Arçay (Vienne)

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Arçay
Image illustrative de l'article Arçay (Vienne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Arrondissement de Châtellerault
Canton Canton de Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Alain Noe
2014-2020
Code postal 86200
Code commune 86008
Démographie
Gentilé Arçois[1]
Population
municipale
382 hab. (2014)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 10″ nord, 0° 00′ 54″ est
Altitude 78 m
Min. 50 m
Max. 122 m
Superficie 14,05 km2
Localisation

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Arçay

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Arçay

Arçay est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les citoyens d'Arçay sont nommés les Arçois et les Arçoises.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches son t: Mouterre-Silly, Saint-Laon, Glénouze, Ranton et Pas-de-Jeu dans le département des Deux-Sèvres. Arçay est situé à 33 km au sud-est de Saumur qui est la plus grande ville aux alentours.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région d'Arçay présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de plaines de champs ouverts. Le terroir se compose de[2]:

  • dans les vallées et les terrasses alluviales, de calcaires (16 %) et de tourbe (9 %) ;
  • sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien, d'argilo(22 %) ;
  • sur les autres collines, de champagnes ou aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) pour moins de 1 % ;
  • sur les plaines, de groies moyennement profondes(52 %). Les groies sont des terres du Sud-Ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vite

En 2006, 94 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 3 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 3 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 100 hectares soit 7 % du territoire communal[4]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15  %, et 29,2  % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau,...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par 8 km de cours d'eau. La rivière la Dive en est le principal cours d'eau qui traverse le territoire de la commune sur 3 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[6], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches se trouvent à Thouars à 17,08 km et à Montreuil-Bellay à 21,25 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Arçay a eu une activité importante au temps des chemins de fer. C'était l'embranchement des lignes Tours - Loudun - Thouars - Bressuire - Les Sables-d'Olonne et Loudun - Poitiers. Entre 1930 et 1940 (notamment, cf note 3), une bonne partie des foyers d'Arçay vivait du salaire versé par les "Chemins de Fer". Aujourd'hui, gare et rails sont désaffectés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Arçay dépend de la sous-préfecture de la Vienne à Châtellerault.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la communauté de communes du Pays Loudunais.

liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Pierre Pippelier    
mars 2001 mars 2008 Marcel Billaud    
mars 2008   Marceline Alezier    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

La gare est désaffectée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 382 habitants, en diminution de -4,98 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 314 336 327 477 456 448 457 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
471 492 477 419 463 548 548 618 644
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
644 678 642 619 631 613 622 596 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
579 503 423 446 419 406 414 401 382
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 29 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Arçay dépend de l'académie de Poitiers et les écoles primaires de la commune dépendent de l'inspection académique de la Vienne. La commune possède encore une école primaire publique.

Sport[modifier | modifier le code]

Club de foot : ES Arçay

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 12 exploitations agricoles en 2010 contre 14 en 2000[11].

Les surfaces agricoles utilisées ont augmenté et sont passées de 792 hectares à 940 hectares entre 2000 et 2010[11]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[12].

70% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour la moitié de la superficie, de l'orge et du maïs) et 20% pour les oléagineux (tournesol)[11].

Entre 2000 et 2010, l'élevage a disparu. En 2000, on comptait 3 exploitations d'élevage de chèvres (337 têtes). Il n'y en a plus en 2010[11]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50% des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45% du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[13]

L’Escargoterie de la Roche Briande est une vaste ferme poitevine en pierre de galuche qui abrite un élevage d’escargots. Il est possible de visiter les serres d’élevage, vastes enclos où ils naissent et sont nourris. Des visites guidées et commentées sur l'élevage sont organisées. Elles permettent de découvrir les méthodes d'élevage des escargots. Plus de 100 000 "lumas" grandissent chaque année dans les herbes de l'exploitation.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Dolmen dit Briande I est en grès. Il date du néolithique. Il a été inscrit comme monument historique en 1978. Il est situé au lieu-dit la Grange de Chassigny. Les vestiges néolithiques sont nombreux dans le Loudunais. En 1912, une cinquantaine de dolmens et tumuli avait été répertoriée. Avec le développement de l'agriculture intensive, et surtout à partir de 1955, année du début du remembrement, nombre de dolmens ont été démantelés. Le dolmen de Briande 1 se dressait donc dans un environnement riche en dolmens. Il se dresse, de nos jours, au pied du tumulus de Chassigny. La dalle de couverture est brisée en deux. L'ensemble comporte sept supports debout et un qui a été déplacé. La chambre funéraire devait avoir environ 10 m de longueur pour une largeur de 1,8 m. Le dolmen était utilisé comme sépulture collective. Les fouilles ont, en effet, mis au jour des ossements humains, des éclats de silex taillé et un intéressant couteau en silex. À l'origine, ce dolmen était recouvert de pierres et de terre pour former une butte artificielle appelée tumulus. Une entrée permettait d'y accéder pour y placer les morts. Érodée par le temps et la pluie, la butte s'est dégradée et seules les plus grosses pierres sont restées. Les tumulus de Bougon dans le département voisin des Deux-Sèvres permettent de se donner une idée de ce que devait être ces sites à la préhistoire. Les dalles sont en brèches à silex extraites sur place ou à très faible distance.
  • Dolmen de Briande II est inscrit comme monument historique depuis 1980. Il est situé entre le tumulus de Chaussigny et le dolmen Briande 1. La dalle de couverture renversée, ne repose plus que sur deux piliers. Il existe deux autres orthostrates en place et deux autres qui sont couchés. La chambre funéraire devait mesurer 4,5 m par 3,2 m.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de la plaine d'Oiron à Thenezay garantit la protection des oiseaux sauvages et de leur biotope.
  • Selon l'inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[14], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un Mûrier noir.

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Le conservatoire de l'Amandier sur la butte de Marcoux. L'amandier, arbre ancré sur le pourtour méditerranéen depuis des millénaires, fleurit aussi dans les contrées loudunaises. Dès le mois de février, sa floraison rose et blanche est spectaculaire. Ces amandiers sont plantés près des vignes, au pied des murets de clos mais aussi isolément dans la plaine, et ceci depuis un millénaire. Le conservatoire permet de découvrir les amandiers de souche locale.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Le macaron d'Arçay, biscuit à base d'amandes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

3. (selon les souvenirs d'un écolier à cette période)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charentes
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charentes - 2007
  5. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  6. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Agreste.
  13. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  14. Poitou-Charentes Nature, 2000


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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