Nu-disco

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Nu-disco
Origines stylistiques Influences américaine
House, disco américaine, boogie, hi-NRG, electro house
Influences européennes
French touch, Euro disco, Italo disco, Italo house
Origines culturelles Années 2000 ; Europe (France)
Instruments typiques Synthétiseur, échantillonneur, séquenceur, boîte à rythmes, guitare basse, guitare électrique, chant, talkbox, batterie, Vocoder
Voir aussi Dance alternative, electro swing

Le nu-disco (ou parfois new-disco, nouveau disco, funky house ou disco house) est un genre musical de musique électronique du XXIe siècle ayant progressivement émergé en tant que genre reconnu à part entière entre 2002 et 2008. Il est inspiré des sonorités « happy » et festives du disco des années 1970 et 1980[1], de celles plus sombres de la new wave des années 1980, dont il reprend l'instrumentation par synthétiseur, de l'Italo disco du début et du milieu des années 1980, tout en reprenant le côté « groove » et enveloppant de la house. Le style se développe beaucoup en Europe notamment à Paris, grâce à la multiplication des labels (Kitsuné) et des artistes français comme Yuksek, Sébastien Tellier, Anoraak, Jupiter, Louis la Roche, Saint Michel, M83. La scène londonienne est aussi très active avec des artistes comme Metronomy, JBAG, Montmartre et Disclosure.

Le genre s'est développé parallèlement en Belgique (Aéroplane, The Magician), aux Pays-Bas (Timecop1983), en Allemagne (Satin Jackets), en Australie (Flight Facilities, Grafton Primary, Pnau, The Presets), aux États-Unis (Gigamesh, Goldroom, Capital Cities, RAC), au Canada (FM Attack, Electric Youth, Chromeo), en Russie (Tesla Boy, D-Pulse).

Le nu-disco atteint le grand public lors de la sortie du titre Treasure de Bruno Mars en 2013 puis surtout celle de de l'album Random Access Memories de Daft Punk en 2014, avec le succès mondial du titre Get Lucky. Néanmoins, malgré le succès et la large diffusion de certains titres et malgré son côté festif voire kitch, du fait de son influence disco, le genre conserve une image de musique indépendante, non commerciale, pointue et raffinée. De manière générale, il reste quasiment absent des radios grand public. C'est pour cette raison qu'il est généralement classé dans la musique électronique et non dans la dance, dance-pop ou l'EDM, dont il se distingue totalement, tant par le public visé (plus âgé, CSP+, cultivé, urbain à tendance hipster ou hippie chic) que par son mode de diffusion (soirées urbaines, radios indépendantes, sites de streaming).

Le genre se caractérise par la grande utilisation de sons du style synthétiseur des années 80 mais avec une ligne mélodique beaucoup plus élaborée, très travaillée, tout en restant simple et claire. Les voix sont très souvent utilisées mais pas systématiquement. Elles apportent le côté « happy » parfois kitch que la recherche mélodique permet de compenser, en ôtant tout caractère « commercial » au genre. Les effets sonores de type jeux vidéo des années 80 (groupe Arcade High par exemple) et l'effet vocoder sont parfois aussi utilisés mais toujours avec le souci de maintenir une ligne mélodique à la fois pointue, agréable, poignante et enveloppante.

Le nu-disco est aujourd'hui l'un des styles les plus en vogue au sein de la musique électronique car il est fédérateur, festif, moins clivant que la deep house ou la techno minimale, plus adapté à des ambiances chill out, décontractées. Il n'est donc pas nécessairement considéré comme une musique exclusivement de club. Il est festif sans être ni mainstream, ni commercial et il est décalé sans être underground. Il est associé à une image de musique indépendante de qualité et non à de la musique grand public, ce qui lui donne son côté « hype ». Il est beaucoup passé sur les rooftops et dans les bars éphémères estivaux des quais de Seine à Paris par exemple. C'est la raison pour laquelle, il est de plus en plus utilisé dans le cinéma et la publicité pour obtenir un effet « tendance », hype, décalé, urbain, voire « hipster ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le terme apparaît dans la presse écrite en 2002, et est utilisé au milieu de l'année 2008 par les disquaires sur le web tels que les sites Juno et Beatport[2]. En 2002, The Independent décrit le nu-disco comme le résultat « d'une technologie moderne » attribuée au disco et au funk des années 1970[3]. En 2008, Beatport décrit le nu-disco en « tout ce qui touche au disco des années 1970 et début des années 1980, au boogie, au cosmic, à la Balearic beat et au continuum Italo disco[2]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Simon Reynolds, « Disco Double Take: New York Parties Like It's 1975 », Village Voice,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Beatport launches nu disco / indie dance genre page », Beatport, (consulté le 8 août 2008), Beatport is launching a new landing page, dedicated solely to the genres of “nu disco” and “indie dance”. … Nu Disco is everything that springs from the late ′70s and early ′80s (electronic) disco, boogie, cosmic, Balearic and Italo disco continuum….
  3. Rob Nash, « Clubs: New Releases: Tutto Matto Hot Spot », The Independent,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]