Sheldon Adelson

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Sheldon Adelson
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Sheldon Adelson à Hong-Kong, en 2010.

Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Sheldon Gary AdelsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Sheldon Gary AdelsonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Gambling business (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Arme

Sheldon Adelson, né en 4 août 1933 à Boston, est un milliardaire américain, promoteur immobilier et propriétaire de plusieurs casinos. Il est l'une des personnes les plus riches des États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est né dans une famille d'origine juive ukrainienne, de Sarah Tonkin et Arthur Adelson, chauffeur de taxi, dans la banlieue de Boston. À 12 ans, il est vendeur de journaux dans la rue[1] ; il ne fréquente pas le collège.

Il se lance dans les affaires, devient courtier en prêt, conseiller en investissement. Il crée par la suite plusieurs sociétés. À 30 ans, alors qu'il possède 5 millions de dollars, il déclare : « Le prochain pas doit être plus osé que le précédent »[1]. En 1979, il crée et développe avec des partenaires un salon de l'informatique, le COMDEX, dont il fera le premier salon mondial de l'informatique et qu'il cèdera en 1995 pour 860 millions de dollars. En 1988, il acquiert toujours avec des partenaires le casino-hôtel le Sands de Las Vegas. L'année qui suit, il lui adjoint un centre d'exposition et de congrès nouvellement construit. En 1991, en lune de miel à Venise avec son épouse Miriam, il a l'idée de faire construire un gigantesque et moderne casino-hôtel reproduisant des bâtiments et des canaux de Venise à Las Vegas. Cela sera Le Venetian construit pour 1,5 milliard de dollars à la place de l'historique Sands qu'il fait détruire, révolutionnant l'industrie hôtelière de Las Vegas, l'orientant alors autant vers le divertissement et les congrès que vers le jeu. En 2003, il y fera ajouter une tour de 1013 suites. Depuis, il a investi, toujours dans les casinos, à Macao et à Singapour (notamment le Marina Bay Sands)[2].

En 2007, Adelson fit une offre infructueuse pour devenir le propriétaire d'un des principaux journaux israéliens, Maariv. Il envisagea ensuite de lancer un journal concurrent gratuit, mais abandonna le projet cette année-là. Cependant, par la suite, il parvient à lancer un quotidien gratuit nommé Israel Hayom, au grand dam des journaux Maariv et Yediot Aharonot.

En 2008-2009, pendant la crise des subprimes, il manque de peu la faillite, perdant 93 % de sa fortune, lui restant 3,5 milliards de dollars. Il rebondit ensuite grâce à des investissements en Asie, bien que plusieurs procès l'opposent à des intermédiaires chinois au sujet de casinos, qui lui réclament 550 millions de dollars. En 2016, son groupe paie une amende de 9 millions de dollars, ayant admis avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants étrangers. En 2017, possédant 38,4 milliards de dollars, il est à la tête de la 18e fortune mondiale[1].

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille démocrate, il est un fervent soutien du Parti républicain. Il ne se préoccupe toutefois pas de sujets comme l'avortement, le mariage homosexuel, les armes à feu ou l'immigration, se focalisant uniquement sur Israël, les impôts et la lutte contre la drogue. Il est opposé à une solution à deux États dans le cadre du conflit israélo-palestinien, qu’il considère être « un tremplin vers la destruction du peuple juif », prônant l’annexion des territoires palestiniens occupés. Il rompt avec l'AIPAC, le lobby américain pro-israélien, pour son soutien à un plan d'aide aux Palestiniens, « un peuple qui n'existe pas » selon lui. La mort de son fils Mitchell d'une overdose en 2016 l'amène à s'opposer à la légalisation du cannabis[1].

Il était présent à la cérémonie d'investiture de Benjamin Netanyahou début 2009, dont le quotidien gratuit Israël Hayom réputé favorable au nouveau Premier ministre israélien est devenu le second quotidien le plus lu du pays[3],[1].

Après avoir soutenu Newt Gingrich lors de primaires républicaines en vue de l'élection présidentielle de 2012, il se reporte sur Mitt Romney, après le retrait du premier. Il aura donné en tout 60 millions de dollars lors de cette campagne[1].

En octobre 2013, il a publiquement déclaré qu'il lui semblait bon d'envoyer quelques missiles nucléaires « au milieu de Téhéran » pour lutter contre les ambitions de ce pays de se doter de l'arme nucléaire. Cette déclaration serait à l'origine de la cyberattaque présumée de hackers affiliés à l'Iran contre son entreprise Las Vegas Sands quelques mois plus tard[4],[5].

En 2015, il rachète le Las Vegas Review-Journal pour influer davantage dans les questions politiques[6].

En vue du scrutin de 2016, il apparaît encore comme un « faiseur de rois », plusieurs personnalités politiques républicaines participant à ses conférences dans l'objectif d'avoir son soutien[2]. Il a finalement apporté son soutien personnel et financier (25 millions pendant sa campagne et 5 millions à sa cérémonie d'investiture) à Donald Trump en mai 2016, lors de la campagne des primaires républicaines[7]. Il pèse dans la décision du président de transférer l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem[1].

Vie privée[modifier | modifier le code]

La famille Adelson.

Après la mort de son père, trop pauvre et malade pour se rendre en Israël, il fait lui-même le voyage en portant les chaussures de ce dernier[1].

Depuis 1991, Sheldon Adelson est marié à Miriam Ochshorn, un médecin[1]. Il a cinq enfants de son premier mariage : Sheldon Jr, Michael, Jennifer, Nicholas et Frank Sheldon Jr.

Philanthropie[modifier | modifier le code]

En 2006, Adelson donna 25 millions de dollars à l'organisation israélienne Birthright Israel, qui finance des voyages de juifs en Israël dans le but de resserrer les liens entre Israël et la diaspora. En 2007, Adelson donna à nouveau 25 millions de dollars au programme Birthright Israel, permettant à environ 20 000 personnes d'y participer[8].

Adelson et son épouse ont également financé des programmes médicaux, notamment en ce qui concerne les addictions à l'alcool et la drogue[2].

En 2011, Adelson donna à nouveau 25 millions de dollars pour soutenir le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem[2].

Il a aussi financé en grande partie l'Interdisciplinary center d'Herzliya ainsi que les JWA (Mich, Lord E, King S)[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Philippe Gélie, « Sheldon Adelson, des milliards pour Jérusalem », Le Figaro Magazine, semaine du 5 janvier 2018, page 20.
  2. a, b, c et d Laure Mandeville, « Sheldon Adelson, en politique comme en politique », Le Figaro, encart « Culture », jeudi 24 avril 2014, page 38.
  3. « Le Fouquet's de Netayahou », Marianne, 11-17 avril 2009, page 50.
  4. (en) « Adelson: US should drop atomic bomb on Iran », sur http://www.jpost.com,
  5. « Cyberattaque : l'Iran fait sauter la banque à Vegas », sur http://www.zdnet.fr,
  6. Rodney Benson, « Métamorphoses du paysage médiatique américain », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  7. Ghazal Golshiri, Piotr Smolar, Benjamin Barthe, « Au Proche-Orient, Donald Trump attendu sur le dossier syrien », sur lemonde.fr, (consulté le 9 novembre 2016).
  8. (en) (rédaction), « Richest US Jew pledges USD 25 million to Taglit - birthright israel », Ynetnews,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Au Royaume de Sheldon Adelson » par Jean-Marie Hosatte, M, le magazine du Monde no 44, , pages 1 et 10-15.

Liens externes[modifier | modifier le code]