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Liste des évêques et archevêques de Lyon

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Saint Irénée.

La liste des évêques et archevêques de Lyon commence dès le milieu du IIe siècle dans le cadre de l'Empire romain, Lyon (Lugdunum) étant depuis le règne de l'empereur Auguste la capitale des Trois Gaules (Gaule lyonnaise, Gaule belgique et Gaule aquitaine), conquises par Jules César entre -58 et -52, ainsi que le chef-lieu de la province de Gaule lyonnaise (ou, simplement, Lyonnaise), qui s'étend jusqu'en Armorique.

Aperçu de l'histoire du diocèse de Lyon

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Sous l'Empire romain

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Cité romaine fondée en -43 à la limite nord de la Gaule narbonnaise[1] en un lieu stratégique (confluent du Rhône et de la Saône), Lyon accueille très tôt les doctrines chrétiennes, nées en Judée, mais présentes à Rome, lieu de décès de saint Pierre, le premier pape, dès le milieu du Ier siècle, Jésus ayant été crucifié vers l'an 30 de notre ère.

À Lyon, une communauté chrétienne se structure vers 150 autour du premier évêque, saint Pothin[2]. Chronologiquement, le diocèse de Lyon est le plus ancien de Gaule et conséquemment de France, l'un des plus anciens de la partie occidentale de l'Empire romain après Rome.

Le deuxième évêque, saint Irénée, étant un disciple de saint Polycarpe de Smyrne, lui-même disciple de saint Jean l'Évangéliste, les évêques de Lyon se placent directement dans la lignée des premiers apôtres.

Des royaumes francs au Saint-Empire

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Après la fin de l'Empire romain d'Occident (476), vient la période des royaumes francs de la dynastie mérovingienne (481-751), puis de la dynastie carolingienne (751-843).

En 843 (traité de Verdun), l'Empire carolingien est divisé en trois royaumes, qui au siècle suivant vont devenir, l'un le royaume de France, les deux autres le Saint-Empire romain germanique, créé en 962. Lyon fait partie du Saint-Empire jusqu'en 1312, date à laquelle la ville est rattachée au royaume de France.

Au IXe siècle, les évêques de Lyon sont élevés au rang d'archevêques, à partir d'Agobard.

Puis ils reçoivent le titre de primat des Gaules, confirmé officiellement par Grégoire VII en 1079.

Depuis le rattachement à la France (1312)

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Une date essentielle est celle de 1790, au début de la Révolution française. L'Assemblée nationale constituante, après avoir créé les départements, décide que les diocèses du royaume de France auront le même territoire que les départements, en l'occurrence, d'abord le Rhône-et-Loire, puis le Rhône.

Sources de la liste

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Pour les périodes les plus reculées (de l'Antiquité au milieu du Moyen Âge), sont disponibles, outre des documents sur tel ou tel personnage, uniquement trois listes d'archevêques, étudiées et discutées essentiellement par Alfred Coville[3] :

  • une liste écrite sur un feuillet de garde d'un évangéliaire, qui donne les noms des archevêques jusqu'à Amolon. Un fac-similé est visible dans M.-C. et G. Guigue, Obituaire de l'Église primatiale de Lyon, Lyon, 1902, p. 110[4],
  • une liste donnée par Hugues de Flavigny dans sa Chronique universelle. Le texte est visible dans M.G.H., SS, p. 321,
  • une liste située en tête de l'obituaire de l'Église de Lyon du début du XIIIe siècle. Elle est visible dans l'ouvrage de M.-C. et G. Guigue, p. 111[5].

Les listes fournies demeurent incomplètes, voire rarement contradictoires (avec d'autres lectures, dont la version anglophone de Wikipedia). Certains évêques ou archevêques peuvent temporairement assurer des fonctions sur d'autres évêchés. Enfin, certaines fonctions peuvent être détachées (dès une haute époque) à des évêques auxiliaires, dont certains sont reconnus saints en catholicisme, aussi désignés simples évêques. Ainsi

  • Saint-Aubrin[6], évêque auxiliaire de Lyon décédé en 875,
  • Saint-Sicaire[7], décédé vers 435.

Liste des évêques et archevêques

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Dans l'Empire romain (148-476)

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Saint Pothin.

Période des royaumes mérovingiens (476-751)

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Église Saint-Nizier où aurait été enterré Nizier.

Périodes carolingienne (751-843) et post-carolingienne (843-962)

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843 est la date du traité de Verdun, par lequel l'Empire carolingien est divisé en trois royaumes. L'un deux devient ensuite le royaume de France ; les deux autres deviennent le Saint-Empire romain germanique en 962.

Dans le Saint-Empire (962-1312)

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La Primatiale Saint-Jean.
Vitrail de la primatiale Saint-Jean à Lyon représentant Renaud II de Forez, archevêque de Lyon (1193-1226).
Le pape Innocent V.

Dans le royaume de France de la fin du Moyen Âge (1312-1488)

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Guy de Bourgogne couronnant le pape Grégoire XI.

De la Renaissance aux guerres de Religion (1488-1599)

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Hippolyte d'Este.

Période de la monarchie absolue (XVIIe siècle et XVIIIe siècle)

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Nom Portrait Armoiries Date de Début Date de fin Notes
Albert de Bellièvre
Claude de Bellièvre
Denis-Simon de Marquemont
cardinal
Charles Miron
Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu
cardinal, frère du cardinal de Richelieu
Camille de Neufville de Villeroy
Claude de Saint-Georges
François Paul de Neufville de Villeroy
Charles-François de Chateauneuf de Rochebonne
Pierre Guérin de Tencin
cardinal
Antoine de Malvin de Montazet
Yves Alexandre de Marbeuf
refuse de prêter serment et se considère encore archevêque de Lyon jusqu'à sa mort, en 1799

Période révolutionnaire de la constitution civile du clergé (1791–1802)

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En 1790, l'Assemblée nationale constituante vote la constitution civile du clergé, qui impose un serment aux prêtres fonctionnaires chargés des paroisses et des nouveaux diocèses (alignés sur les départements). Les évêques constitutionnels, ceux qui prêtent le serment, ne sont pas reconnus par le pape. Ils ne sont donc pas « évêques de Lyon », mais évêques du département (Rhône-et-Loire, puis Rhône).

Nom Portrait Armoiries Date de Début Date de fin Notes
Antoine-Adrien Lamourette
évêque du Rhône-et-Loire
Claude François Marie Primat
évêque constitutionnel du Rhône

Époque concordataire (1802-1905) et post-concordataire (depuis 1905)

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Le concordat de 1801, établi par le Premier Consul Napoléon Bonaparte, prend fin le 9 décembre 1905, date du vote de la loi de séparation des Églises et de l'État.

Nom Portrait Armoiries Date de Début Date de fin Notes
Joseph Fesch
cardinal, oncle de Napoléon Bonaparte, en résidence à Rome à partir de 1814
Jean-Gaston de Pins
administrateur apostolique
Louis-Jacques-Maurice de Bonald
cardinal
Jacques Marie Achille Ginoulhiac
Louis-Marie Caverot
cardinal
Joseph-Alfred Foulon
cardinal
Pierre-Hector Coullié
cardinal
Hector-Irénée Sevin
cardinal
Louis-Joseph Maurin
cardinal
Pierre Gerlier
cardinal
Jean-Marie Villot
cardinal
Alexandre Renard
cardinal
Albert Decourtray
cardinal
Jean Balland
cardinal
Louis-Marie Billé
cardinal
Philippe Barbarin
cardinal (en retrait entre et )
Olivier de Germay
Michel Dubost était administrateur apostolique de 2019 à 2020.

Évêques auxiliaires

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L'archevêque est également aidé d'évêques auxiliaires :

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. La Gaule narbonnaise (chef-lieu : Narbonne) est conquise par Rome dès -120. Elle ne fait donc pas partie des Trois Gaules. Au nord, elle s'étend jusqu'au nord de Vienne, ville des Allobroges. Lyon est fondée par Munatius Plancus un peu au nord de la frontière de la Narbonnaise pour héberger des vétérans de César qui avaient été refoulés à Vienne (voir article de Christian Goudineau sur la fondation de Lyon.
  2. Eusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastique, livre V, 1 à 3
  3. Alfred Coville, Recherches sur l'Histoire de Lyon ; du Ve siècle au IXe siècle (450-800), Éditions Auguste Picard, 1928, Paris, p. 242 - 248
  4. « La Revue du Lyonnais : » n°529  » pp.081A », sur bm-lyon.fr (consulté le ).
  5. « La Revue du Lyonnais : » n°529  » pp.182A », sur bm-lyon.fr (consulté le ).
  6. « Saint Aubrin », sur cef.fr (consulté le ).
  7. « Saint Sicaire », sur cef.fr (consulté le ).
  8. « Saint Antioche », sur cef.fr (consulté le ).
  9. Son épitaphe réf. CIL XIII, 2398 a été copiée en 1308 puis retrouvée en 1883 dans l'Église Saint-Nizier de Lyon
  10. Son épitaphe réf. CIL XIII, 2400 a été copiée en 1308
  11. Son épitaphe réf. CIL XIII, 2399 a été copiée en 1308
  12. « Saint Arige », sur cef.fr (consulté le ).
  13. Pelletier et al. 2007, p. 134.
  14. Nominis : Saint Agobard.
  15. Archevêque de Lyon, p. 31
  16. Il subsiste un doute chez certains historiens sur l'existence de deux humbert distincts et sur le règne réel de Geoffroy de Vergy. Voir les articles sur les évêques.
  17. a et b diocèse de Lyon, p. 316
  18. Archevêque de Lyon, p. 48
  19. Archevêque de Lyon, p. 59
  20. Bruno Galland, « Un Savoyard sur le siège de Lyon au XIIIe siècle : Philippe de Savoie », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 146, no 1,‎ , p. 31-67, p.  37.
  21. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte XCVII. .
  22. Jacques gadille, Le diocèse de Lyon, 1983, page 101 et 316
  23. a et b « Archevêques de Lyon / » [archive du ], sur sbib.ck.bpi.fr, Bibliothèque publique d'information, (consulté le ).
  24. a et b « Histoire de Lyon »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur editions-lyonnaises.fr, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, (consulté le ).