Henri Roland Lancelot Turpin de Crissé

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Henri Roland Lancelot Turpin de Crissé
Naissance
Paris
Décès avant 1800 (à 76 ans)
Philadelphie (États-Unis)
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Grade colonel
Années de service -1790
Commandement régiment de hussards de Bercheny

Henri-Roland-Lancelot, marquis Turpin de Crissé est un militaire et un peintre amateur français d'architectures et de paysages, né le à Paris et mort vers 1800 à Philadelphie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du premier mariage de Lancelot Turpin de Crissé ( à Saint-Germain-le-Gaillard - à Vienne), lieutenant-général, auteur de livres de stratégie militaire, avec Marie-Louise-Gabrielle de Lezay-Lusignan (1729 - à Paris).

Henri-Roland-Lancelot-Joseph Turpin de Crissé fit une carrière militaire sous l'ancien régime et fut colonel du régiment de hussards de Bercheny dans l'armée des émigrés pendant la Révolution.

Cultivant les arts avec succès (il fut peut-être l'élève d'Hubert Robert), il devint membre en 1785 de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Il fit un voyage en Italie en 1786 et exposa au Salon de 1787 quelques vues et dessins de Rome et de ses environs pour lesquels il est reconnu par la critique: «Sous le titre de modeste amateur, l’Académie possède dans Monsieur le marquis de Turpin un véritable artiste. Dans la Vue de Villa Madame, près de Rome et dans Les portiques de Tivoli, il a fait paraître de la chaleur, du goût, une touche sûre et facile»[1].

Il se maria, par contrat du , avec Émilie-Sophie de Montullé (1756 -1816). C'est sans doute à cause de son prénom traditionnel, Lancelot, dans cette famille que l'on a supposé qu'il avait accueilli dans une maison parisienne de la rue de Bondy acquise en 1774 la "Société de la Table ronde" qui regroupait les meilleurs artistes du temps[2].

Après avoir démissionné de l'armée, il acheta à Seine-Port, le , une ancienne maison de famille de son épouse, fille de l'ancien baron de Saint-Port, Jean-Baptiste-François de Montullé, et d'Élisabeth Haudry qui avait souhaité s'y réfugier.

Pour tenter de survivre, il acquit de nouveaux bâtiments en 1792 et tenta d'implanter une fabrique de faïence anglaise[3] mais dès 1793, les évènements les contraignirent à tout vendre afin d'émigrer en Angleterre d'où il partit seul en 1794 pour gagner les États-Unis[4]. Il y mourut très peu de temps après, sans avoir revu les siens, dans un dénuement total, avant 1800 à Philadelphie.

armes Turpin de Crissé

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il peignit quelques tableaux dont:

Descendance[modifier | modifier le code]

Il eut trois enfants de son épouse Émilie-Sophie de Montullé :

  1. Lancelot-Jean-Baptiste-Alexandre Turpin de Crissé (-).
  2. Aline-Louise-Élisabeth Lancelot Turpin de Crissé ( à Paris - ) qui épousa le le comte Marie-Joseph-Théodore de Meulan (1778-1832), maréchal de camp.
  3. Lancelot Théodore comte Turpin de Crissé ( à Paris - à Paris), peintre et écrivain, inspecteur général des Beaux-Arts qui épousa le Adèle de Lesparda (1789-1861).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Catalogue de l'exposition Angers-Boulogne-Billancourt, Lancelot-Théodore Turpin de Crissé 1782-1859, La Spezzia, 2006, édité par Somogy, (ISBN 2-7572-0044-5).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Collection des livrets des anciennes expositions depuis 1673 jusqu'en 1800, tome 6, Paris, 1869-1873.
  2. Bulletin historique et monumental de l'Anjou, 1861-1862, page 373.
  3. d'après les Mémoires du comte de Paroy, Paris 1895.
  4. d'après les Lettres autographes de Turpin de Crissé, Bibliothèque Doucet, Paris, carton 27, n° 12 187.