le chaudron magique pour ressusciter une armée de morts-vivants. L’enchanteur craint que le Seigneur des Ténèbres essaye de kidnapper le cochon afin d’utiliser ses pouvoirs pour localiser le chaudron. Il demande à Taram d’amener Tirelire dans un chalet secret à la limite de la Forêt Interdite. Malheureusement, sur la route, à cause de la négligence et de la rêverie du garçon, le cochon se fait enlever par les vouivres du Seigneur des Ténèbres. Taram les suit jusqu’à la forteresse du Seigneur. Sur le chemin, il rencontre Gurki, une petite créature poilue. Taram se faufile dans le château laissant Gurki dans la forêt. Il réussit à faire sortir Tirelire mais le jeune garçon se fait rattraper et est jeté au cachot.

Une autre captive, la princesse Eilonwy[NB 1], aide Taram à s’échapper de sa cellule. Tous deux s’engagent dans les catacombes du château à la recherche d’une sortie, ils découvrent dans la chambre funéraire d’un roi, une épée magique qui aidera Taram à vaincre les sbires du Seigneur des Ténèbres. Ils rencontrent un troisième prisonnier, le barde Ritournelle et réussissent à s’enfuir du château, ils rejoignent ainsi Gurki dans la forêt. Quand le Seigneur des Ténèbres apprend que Taram s’est évadé, il ordonne à Crapaud d’envoyer ses vouivres à sa poursuite. A la recherche de Tirelire, les quatre héros atterrissent dans le royaume souterrain des Elfs, un groupe de petites créatures féériques qui leur révèlent que Tirelire est sous leur protection. Le roi des elfs, le Roi Bedaine, leur apprend qu’il sait où se trouve le chaudron magique, guidé par le bras-droit du roi, Ronchon, Taram se rend, accompagné de ses amis, dans les marais de Morva pour le détruire tandis que les petits êtres raccompagne Tirelire chez Dalben.

Au marais, ils apprennent que le chaudron est détenu par trois sorcières, Grièche, Griotte et Goulue. Grièche accepte de donner le chaudron en échange de l’épée de Taram, ce qu’il accepte. Avant de disparaître, les trois sorcières révèlent que le chaudron est indestructible et que son pouvoir ne peut être brisé que par quelqu’un qui de sa seule volonté doit se glisser à l’intérieur ce qui le tuera. Il semble donc que Taram est échangé son épée et ainsi renoncé à son rêve de devenir un grand guerrier pour rien. Dépité, Taram se sent stupide mais ses compagnons croyant toujours en lui, essayent de lui redonner courage. Ils sont interrompus par les soldats du Seigneurs des Ténèbres, ils saisissent le chaudron et enlèvent tout le monde excepté Gurki et les retiennent à nouveau prisonnier dans le château. Le Seigneur des Ténèbres utilise le chaudron et ressuscite ainsi son armée.

Gurki parvient à libérer les captifs, Taram décide de se jeter dans le chaudron mais Gurki l’arrête et saute à sa place. L’armée de morts-vivants s’effondre et quand le Seigneur des Ténèbres voit Taram, il comprend ce qui se passe et menace de tous les jeter dans le chaudron. Cependant, la magie du chaudron devient incontrôlable et le Seigneur y est aspiré dans un torrent de feu et de sang provoquant la destruction du château. Les sorcières viennent récupérer le chaudron, maintenant sans pouvoir. Elles proposent de redonner l’épée en échange mais Taram demande de faire revivre Gurki à la place. Bien que réticentes, elles acceptent et Gurki revient à la vie. Les quatre amis retournent chez Dalben où l’enchanteur les regarde dans une vision créée par Tirelire et Dalben loue Taram pour son héroïsme en dépit du fait qu’il préfère rester valet de ferme.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Note : À partir de ce film, la liste des « crédités » au générique devient bien trop longue pour être citée in extenso ici. Nous n'avons donc repris que les principaux contributeurs.

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l’Internet Movie Database[3].

Voix françaises[modifier | modifier le code]

1er doublage (1985)[modifier | modifier le code]

2nd doublage (1998)[modifier | modifier le code]

Box-office américain[modifier | modifier le code]

  • Environ 21 millions de USD[1]

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l’Internet Movie Database[4].

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Principales ressorties[modifier | modifier le code]

  • France : 26 juillet 1989

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 1998 - VHS (Belgique) avec recadrage 4/3 et 1er doublage
  • - VHS (France) avec recadrage 4/3 et 2e doublage
  • 2 avril 1998 - Laserdisc (France) avec format 2.35 et 2e doublage
  • 4 août 1998 - VHS (Québec) avec recadrage 4/3 et 1er doublage
  • 3 octobre 2000 - VHS (Québec) Collection "Classiques or" avec recadrage 4/3 et 2e doublage
  • 3 octobre 2000 - DVD (Québec) Collection "Classiques or" avec format 2.35 4/3 et 1er doublage
  • - VHS (France) avec recadrage 4/3 et 2e doublage
  • 5 juin 2004 - DVD (France) avec format 2.35 et 2e doublage
  • 14 septembre 2010 - DVD (Québec) Edition 25e anniversaire avec format 2.35 et 2e doublage
  • Octobre 2010 - DVD (Belgique) Edition Spéciale avec format 2.35 et 2e doublage
  • 6 octobre 2010 - DVD (France) Edition Exclusive avec format 2.35 et 2e doublage

Source : Les Grands Classiques de Walt Disney[5]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Une production difficile[modifier | modifier le code]

Les débuts de production de ce film peuvent être remontés à 1971 lorsque la société Disney a acheté les droits d'adaptation cinématographique des Chroniques de Prydain de Lloyd Chudley Alexander[1]. Mais l'adaptation des cinq volumes écrits par l'auteur, comprenant plus de 30 personnages majeurs a été chronophage jusqu'à la nomination en 1980 de Joe Hale comme producteur[1]. Hale a ainsi augmenté la place du Seigneur des Ténèbres qu'il occupe dans le film par rapport à celle mineure qu'il occupe dans l'œuvre originale de Lloyd Chudley Alexander[1].

Le film est marqué par plusieurs nouveautés :

Taram et le Chaudron magique a nécessité 12 années de développement dont cinq de production pour un coût total de 25 millions USD[1], mais il n'en rapporta que 10 [réf. nécessaire] au box-office américain.

Malgré des personnages attachants, ce long-métrage est le plus sombre des studios Disney. Sur le plan commercial, celui-ci fut un véritable échec lors de sa sortie en 1985. Au point même de se voir renié par ses concepteurs. Disney donna même l'impression de vouloir en faire oublier l'existence.

Sur le plan de la forme, ce dessin animé se démarque également des autres productions Disney. L'atmosphère a été perçue comme pesante et sinistre ; certaines scènes ont été jugées effrayantes pour un jeune public, comme celle de l'enlèvement de Tirelire par deux vouivres, par exemple. De ce fait, lors de sa sortie aux États-Unis, la commission de censure américaine a apposé la certification PG (parental guidance) au film, impliquant que les jeunes enfants soient accompagnés d'un adulte. Mais malgré son échec commercial, le film est aujourd'hui disponible en DVD.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Tim Burton fut engagé par Disney comme artiste-concepteur pour Taram et le Chaudron magique. Il imagina une série de monstres pour le dessin animé, mais ceux-ci ne furent finalement pas retenus.
  • Ce dessin animé, contrairement à la plupart de ceux réalisés par Disney, ne comporte aucune séquence chantée, ce qui est assez rare pour être souligné.
  • L'animation a réutilisé des éléments de Merlin l'Enchanteur (1963), notamment lorsque Moustique part chercher la flèche de Kay dans la forêt.
  • Pendant le film, on peut apercevoir la fée Clochette parmi les fées qui aideront Taram.
  • L'esthétique du film ainsi que la conception des personnages ont été réutilisées pour la série télévisée Les Gummi.

Titre en différentes langues[modifier | modifier le code]

  • Allemand : Taran und der Zauberkessel (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Anglais : The Black Cauldron (« Le Chaudron noir »)
  • Chinois : 黑神鍋傳奇 (« La Légende du chaudron noir magique »)
  • Coréen : 블랙 콜드론 (Beurak Koldeuron : « Le Chaudron noir »)
  • Danois : Taran og den magiske gryde (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Espagnol : Tarón y el caldero mágico (« Taram et le Chaudron magique ») Espagne/El caldero mágico (« Le Chaudron magique ») Amérique latine
  • Espéranto : La Nigra Kaldrono (« Le Chaudron noir »)
  • Finnois : Hiidenpata
  • Grec : Το μαγικό καζάνι (To mayikó kazáni : « Le Chaudron magique »)
  • Néerlandais : Taran en de toverketel (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Italien : Taron e la pentola magica (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Japonais : コルドロン (Korudoron : « Le Chaudron »)
  • Norvégien : Taran og den sorte gryte (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Polonais : Taran i magiczny kocioł (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Portugais : O caldeirão mágico (« Le Chaudron magique »)/Taran e o caldeirão mágico (« Taram et le Chaudron magique »)
  • Russe : Черный котел (Tchernyï kotel : « Le Chaudron noir »)
  • Serbe : Црни казан (Crni kazan  : « Le Chaudron noir »)
  • Suédois : Taran och den magiska kitteln (« Taram et le Chaudron magique »)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Le nom de la princesse est Éloïse dans le premier doublage.
Références