Françoise Dorléac

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Françoise Dorléac
Nom de naissance Françoise Paulette Louise Dorléac
Naissance
Paris
Nationalité Drapeau de France Française
Décès (à 25 ans)
Villeneuve-Loubet, Alpes-Maritimes
Profession Actrice
Films notables L'Homme de Rio
La Peau douce
Cul-de-sac
Les Demoiselles de Rochefort

Françoise Dorléac est une actrice française, née le à Paris et morte dans un accident de la route le (à 25 ans) à Villeneuve-Loubet, près de Nice. Elle est la sœur aînée de l'actrice Catherine Deneuve.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Françoise Dorléac est l'aînée des trois filles de Maurice Dorléac et Renée Simonot, tous deux comédiens. Elle est suivie par Catherine (née en 1943) et Sylvie (née en 1946). Elle a également une demi-sœur, Danielle, née en 1936 et dont le père est le comédien Aimé Clariond[1].

Enfant rebelle et adolescente indisciplinée, elle est renvoyée du lycée qu'elle fréquente. Son père, directeur artistique dans le doublage, lui confie quelques rôles, notamment dans Heidi de Luigi Comencini (1952), où elle double en français Elsbeth Sigmund (de) qui tient le rôle-titre. Elle s'inscrit parallèlement au cours d'art dramatique de Raymond Girard avant d'entrer au Conservatoire d'art dramatique de 1957 à 1961, notamment dans la classe de Robert Manuel grâce à qui elle débute dans Gigi de Colette au théâtre Antoine en 1960.

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1957 dans le court métrage Mensonges, suivi en 1959 de son premier long-métrage, Les Loups dans la bergerie. Elle est également mannequin pour Christian Dior.

Elle accède au statut de vedette quand, en 1964, Philippe de Broca l'engage pour être la partenaire de Jean-Paul Belmondo dans L'Homme de Rio. Elle enchaîne aussitôt avec La Peau douce de François Truffaut, Cul-de-sac de Roman Polanski en 1965, et Les Demoiselles de Rochefort, film-culte de Jacques Demy en 1967, où elle partage la vedette avec sa sœur Catherine.

Boulimique de travail, elle tourne dans près de vingt films en à peine huit ans de carrière, aussi bien en français qu'en anglais, ce qui contribue à sa popularité à l'étranger.

Mort[modifier | modifier le code]

Le , après être partie de Saint-Tropez, elle se rend à l'aéroport de Nice où elle doit prendre un avion à destination de Londres en vue d’assister à la projection de son dernier film, Les Demoiselles de Rochefort, en version anglaise. Elle conduit une Renault 10 de location sur l'autoroute A8. Roulant beaucoup trop vite sur la bretelle de sortie no 47 vers Villeneuve-Loubet, elle fait une violente sortie de route car la chaussée est mouillée : elle percute un poteau. Comme les portières sont bloquées, elle ne parvient pas à s'extraire de son véhicule et y meurt brûlée vive[2]. Elle est inhumée à Seine-Port (Seine-et-Marne)[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En décembre 1960, elle rencontre le comédien Jean-Pierre Cassel à l’Épi Club, une boîte de nuit à la mode (où sa sœur, Catherine Deneuve, rencontrera Roger Vadim). Cassel écrit dans son autobiographie, parue en 2004, qu'elle fut son « amour de jeunesse ».

Elle a été brièvement la compagne de François Truffaut en 1964, pendant et après le tournage du film La Peau douce. Cette liaison se transforme vite en amitié entre l'actrice et le metteur en scène, qui avait pris pour habitude de l'appeler « Framboise »[4].

Dans un entretien à Libération[5], Guy Bedos, qui figurait également dans Ce soir ou jamais de Michel Deville, évoque ses proches disparus, et notamment Françoise Dorléac : « J'avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir. »

Elle résidait dans un appartement au 159, boulevard Murat, dans le 16e arrondissement de Paris, juste en face de l'immeuble où elle avait grandi et où ses parents habitaient[réf. nécessaire].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Hommages et mentions[modifier | modifier le code]

La chanson Elle avait mon âge[7], avec des paroles de Michelle Senlis et une musique de Jean Ferrat, interprétée et créée en 1967 par Isabelle Aubret, est un hommage à Françoise Dorléac, et à Nicole Berger, morte en avril 1967, elle aussi dans un accident de la route.

Son nom est mentionné dans les paroles de la chanson Le Film de Polanski, de l'album Raconte-toi, sorti en 1975, de l'auteur-compositeur-interprète Yves Simon : « Dans un ciné / Place de Clichy / Y avait un film / De Polanski / Pas Chinatown / Mais Cul-de-sac / Celui avec / La Dorléac. […] »[8].

La place située devant la gare de Rochefort est nommée Françoise-Dorléac depuis 1992 et le Conseil de Paris décide en avril 2013 de nommer aussi place Françoise-Dorléac la voie CN/18 dans le quartier des Grandes-Carrières du 18e arrondissement, projetée dans le cadre de l’aménagement du secteur Binet[9], place où se situent également une école maternelle[10] et une école élémentaire[11] Françoise-Dorléac.

Le 15 octobre 2010 au domaine de Courson à Courson-Monteloup, Catherine Deneuve participe à la présentation d'une nouvelle variété de camélias, baptisée Françoise Dorléac. Elle explique : « Je suis très émue que quelqu'un ait émis le souhait de faire une fleur au nom de ma sœur. On en parlait depuis deux ans. Ma sœur aurait été très heureuse. Donner à une plante le nom de quelqu'un qu'on a aimé, c'est comme une chose éternelle, c'est très réconfortant ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]