Musée du quai Branly

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Musée du quai Branly
Image illustrative de l'article Musée du quai Branly
Musée du quai Branly vu depuis le premier étage de la tour Eiffel.
Musée du quai Branly vu depuis le premier étage de la tour Eiffel.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Adresse 37, quai Branly
Coordonnées 48° 51′ 39″ N 2° 17′ 51″ E / 48.860833, 2.297548° 51′ 39″ Nord 2° 17′ 51″ Est / 48.860833, 2.2975[1]
Informations générales
Type Musée national
Date d’inauguration
Collections Arts africains
Arts asiatiques
Arts océaniens
Arts américains
Genre des collections Ethnologie
Époque des collections Antiquité à époque moderne
Nombre d’œuvres 1 170 495 (2014)
3 500 exposées
Superficie 40 600 m2
12 000 m2 d'exposition
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 952 000 (2006)
1 452 000 (2007)
1 397 873 (2008)
1 496 438 (2009)[2]
1 326 153 (2010)[3]
1 457 028 (2011)[4]
1 310 148 (2012)[5]
1 307 326 (2013)[6]
1 495 817 (2014)[7]
Site web www.quaibranly.fr

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Musée du quai Branly

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(Voir situation sur carte : 7e arrondissement de Paris)
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Musée du quai Branly

Le musée du quai Branly ou musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (civilisations non occidentales) est situé quai Branly dans le 7e arrondissement de Paris, le long du quai de la Seine qui lui a donné son nom et au pied de la tour Eiffel. Projet ambitieux porté par Jacques Chirac et réalisé par Jean Nouvel, il a été inauguré le . La fréquentation se situe à près de 1 500 000 visiteurs en 2014 et a franchi en 2013 le cap des 10 millions depuis son ouverture, ce qui le place parmi les plus fréquentés au monde dans sa catégorie.

Origine[modifier | modifier le code]

Alors qu'il était prévu d'y créer un parc, le vaste terrain de l'ancien Garde meuble national, qui avait accueilli le Centre des métiers durant l'exposition universelle de 1937, est occupé après la seconde guerre mondiale, à titre initialement provisoire, par des constructions du ministère de l'Équipement, tout en demeurant grevé d'une servitude d'espace vert, reprise pour 7 500 m2 au POS de Paris[8]. Les riverains et la mairie de Paris s'opposent ainsi au dernier des grands projets de François Mitterrand prévoyant d'y construire un Centre de conférence international destiné à remplacer celui de l'avenue Kléber, dont Francis Soler remporte le concours en 1990, au point que le gouvernement menacera d'utiliser la procédure exceptionnelle du Projet d'intérêt général pour imposer sa réalisation à la municipalité. La crise immobilière de 1993 et la cohabitation ont cependant raison du projet, qui est abandonné par le gouvernement Balladur en février 1994[9].

Jacques Kerchache, marchand d'art et spécialiste en art africain, essaie dès le début des années 1990 de faire entrer les « arts premiers » au Musée du Louvre. En 1990, il signe dans le journal Libération un article sur ce sujet et rencontre ensuite Jacques Chirac, alors maire de Paris. Ce dernier, qu'on dit passionné par les « arts premiers », est élu président de la République en 1995. Dès son arrivée à la tête de l'État, il demande l'ouverture d'un département des arts premiers au Musée du Louvre. Un an plus tard, il annonce le projet de création d'un nouveau musée, qui rencontre rapidement une opposition, notamment avec une grève des collaborateurs du musée de l'Homme en 1999 qui contestent le démantèlement des collections de ce dernier et critiquent la primauté du choix esthétique au détriment des considérations scientifiques. En effet, les collections du Musée national des Arts Africains et Océaniens (MAAO), fermé en 2003, sont également destinées à y être transférées depuis le Palais de la Porte Dorée.

Un nouveau concours international d'architecture est lancé en 1999, désignant Jean Nouvel comme architecte, qui choisit notamment de plus que doubler la surface d'espace vert initialement prévue en la portant à 17 500 m2 par le biais d'un bâtiment-pont édifié sur pilotis. Le permis de construire est délivré le sur la base du POS de Paris révisé en novembre 1994 et son second modificatif en novembre 2003, la construction étant alors confiée à la société Joseph Paris. L'établissement est ensuite doté de ses statuts par le décret n°2004-1350 du 9 décembre 2004, relatif au statut de l'Etablissement public du musée du quai Branly[10].

Le musée du Quai Branly est inauguré le par Jacques Chirac, en présence notamment de Kofi Annan, Rigoberta Menchú, Paul Okalik, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, Claude Lévi-Strauss. Il a le statut d'établissement public administratif, placé sous la double tutelle du ministère de la Culture et de la Communication et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Il ouvre au public le avec une première exposition consacrée aux Mnong Gar, une ethnie des montagnes du Viêt Nam méridional étudiée par Georges Condominas, intitulée « Nous avons mangé la forêt » : Georges Condominas au Viêt Nam et présentée du 23 juin au 17 décembre 2006[11]. Cette exposition est reprise en 2007 à Hanoï avec un catalogue spécifique bilingue.

En mai 2009, le musée s'est associé avec trois autres musées proches pour former la Colline des musées.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée du musée devant la façade de la libraire.
La façade côté quai avec les « boîtes » suspendues.
Vue de l'espace Océanie.

Un point sur la fréquentation du musée est établi régulièrement et permet de mesurer l'évolution du nombre de visiteurs[12]. Après le mois d'ouverture, où il y a eu 151 000 visiteurs, la moyenne de fréquentation se situe autour de 125 000 visiteurs par mois et 1 400 000 par an. En 2013, la fréquentation annuelle s'est située autour de 1 350 000 visiteurs[13], mais autour de 1 500 000 en 2014[7].

Fréquentation cumulée du musée depuis son ouverture :

Date Fréquentation cumulée Fréquentation mensuelle
Inauguration
8 757
151 000
350 000
800 000
952 000
1 000 000 franchi
Septembre 2007 2 000 000 franchi
2 175 000
2 404 000
2 520 470 115 000
3 801 873
Février 2009 4 000 000 franchi
4 654 642
5 693 002
8 128 751 122 000
[14] 9 438 899
[14] 10 746 225
12 242 042

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Vue de l'espace Océanie et du couloir de circulation depuis la Mezzanine Est
Le jardin côté rue de l'Université.

L'ensemble architectural du quai Branly comporte une surface de 40 600 m2 répartie en quatre bâtiments. Son architecte est Jean Nouvel. L'ensemble a coûté près de 233 millions d'euros.

Le pont-musée[modifier | modifier le code]

C'est le bâtiment principal du musée. Recouvert de façades vitrées sérigraphiées et partiellement habillé de bois, il abrite principalement les expositions permanente et temporaires. L'architecte a voulu faire en partie référence à la tour Eiffel toute proche. En effet, sa structure est un pont métallique de 3 200 tonnes fixé par 500 000 boulons, soutenu à 10 m de hauteur par les deux piliers Est et Ouest et 26 pilotis intermédiaires en acier, afin de respecter la servitude d'espace vert du POS de Paris. Sur ce pont sont arrimées trente et une cellules multimédias ou techniques exprimées en façade nord par une succession de « boîtes » colorées en porte-à-faux.

À l'intérieur, une longue rampe sinueuse de faible pente conduit les visiteurs du hall d'entrée du rez-de-chaussée à la grande galerie située dans le bâtiment-pont. La galerie principale, longue de 200 mètres, est plongée dans la pénombre, dans la mesure où la lumière du soleil, même filtrée par les vitres sérigraphiées, attaque les pigments des nombreux objets utilisant des matières organiques végétales ou animales (fibres, peaux, plumes, etc). La galerie est un immense espace non cloisonné de 5 300 m2, traversé par un couloir longitudinal gainé de cuir où de petites cellules multimédias permettent de consulter certains des 150 programmes vidéos du parcours muséographique, et s'ouvre au nord sur près de trente salles thématiques correspondant aux « boîtes » colorées visibles à l'extérieur.

La galerie est surplombée de trois mezzanines. La mezzanine multimédia, au centre, aborde des clés pour comprendre la recherche en anthropologie. Les deux autres mezzanines sont dédiées aux expositions temporaires. Celle de l'Ouest, de 750 m2, accueille une grande exposition thématique pour 18 mois, celle de l'Est, de 700 m2, plusieurs expositions par an.

En rez-de-jardin, les fondations du bâtiment comportent notamment un auditorium de 490 places ouvrant sur un amphithéâtre extérieur végétalisé, une salle de cinéma de 100 places, 6 salles de cours et de recherche, des ateliers pédagogiques de 200 m2, une salle de lecture et un lieu de restauration, qui sont surmontés, à rez-de-chaussée, par une grande galerie d'exposition temporaire de 2 000 m2. Les différents niveaux sont reliés par la tour circulaire des instruments de musique, de 700 m2 et 16 mètres de diamètre, autour de laquelle s'enroule l'escalier hélicoïdal menant au sous-sol et qui laisse entrevoir à travers ses baies vitrées, une collection de près de 10 000 instruments, classés par familles.

Un restaurant est enfin amenagé sur le toit-terrasse, le plus grand de Paris accessible au public, qui offre une vue dégagée sur la Seine, le Trocadero et la tour Eiffel et qui est accessible par le pilier Est du bâtiment-pont.

Les bâtiments secondaires[modifier | modifier le code]

Le "mur végétal" de Patrick Blanc sur le bâtiment Branly côté quai.

Le bâtiment-pont est encadré de trois autres immeubles :

Bâtiment Université 
Il doit son nom à la rue de l'Université qui longe le musée sur le côté sud. Ce bâtiment y a son entrée principale et abrite une librairie décorée de peintures aborigènes réalisées dans le cadre du 1 % artistique, des bureaux et des ateliers.
Bâtiment Branly 
Le bâtiment de cinq étages, qui abrite l'administration du musée, donne sur le quai Branly et la Seine. Sa façade principale est recouverte d'un mur végétalisé de 800 m2, le plus grand du monde à l'époque de sa réalisation. Ce dernier, conçu par Patrick Blanc, et qui le fera connaître du grand public, supporte 15 000 plantes cultivées de 150 espèces différentes et assure une continuité verticale au jardin de Gilles Clément en se répandant sur les façades de la ville. Le projet permit ainsi de réunir en un seul lieu l'œuvre complémentaire de deux importants paysagistes français, tout en offrant un écrin végétalisé au bâtiment de Jean Nouvel.
L'auvent 
Adossé, comme les trois autres aux héberges des immeubles haussmanniens contigus, ce bâtiment, qui est situé entre les bâtiments du pont-musée et Branly, comprend la médiathèque et les réserves de 6 000 m2 sur 11 km de linéaires.

Le jardin[modifier | modifier le code]

Le jardin, qui occupe 17 500 m2 sur les 27 700 m2 du terrain, a été conçu par l'architecte-paysagiste Gilles Clément, rendu célèbre en 1992 par sa réalisation du parc André-Citroën et son usage innovant et original des graminées et des fougères. Protégé de la rumeur des quais par une palissade de verre et planté de 170 arbres, 900 arbustes et 70 200 fougères et graminées, il est composé de sentiers, terrasses, petites collines, chemins dallés de pierres de torrent, de bassins propices à la méditation et à la rêverie et de hautes graminées, devenus le refuge apprécié d'une petite faune urbaine et de passage.

Mur végétalisé du bâtiment Branly.
Sommet du mur végétalisé.
Façade sud du bâtiment-pont.
Bassin et graminées du jardin.

Collections[15][modifier | modifier le code]

Grande sphère de pierre (Costa Rica, région du Diquís, 800-1500) située dans le hall d'entrée du musée.

La collection comporte 1 170 495 pièces fin 2014[16],[7], dont 712 150 numérisées fin mai 2015 dans son catalogue en ligne, soit 450 000 œuvres dont environ 3 500 sont exposées sur 12 000 m2 et qui incluent notamment 25 000 pièces textiles, 9 000 sculptures, 8 000 œuvres de la collection "histoire", 1 500 peintures, ou près de 10 000 instruments de musique regroupés dans une tour réserves visible du public, ainsi qu'une iconothèque d'environ 700 000 photographies et albums, dessins, gravures, affiches ou cartes postales. En outre, le musée possède 70 000 pièces d'archives et une médiathèque comprenant :

  • 250 000 ouvrages, dont 20 000 en accès libre,
  • 4 600 titres de revues spécialisées, dont 703 abonnements en cours,
  • plus de 8000 revues scientifiques électroniques,
  • environ 10 000 documents sonores et audiovisuels,
  • un fonds précieux d’environ 3 500 ouvrages des XVIIe-XIXe siècles : récits de voyages, historia, géographie, mission scientifique,
  • 500 microfiches de thèses en ethnologie et anthropologie,
  • plus de 30 bases de données, banques d'images, encyclopédies.

Un renouvellement régulier et progressif des objets présentés sur le plateau des collections permet de valoriser les dernières acquisitions, les dons récents, tout en donnant à voir la richesse des collections. Ce renouvellement vise également à préserver les œuvres, pour certaines très fragiles, de l'usure causée notamment par la lumière[17].

Pavillon des Sessions[modifier | modifier le code]

Pavillon des Sessions au Musée du Louvre.

Depuis avril 2000, cent-vingt œuvres des collections du musée du quai Branly sont exposées au Pavillon des Sessions, au sein du Musée du Louvre. Sélectionnées par Jacques Kerchache, ces œuvres avaient vocation à être une ambassade. D'abord temporaire, elle s'est vu devenir permanente après l'ouverture du musée du quai Branly. L’architecture intérieure de 1 200 mètres carrés, conçue par Jean-Michel Wilmotte, offre un espace conséquent. L'ambition de Jacques Kerchache était de montrer au visiteur, qu'au même titre que le grand art classique européen, le spectateur pouvait s'émouvoir de la beauté formelle des arts extra-européens, hors de toute explication ethnologique. Pour Jacques Kerchache, « l’essentiel est la qualité plastique d’une œuvre quelle que soit son origine ou sa provenance. Ce qui me touche le plus c’est de percevoir par-delà une forme, le geste créatif d’un artiste »[18] .

Musée du quai Branly[modifier | modifier le code]

À partir de 2006, le musée réunit les anciennes collections d'ethnologie du musée de l'Homme (abrité par le Palais de Chaillot) et celles du musée national des arts d’Afrique et d'Océanie (installé à la Porte Dorée). Environ 300 000 objets ont ainsi été transférés du musée de l'Homme ; 3500 sont exposés sur le plateau des collections permanentes. Vaste espace sans cloisons, les œuvres sont réparties en grandes « zones » continentales : l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et les Amériques.

En complément du plateau des collections permanentes, environ dix expositions temporaires par an, réparties entre les galeries suspendues du plateau des collections et la Galerie jardin, espace des grandes expositions internationales, permettent de présenter des thématiques de fond tout en donnant à voir la richesse des collections.

Médiathèque[modifier | modifier le code]

La médiathèque.
Médiathèque, salon de lecture Jacques Kerchache.

La bibliothèque du musée de l'Homme s'est transformée en médiathèque, regroupant dans une même structure trois pôles documentaires offrant 250 places au total sur 1 350 m2 et déclinant l'ensemble de la documentation scientifique mise à disposition des étudiants, des chercheurs et des conservateurs du musée.

  • Le premier pôle documentaire est celui de la bibliothèque. Ses ressources (monographies et périodiques) sont disponibles en accès libre soit dans le salon Jacques Kerchache du rez-de-chaussée ouvert au grand public, soit à la bibliothèque du cinquième étage ouverte aux chercheurs. Elles sont aussi disponibles sur Internet ou communiquées sur place depuis les réserves. La bibliothèque possède des fonds ethnographiques importants comme ceux de Claude Lévi-Strauss, Georges Condominas, Françoise Girard, Jacques Kerchache (don fragmentaire des deux tiers d'une de ses bibliothèques) et Nesterenko.
  • Le second pôle documentaire est celui de l'iconothèque qui recouvre les documents photographiques, sérigraphiques et graphiques.
  • Le troisième pôle documentaire est celui de la documentation muséale et des archives.

Ces trois pôles sont non seulement réunis administrativement dans le département de la médiathèque du musée, mais intellectuellement par la possibilité d'effectuer une recherche fédérée sur les différents catalogues. L'accompagnement des collections d'objets par les archives les documentant et les collections de la bibliothèque est indispensable à la cohérence du musée.

« L'inscription de la fonction documentaire […] affirme le lien indéfectible entre l'œuvre et son histoire, faisant du futur établissement une "ruche culturelle" »[19].

Collections d'Afrique[modifier | modifier le code]

Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Afrique de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Afrique centrale[modifier | modifier le code]

Afrique de l'Est[modifier | modifier le code]

Afrique australe[modifier | modifier le code]

Collections d'Amériques[modifier | modifier le code]

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Mésoamérique[modifier | modifier le code]

Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Collections d'Asie[modifier | modifier le code]

Inde[modifier | modifier le code]

Indonésie asiatique[modifier | modifier le code]

Collections d'Océanie[modifier | modifier le code]

Indonésie océanienne[modifier | modifier le code]

Papouasie[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

Expositions temporaires[20][modifier | modifier le code]

Salles d'expositions temporaires à rez-de-haussée, Les maîtres du désordre (2012).
Autres maîtres de l'Inde (2010).
Les Arctiques (2009).
Salles d'exposition en mezzanines : Fleuve Congo (2010).
  • Esthétiques de l'Amour
  • Sepik
  • L'Inca et le Conquistador
  • Les Maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire
  • Mayas, révélation d'un temps sans fin
  • L’Éclat des ombres
  • Tiki Pop
  • Indiens des Plaines
  • L’Atlantique noir de Nancy Cunard
  • Bois sacré
  • Nocturnes de Colombie
  • Secrets d'ivoire
  • Kanak, l'Art est une parole
  • Photoquai 2013
  • Charles Ratton, l’invention des Arts "Primitifs"
  • Cheveux chéris
  • Philippines, archipel des échanges
  • Un artiste voyageur en Micronésie, l'univers flottant de Paul Jacoulet
  • Nigeria, arts de la vallée de la Bénoué
  • Aux sources de la peinture Aborigène
  • Les Séductions du palais
  • Les Maîtres du désordre
  • Exhibitions
  • La Pluie
  • Patagonie
  • Samouraï
  • Māori, leurs trésors ont une âme
  • Photoquai 2011
  • Maya, de l'aube au crépuscule, collections nationales du Guatemala
  • Dogon
  • La Fabrique des images
  • L'Orient des femmes vu par Christian Lacroix
  • Baba Bling : signes intérieurs de richesse à Singapour (2010), commissaire : Kenson Kwok, commissaire associée : Huism Tan
  • Dans le blanc des yeux : masques primitifs du Népal (2010), commissaires : Stéphane Breton et Marc Petit
  • Lapita : ancêtres océaniens (2010), commissaires : Christophe Sand et Stuart Bedford
  • Fleuve Congo (2010), commissaire : François Neyt
  • Les 10 ans du pavillon des Sessions : chefs-d'œuvre du musée du quai Branly au Louvre (2010), retrospective par Jean-Pierre Elkabbach
  • Autres Maîtres de l'Inde
  • Sexe, mort et sacrifice
  • Artistes d’Abomey
  • Présence Africaine
  • Teotihuacan
  • Photoquai 2009
  • 165 ans de photographie iranienne
  • Portraits croisés
  • Tarzan !
  • Planète métisse : to mix or not to mix
  • Le Siècle du Jazz
  • Mangareva
  • Recettes des dieux
  • Upside Down - Les Arctiques
  • L’esprit Mingei au Japon : de l’artisanat populaire au design
  • Rouge Kwoma
  • Chemins de couleurs
  • Polynésie Arts et divinités 1760-1860
  • Paracas – trésors inédits du Pérou ancien
  • Elena Izcue, Lima-Paris années 30
  • Ivoires d'Afrique
  • Au nord de Sumatra : les batak
  • L'aristocrate et ses cannibales
  • Bénin
  • Diaspora
  • Photoquai 2007
  • Résidence d’artiste : Greg Semu
  • Qu'est ce qu'un corps?
  • Ideqqi, arts de femmes berbères
  • Objets blessés. la réparation en Afrique
  • Nouvelle-Irlande, Arts du Pacifique Sud
  • Jardin d’amour, installation de Yinka Shonibare, MBE
  • Premières nations, collections royales
  • Le Yucatan est ailleurs, expéditions photographiques de Désiré Charnay
  • D’un regard l’Autre
  • Ciwara, chimères africaines
  • Romuald Hazoumé et La bouche du roi
  • « Nous avons mangé la forêt » : Georges Condominas au Vietnam

Revue[modifier | modifier le code]

Le musée publie depuis 2005 la revue d'anthropologie et de muséologie Gradhiva. Cette revue, fondée par Michel Leiris et Jean Jamin en 1986, est consacrée à la recherche contemporaine en ethnologie, à l'histoire de l'anthropologie, aux archives de grands ethnologues et aux esthétiques non-occidentales. De par sa destination, Gradhiva s'intéresse régulièrement aux collections du Musée du quai Branly.

Article détaillé : Gradhiva.

Controverses[modifier | modifier le code]

Avant l'ouverture[modifier | modifier le code]

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La création du musée, le plus grand projet de ce genre dans le monde, fut sujette à quelques interrogations avant son ouverture :

  • Art ou culture ? Avec le transfert d'une bonne partie des pièces exposées précédemment au musée de l'Homme, la question s'est posée à nouveau du rapport entre ce qui relève des arts - et qui a vocation à être exposé dans le musée du quai Branly - et ce qui relève de la culture, dans la mesure où le choix de la valorisation esthétique des collections, en vigueur à l'ancien Musée national des Arts Africains et Océaniens, a été ici privilégié sur le discours ethnographique voire anthropologique, qui a été plus spécialement dévolu au musée de l'Homme.
  • Qu'est-ce qu'un « art premier » ? Au début de la mise en forme du projet la qualification de « Musée des arts premiers » était parfois avancée. La notion d'« art premier », relativement nouvelle, mais qui est rentrée dans le langage courant, est sujette à question. L'expression « art primitif » autrefois employée par certains musées de même nature (Museum of Primitive Art de New-York) étant devenue péjorative, à la différence de son usage pour la peinture italienne ou flamande, son emploi était depuis quelques années tombé en désuétude. L'expression d'« art premier » au sens d'art issu des civilisations originelles voire disparues d'une aire donnée, bien que moins dévalorisante, reste néanmoins controversée dans la mesure où elle traduirait aussi une conception évolutionniste et ethnocentriste des sociétés humaines, qui pourrait tendre à faire passer les sociétés occidentales ou orientales les plus évoluées comme produisant un « art abouti » à la différence de celui des sociétés « extra-occidentales » restées plus longtemps au sein d'un environnement naturel ou rural et considérées de ce fait comme plus archaïques. Mais aussi bien chez les civilisations urbaines précolombiennes disparues que dans les inventions formelles de l'art africain trouve-ton des valeurs esthétiques et culturelles élévées. Du point de vue chronologique, l'expression est donc aussi contestable. Cette conception est ainsi remise en cause aujourd'hui, y compris par les anthropologues et l'appellation « Musée des arts premiers », un temps envisagée, a été abandonnée pour désigner le Musée du quai Branly, avant même son inauguration.
  • Égalité de représentation pour tous les peuples du monde ? : Si le musée a vocation d'exposer les productions artistiques des civilisations du monde entier, on constate néanmoins des disparités dans leur représentations, due notamment à la taille réduite du plateau des collections au regard de la multitude des peuples et civilisations présents dans la collection. L'ouverture de ce musée a ainsi suscité des protestations au Québec en raison de la quasi-absence initiale d'œuvres du nord et de l'est du Canada. Ainsi, outre les Yupik et les tribus de la Colombie-Britannique, les Inuits du Grand Nord n'étaient alors représentés que par un simple peigne, et les premières nations du Québec, par deux ceintures tissées. Il convient de rappeler néanmoins que les collections sont sujettes de par leur fragilité (textiles, matières organiques) et leur sensibilité à la lumière à un renouvellement régulier de plusieurs centaines d'œuvre chaque année (98 vitrines, soit 30%, et 685 œuvres en 2013 selon le rapport annuel), qui entraîne donc une succession de certains peuples présentés dans chacune des grandes zones géographiques[17].

Après l'ouverture[modifier | modifier le code]

Tandis que depuis 1992, le musée national de Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa demande le retour de tous les restes de dépouilles māories dispersées de par le monde, Stéphane Martin, directeur du musée du Quai Branly à Paris, s'est opposé, pour des raisons scientifiques, à la destruction alors envisagée des têtes de guerriers Maoris conservés en France, dont 7 dans son musée[21]. Selon le directeur, « les crânes sont conservés à l’abri dans une pièce très spéciale et ne seront pas exposés au public[22] ». En effet, pour les partisans de la restitution, ces têtes étaient considérées comme des morceaux de corps humains devant être rendues au nom de la loi sur la bioéthique de 1994[23], position qui ne sera pas retenue par la jurisprudence, tandis que pour la ministre de la Culture de l'époque, Christine Albanel, en vertu de l'article 11 de la loi du 4 janvier 2002 sur les musées de France, il s'agissait, à raison, de pièces de collections publiques (en l'occurrence anthropologiques), qui à ce titre étaient inaliénables à défaut d'une procédure préalable de déclassement (ou d'une loi spéciale)[24]. En réponse à cette polémique, la ministre chargea Stéphane Martin de l'organisation d'un colloque international sur la question, qui s'est tenu du 22 au 23 février 2008 et qui a abouti à la restitution des têtes le 23 janvier 2012, par la loi spéciale no 2010-501 du 18 mai 2010, après vérification génétique, la ministre ne s'étant en réalité jamais opposée au principe même de cette restitution, mais uniquement à la procédure illégale suivie par les autorités rouennaises, avec la complicité du gouvernement néo-zélandais, pour restituer l'une des 21 têtes conservées en France[25].

Article détaillé : Affaire des têtes maories.

Un autre sujet de controverse est le coût du musée, parfois jugé élevé[26], tant en ce qui concerne le budget de construction qu'en ce qui concerne les coûts d'exploitation.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Géoportail avec carte à l’échelle 1:25000
  2. [1]
  3. [2]
  4. [3]
  5. [4]
  6. [5]
  7. a, b et c Palmarès des musées 2015, Le Journal des Arts n°435, 21 mai 2015, p. 13.
  8. Règlement du Plan d'Occupation des Sols de Paris applicable du 14/12/1989 au 01/12/1994, octobre 1989, p. 148.
  9. Le gouvernement renonce au projet de Centre de conférences internationales, Les Échos, Anne Bauer, 25/02/1994, site www.lesechos.fr
  10. Rapport annuel 2004 du musée du Quai Branly, pp. 1 à 25 et 179, site www.quaibranly.fr
  11. Christine Hemmet et al., « Nous avons mangé la forêt » [Texte imprimé] : Georges Condominas au Vietnam. Paris : Musée du quai Branly : Actes Sud, 2006. (ISBN 2-915133-16-6) (musée du quai Branly). - (ISBN 2-7427-6145-4) (Actes Sud).
  12. site officiel du musée
  13. Le Quai Branly "se porte très bien" malgré une baisse de fréquentation Le point 14 janvier 2013
  14. a et b « Musée du quai Branly: 1,3 million de visiteurs en 2013 », le parisien,‎ (consulté le 2 février 2014).
  15. Chiffres clé, la collection, site http://www.quaibranly.fr
  16. Présentation des collections de référence, site http://www.quaibranly.fr
  17. a et b La vie des collections, le plateau des collections, site http://www.quaibranly.fr, septembre 2014.
  18. Extrait d'interview cité sur le site du Musée du quabi Branly http://www.quaibranly.fr/fr/soutenir-le-musee-privatiser/donateurs/jacques-et-anne-kerchache.html
  19. Grandet 2007
  20. Expositions temporaires du musée, site http://www.quaibranly.fr
  21. (en) « France stops Maori mummy's return », BBC News Europe
  22. (en) « French Debate: Is Maori Head Body Part or Art? » New York Times.
  23. Natalie Castetz, « Rouen n’en fait qu’à sa tête », Libération, 24 octobre 2007.
  24. (en) Elaine Sciolino, French Debate: Is Maori Head Body Part or Art?, New York Times, 26 octobre 2007
  25. Christine Albanel conteste les conditions de restitution de « la tête maorie » à la Nouvelle-Zélande, communiqué du ministère de la Culture et de la communication, 22 octobre 2007
  26. Cour des Comptes, Rapport public thématique, (les grands chantiers culturels).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Sally Price, « Dialogue des cultures au musée du quai Branly », Le Débat, no 148,‎ , p. 179–192 (ISSN 1150-4048)
  • Rita Di Lorenzo, « Notre musée d’autrui - Réflexions sur la beauté du Musée du Quai Branly », MEI – Médiation et Information, Paris, Harmattan, vol. 24-25 (2006),‎
  • Giulia Bogliolo Bruna (dir.), « Thule, Rivista italiana di Studi Americanistici », Regards croisés sur l’objet ethnographique : autour des arts premiers, no 16-17,‎
  • Odile Grandet, « Bibliothèque de musée, bibliothèque dans un musée ? », Bulletin des bibliothèques de France, vol. 52, no 4,‎ , p. 5–12 (ISSN 0006-2006)
  • (en) Odile Grandet, « The médiathèque at the musée du quai Branly in Paris : vitual, but more than that », Art Libraries Journal, vol. 32, no 4,‎ , p. 35–39 (ISSN 0307-4722)

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Martin, Chefs-d'œuvre : Dans les collections du musée du quai Branly, Musée du Quai Branly, Paris, 2006 (ISBN 978-2-915133-21-9), 113 p.
  • Yves Le Fur (dir.), Musée du Quai Branly. La Collection, Skira Flammarion / Musée du quai Branly, Paris, 2009 (ISBN 978-2081208766), 480 p. – Prix International 2009 du Livre d'Art Tribal de "Tribal Art Magazine".
  • Benoît De L’Estoile, Le goût des autres. De l’exposition coloniale aux arts premiers, Paris, Flammarion, 2007 (ISBN 978-2-08-210498-2).
  • Régis F. Stauder (sous la direction d'Odile Grandet), De la bibliothèque du chercheur à la bibliothèque de recherche : le fonds Condominas à la médiathèque du musée du quai Branly, enssib, 2008 (mémoire d'étude de conservateur des bibliothèques).
  • Germain Viatte, Yves Le Fur, Christine Hemmet et Hélène Joubert, Le guide du musée du quai Branly, Musée du Quai Branly, Paris, 2006 (ISBN 2-915133-18-2), 307 p.
  • Bernard Dupaigne, Le Scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du quai Branly, Mille et une nuits, Paris, 2006, (ISBN 978-2-84205-962-0), 261 p.
  • Sally Price, Au Musée des illusions : le rendez-vous manqué du quai Branly, Paris, Éditions Denoël, 2011 (Paris Primitive: Jacques Chirac's Museum on the Quai Branly, Chicago, University of Chicago Press, 2007).

Colloques[modifier | modifier le code]

  • Cannibalismes disciplinaires. Quand l'histoire de l'art et l'anthropologie se rencontrent [Colloque du 21 au 23 juin 2007], sous la dir. de Thierry Dufrêne et Anne-Christine Taylor, Paris, 2009 (ISBN 978-2-357-44022-7-6[à vérifier : ISBN invalide]) (en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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