Synthwave

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Synthwave
Origines stylistiques New wave, chiptune, synthpop, rock électronique musique électronique, ambient
Origines culturelles Milieu des années 2000 ; Europe, États-Unis, Australie
Instruments typiques Synthétiseur
Voir aussi Nu skool breaks, dark wave, chillwave, synthrock

Sous-genres

Vaporwave, Dark Synth, Synth Breaks

La synthwave, ou outrun, est un genre musical ayant émergé au début des années 2010, influencé par la musique et des films des années 1980[1],[2],[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 2005, le musicien français David Grellier se lance dans la musique sous le nom de College. En 2008, il sort un EP intitulé Teenage Color qui, de par sa structure, sa progression d'accords et son caractère sonore, est très caractéristique de la synthwave, et peut être considéré comme un point de départ du genre actuel. Dans une interview, Grellier explique que sa musique s'inspire « des soaps des années '80 et d'un esthétisme que j'adore tout particulièrement : la couleur, les images, les films et le soleil – les images de Los Angeles, de Chicago et de toutes les autres villes [...] qui continuent à me fasciner[5]. » En 2011, il fait paraître l'album Northern Council[6], et la même année Real Hero avec Electric Youth qui est présenté dans le film Drive et qui attirera davantage d'attention du public envers la musique synthwave[7],[8].

Durant la même période, les artistes français Lifelike[9] et Anoraak contribuent au son synthwave avec des références musicales similaires. Anoraak explique lors d'une entrevue en 2014 que « la culture pop américaine m'a toujours fasciné quand j'étais petit. Je suis né en 1980, alors j'ai grandi dans un monde entouré par la musique et les films américains[10]. ».

Popularisation[modifier | modifier le code]

Après le film Drive, plusieurs artistes émergent, influencés par la musique et des images de film[réf. nécessaire]. Durant la même période, plusieurs labels indépendants émergent se focalisant principalement sur des artistes du genre synthwave comme Telefuture Records, Rosso Corsa Records, Future City Records, et Lazerdiscs Records[réf. nécessaire].

Période actuelle[modifier | modifier le code]

Hormis les premiers artistes College et Kavinsky, un nombre important d'artistes contribuent au genre[11]. Le son plus sombre de Kavinsky est exploité par des artistes comme Power Glove[12], Lazerhawk, Perturbator[13], Lost Years, et Waveshaper[14]. Le son de Lifelike et d'Anoraak est repris notamment par Miami Nights 1984[15], Futurecop![16], Timecop1983[17], Le Cassette, Betamaxx[18], Robert Parker, Highway Superstar et Phaserland[19],[20].

Com Truise décrit également sa musique comme de la synthwave[21]. Après une campagne participative à succès en 2014[22], le court-métrage sur YouTube intitulé Kung Fury fait connaître davantage la synthwave vers l'audience générale, de par son langage visuel issu des films de science-fiction des années 1980 mélangé à une bande originale composée de plusieurs artistes de la scène synthwave comme Lost Years, Mitch Murder, Betamaxx, et Highway Superstar[23],[24].

On peut distinguer également plusieurs sous-genres de la synthwave, notamment la Vaporwave, connue pour ses sons psychédéliques et son ambiance hallucinée, ainsi que la Darksynth dont les plus grands représentants sont Perturbator et Carpenter Brut[25].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Musicalement, la synthwave s'inspire de la new wave et des films, des dessins animés et des émissions de télévision issus des années 1980[2],[26],[19]. Des compositeurs tels que John Carpenter et Tangerine Dream sont fréquemment cités comme influences[1],[13]. Le style est principalement instrumental, et se compose le plus souvent d'éléments sonores issus des années 1980 comme les tambours électroniques et les basses de synthétiseur analogique. Cependant, la synthwave utilise également des éléments modernes, comme les lignes de basses side-chain, issus des genres modernes de musique électronique comme l'electro house[13].

Esthétiquement, la synthwave donne souvent une perspective rétro-futuriste, imitant la science-fiction des années 1980[26],[27]. Des exemples de cette esthétique sont utilisés dans des films tels que Drive[19], Blade Runner[28] et des jeux vidéo tels que Power Drive 2000[29],[30] ou Far Cry 3: Blood Dragon[31],[32]. Si la soundtrack du premier opus se rapproche plus de la House, celle du deuxième compte des artistes phares de la Synthwave comme Scattle, Mega Drive, Perturbator ou encore Carpenter Brut.

Artistes associés[modifier | modifier le code]

Les artistes associés à la tendance synthwave incluent notamment Anoraak, Absolute Valentine, Carpenter Brut, College[5], Com Truise[21], Electric Youth (en)[7], Fools Ferguson, Futurecop![16], Kavinsky[19], Lazerhawk, Lifelike, Maethelvin, Magic Sword[33], Miami Nights 1984, Palm Bay City, Minitel Rose, Mitch Murder, Noir Deco[34], Perturbator[35], Power Glove (en)[12], Scandroid (en)[36], Valerie (en)[13], et Waveshaper (en), The Midnight, Sung.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Jon Hunt, « We Will Rock You: Welcome To The Future. This is Synthwave. », l'etoile, (consulté le 18 mai 2015).
  2. a et b (en) Catie Disabato, The Ghost Network: A Novel (ISBN 978-1612194349, lire en ligne).
  3. (en) « What is Synthwave? », Demonicsweaters.com, (consulté le 19 mai 2015).
  4. (en) Bryan Young, « Synthwave: If Tron and Megaman had a music baby », Glitchslap.com, (consulté le 19 mai 2015).
  5. a et b (en) « Interview with David Grellier of College and founder of the Valerie Collective 2009 », Whatsonthehifi.com (consulté le 18 mai 2015).
  6. (en) « Search Results for college northern council - Magicrpm », magicrpm.com
  7. a et b (en) « Record Makers - Drive (OST) », recordmakers.com,
  8. « sexy sushi : À l'Ouest du son », Alouestduson.blogs.ouest-france.fr, (consulté le 18 mai 2015).
  9. (en) « Lifelike Interview: Killahbeez Exclusive », Killahbeez.com (consulté le 19 mai 2015).
  10. (en) « Interview with Anoraak », Whatsonthehifi.com (consulté le 19 mai 2015).
  11. (se) « DREAMWAVE-MUSIK, AXELVADDAR OCH NEON | Upplevgbg - Livets goda, På djupet », Upplevgbg.se (consulté le 18 mai 2015).
  12. a et b (en) « Power Glove Interview: Reviving the 80s (July 2013) », Game-ost.com, (consulté le 19 mai 2015).
  13. a, b, c et d (en) Toby McCasker, « Riding the Cyber Doom Synthwave With Perturbator | NOISEY », Noisey.vice.com, (consulté le 19 mai 2015), Electronic music has lost a lot of its musicality lately. It's all drops and bass lines looped for five minutes non-stop. Back in the ‘80s, you had classic themes and iconic melodies. I try to take the best of ‘80s music and the best of what modern electro has. The 80s were the golden age of synths too, with master composers like Vangelis and Tangerine Dream, who are huge inspirations for most of us in this genre. There’s this special imagery that comes up in your mind when you think about this decade. There's a lot of ‘80s cliché that I find to be extremely cool, like gory practical effects or over-saturated neon colours..
  14. (en) « Interview w/Waveshaper », The French Shuffle.
  15. (en) « Miami Nights 1984 presents: Stallions · Stoney Roads », Stoneyroads.com, (consulté le 18 mai 2015).
  16. a et b (se) « Disco Unchained: Saturday Sit-down with Futurecop! », Discounchained.blogspot.se, (consulté le 18 mai 2015).
  17. (en) « Interview - Timecop1983 », NewRetroWave.
  18. (en) « Interview: Betamaxx »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), NEONVICE.
  19. a, b, c et d (en) Christopher Higgins, « The 7 Most Essential Synthwave Artists », Nerdglow.com, (consulté le 18 mai 2015).
  20. (en) Christian Caliandro, « Dreamwave, synthwave, new retro wave. Appunti sulla nostalgia sintetica », sur artribune.com, Attribune, (consulté le 30 mai 2015).
  21. a et b (en) « Meet Com Truise: Synthwave Wunderkind », (consulté le 19 mai 2015).
  22. (en) Jess Denham, « Wacky trailer for new action comedy Kung Fury released on Kickstarter - News - Films », Independent.co.uk, (consulté le 18 mai 2015).
  23. (en) Amanda Kooser, « David Hasselhoff rides a T. rex in Kung Fury music video », CNET.com, (consulté le 18 mai 2015).
  24. (en) « Kung Fury: Beyond Awesome », Futurecityrecords.com, (consulté le 18 mai 2015).
  25. « Dans les ténèbres de l’electro », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  26. a et b (en) Miles Raymer, « Kavinsky: Outrun », Pitchfork Media, (consulté le 24 mai 2015).
  27. (en) « Perturbator - DANGEROUS DAYS », Scene Point Blank, (consulté le 24 mai 2015).
  28. (en) « The Look Of Blade Runner », Christian Esquevin, (consulté le 15 février 2017)
  29. (en) Radu Haulica, « Power Drive 2000 Is an '80s Inspired Arcade Racer with a Great Soundtrack », Softpedia, .
  30. (en) Bob Fekete, « Power Drive 2000 Mixes Mario Kart, Knight Rider, et Blade Runner », iDigitalTimes (consulté le 30 mai 2015).
  31. (en) Antoine Roche, « Power Drive 2000 : un KickStarter pour un jeu de course bourré de nostalgie », sur begeek.fr, (consulté le 30 mai 2015).
  32. (en) « Discipline Reviews: Power Glove - Far Cry 3 : Blood Dragon (2013) », sur EscapistMagazine.com, The Escapist Magazine, (consulté le 30 mai 2015).
  33. Tom Murphy, « Magic Sword Keeps Building Its Legend », Westword,‎ (lire en ligne)
  34. « Noir Deco annonce son nouvel album pour 2017 en extraits », Synthspiria,‎ (lire en ligne)
  35. Jon Hunt, « We Will Rock You: Welcome To The Future. This is Synthwave. », l'etoile,
  36. (en) Joey Edsall, « Scandroid - Self-Titled Scandroid », sur NewRetroWave,