Matthieu Ricard

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Matthieu Ricard
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Matthieu Ricard au Tibet, en 2003.

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Naissance
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biologiste moléculaire, photographe, bhikkhu, écrivain, traducteurVoir et modifier les données sur Wikidata
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Matthieu Ricard, né le à Aix-les-Bains[1], est un docteur en génétique cellulaire, un moine bouddhiste tibétain, un auteur et un photographe. Il est le fils du philosophe, essayiste, journaliste et académicien Jean-François Revel (né Jean-François Ricard) et de la peintre Yahne Le Toumelin, et neveu de Jacques-Yves Le Toumelin. Il réside actuellement au monastère de Shéchèn au Népal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il voyage en Inde pour la première fois en 1967, où il rencontre des maîtres spirituels tibétains dont son maître Kangyour Rinpoché[1],[2]. Après sa thèse en génétique cellulaire à l'Institut Pasteur, sous la direction du Pr François Jacob (prix Nobel de médecine), il décide de s'établir dans l'Himalaya où il vit depuis 1972, étudiant et pratiquant le bouddhisme tibétain auprès de grands maîtres spirituels, Kangyur Rinpoché puis Dilgo Khyentse Rinpoché[3]. Il devient moine en 1979[2],[4] et vit au monastère de Shechen au Népal.

En 1980, grâce à Dilgo Khyentsé Rinpoché, il rencontre pour la première fois le dalaï-lama, dont il devient l'interprète pour le français à partir de 1989[2],[5].

Il est l’auteur en 1997, avec son père, d'un dialogue, Le Moine et le Philosophe ayant reçu le Prix Alexandra-David-Néel/Lama-Yongden et traduit en 21 langues ; avec l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan, en 2000, de L'infini dans la paume de la main ; de Plaidoyer pour le bonheur (2003), du conte spirituel La Citadelle des Neiges (2005), de L'art de la méditation (2008), de Plaidoyer pour l'altruisme (2013) et de Plaidoyer pour les animaux (2014).

Il a également traduit du tibétain de nombreux ouvrages dont La Vie de Shabkar (wa), Les cent conseils de Padampa Sanguié (Dampa Sangye (en)), Au seuil de l'Éveil, La fontaine de grâce, Au cœur de la compassion, Le trésor du cœur des êtres éveillés, et Chemins spirituels, petite anthologie du Bouddhisme tibétain.

Il consacre l’intégralité de ses droits d’auteurs à cent trente projets humanitaires menés à bien au Tibet, au Népal et en Inde (cliniques, écoles, orphelinats, centre pour personnes âgées, ponts), sous l'égide de l'association Karuna-Shechen[2],[6].

Il photographie depuis quarante ans les maîtres spirituels, la vie dans les monastères, l'art et les paysages du Tibet, du Bhoutan et du Népal et est l’auteur de plusieurs livres de photographies, dont, en français, L'Esprit du Tibet, Moines danseurs du Tibet, avec Danielle et Olivier Föllmi, Himalaya Bouddhiste, Tibet, regards de compassion, Un voyage immobile, L'Himalaya vu d'un ermitage et Bhoutan, terre de sérénité[2],[7].

Depuis 2000, il fait partie du Mind and Life Institute, qui facilite les rencontres entre la science et le bouddhisme, et il participe activement à des travaux de recherche qui étudient l'influence de l'entraînement de l'esprit à long terme sur le cerveau (plasticité neuronale), qui se poursuivent aux universités de Madison-Wisconsin, Princeton, Berkeley aux États-Unis et à l'Institut Max Planck de Leipzig en Allemagne[2],[8]. Matthieu Ricard est également un homme engagé pour la protection de la nature et des animaux et végétarien depuis plus de 40 ans[9]. Il est un ami fidèle du Dr Jane Goodall et membre de l'Institut Jane Goodall France.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Migrations Animales, Paris, Robert Laffont, «Collection Jeune Science», 1968. (ISBN 978-2221036303)
  • Le Moine et le Philosophe (avec son père Jean-François Revel), Nil, 1997, Éditions Pocket, 1999 (2e édition).
  • L'Infini dans la paume de la main, (avec Trinh Xuan Thuan), Nil, 2000, Éditions Pocket, 2001.
  • Plaidoyer pour le bonheur, Nil, 2003, Éditions Pocket, 2004
  • La citadelle des neiges, Nil, 2005
  • L'art de la méditation, Nil, 2008
  • Chemins spirituels: petite anthologie des plus beaux textes tibétains, Nil, 2010
  • Psychologie positive: le bonheur dans tous ses états, Jouvence, 2011
  • Un nouveau monde en marche, éd. Yves Michel, 2012, de Laurent Muratet et Étienne Godinot. Collectif avec entre autres Akhenaton, Christophe André, Stéphane Hessel (préface), Jean-Marie Pelt, Pierre Rabhi, Jean Ziegler
  • Plaidoyer pour l'altruisme, Nil, 2013
  • Plaidoyer pour les animaux, Allary éditions, 2014. (ISBN 978-2-37073-028-2)
  • Vers une société altruiste, Allard éditions, 2015.
  • Trois amis en quête de sagesse avec Christophe André et Alexandre Jollien, L'Iconoclaste-Allary Éditions, 2016

Photographies[modifier | modifier le code]

  • L'Esprit du Tibet, Le Seuil, 1996 (édition illustrée)
  • Moines danseurs du Tibet, Albin Michel, 1999
  • Himalaya bouddhiste, avec Olivier Föllmi et Danielle Föllmi, Éditions La Martinière, 2002, édition petit format, 2008
  • Tibet, regards de compassion, Éditions de La Martinière, 2006 (ISBN 978-2732-43430-8)
  • Un voyage immobile  : L'Himalaya vu d'un ermitage, Éditions de La Martinière, 2007
  • Bhoutan, terre de sérénité, Éditions La Martinière, 2008
  • 108 sourires, Éditions La Martinière, 2011
  • L'Hymne à la Beauté, Éditions La Martinière, 2015

Ouvrages traduits du tibétain[modifier | modifier le code]

  • Les chemins spirituels : Petite anthologie des plus beaux textes tibétains, Éditions Nil, 2010
  • Poèmes tibétains de Shabkar, Albin Michel, 2001
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Au seuil de l'éveil, Padmakara, 1991.
  • Enseignements du 14e dalaï-lama, Comme un éclair déchire la nuit, Albin Michel, 1992.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, La Fontaine de grâce, Padmakara, 1995.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Le Trésor du cœur des êtres éveillés, Le Seuil, coll. Points Sagesse, 1996.
  • Shabkar, Autobiographie d'un yogi tibétain, Albin Michel, 1998.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Les Cent Conseils de Padampa Sanguié, Padmakara, 2003.
  • Dilgo Khyentse Rinpoché, Au cœur de la compassion, Padmakara, 1995.

Participations à des publications scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Antoine Lutz, Lawrence L. Greischar, Nancy B. Rawlings, Matthieu Ricard and Richard J. Davidson, “Long-term meditators self-induce high-amplitude gamma synchrony during mental practice” PNAS, November 16, 2004, vol. 101, no. 46. Lire en ligne
  • Ekman, P., Davidson, R. J., Ricard, M. & Wallace, B. A. (2005). Buddhist and psychological perspectives on emotions and well-Being. Current Directions in Psychological Science 14, 59-63. Lire en ligne
  • Dambrun, M., & Ricard, M. (2011). Self-centeredness and Selflessness: A Theory of Self-Based Psychological Functioning and Its Consequences for Happiness. Review of General Psychology, 15, 138-157.

Préface[modifier | modifier le code]

Zoocide[modifier | modifier le code]

Poules pondeuses élevées en batterie ; « En France, 50 millions de poules pondeuses – à qui l'on a souvent tranché le bec au fer rouge – sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes, mais seulement absorber une nourriture éventuellement issue de fosses septiques et de boues d'épuration » – Armand Farrachi[10].
Veaux de race laitière en élevage intensif : « Pour cause d'élevage intensif, les fermes, devenues des « exploitations », se sont reconverties en centre de détention à régime sévères, et les « fillettes » de Louis XI passeraient pour de véritables hangars face aux dispositifs où l'on enferme des créatures que la nature avait conçues pour la lumière, pour le mouvement et pour l'espace » – Armand Farrachi[10].
Cochons en élevage hors-sol ; « En France (…) les truies sont sanglées jour et nuit dans des stalles qui leur interdisent toute espèce de mouvement, et ce, pendant deux ans et demi » – Armand Farrachi[10].
En France, 50 millions de poussins mâles sont tués chaque année au broyeur (ou gazés)[11],[12] ; aux États-Unis, la plus grande usine de poules pondeuses en tue 30 millions par an[13],[14].

Zoocide est un terme inventé par Matthieu Ricard, désignant l'équivalent du génocide et des exterminations systématiques d'une partie de la population humaine, mais en ce qui concerne les animaux (en particulier pour la consommation de leurs chairs) et des similitudes notoires entre les procédés logiques et techniques pour détruire des êtres vivants, qu'ils soient des « animaux » humains ou non [15].

Concept[modifier | modifier le code]

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Matthieu Ricard donne la définition suivante: « Nous proposons de parler de zoocide, lorsque les animaux sont systématiquement mis à mort en grand nombre.(...) Par respect pour les victimes [de génocide], il est important de rappeler d'emblée que les premières personnes qui ont été frappées par un certain nombre de points communs entre l'Holocauste et le massacre industriel des animaux n'ont pas été des défenseurs fanatiques de la cause animale, mais précisément des victimes de ce génocide – des survivants ou des personnes qui avaient perdu de proches parents.(...) Lucy, dont deux jeunes sœurs furent abattues par les nazis sous les yeux de leur père, témoigne : J'ai été hantée toute ma vie par les images de la Shoah, et il ne fait aucun doute que j'ai été attirée par le droit des animaux en partie à cause des similitudes que je sentais entre l'exploitation institutionnalisée des animaux et le génocide nazi. » [16]'[17]'[note 1]

En 2001, Yves Simon considérait que le zoocide est comparable à un « massacre généralisé, consenti et déculpabilisé » [18].

Dans son ouvrage L'Animal que donc je suis (2006), Jacques Derrida voit dans les rapports de l'homme avec l'animal une « guerre » qu'il faut désormais penser[19], du fait même des « proportions sans précédent de cet assujettissement de l'animal[19] » né « de la violence industrielle, mécanique, chimique, hormonale, génétique, à laquelle l'homme soumet depuis deux siècles la vie animale[19] », violence à l'encontre des animaux comparée par le philosophe à la Shoah :

« De quelque façon qu'on l'interprète, quelque conséquence pratique, technique, scientifique, juridique, éthique, ou politique qu'on en tire, personne aujourd'hui ne peut nier cet événement, à savoir les proportions sans précédent de cet assujettissement de l'animal. (...) Personne ne peut plus nier sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu'ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser à l'échelle mondiale l'oubli ou la méconnaissance de cette violence que certains pourraient comparer aux pires génocides (il y a aussi des génocides d'animaux : le nombre des espèces en voie de disparition du fait de l'homme est à couper le souffle). De la figure du génocide il ne faudrait ni abuser ni s'acquitter trop vite. Car elle se complique ici : l'anéantissement des espèces, certes, serait à l'œuvre, mais il passerait par l'organisation et l'exploitation d'une survie artificielle, infernale, virtuellement interminable, dans des conditions que des hommes du passé auraient jugées monstrueuses, hors de toutes les normes supposées de la vie propre aux animaux ainsi exterminés dans leur survivance ou dans leur surpeuplement même. Comme si, par exemple, au lieu de jeter un peuple dans des fours crématoires et dans des chambres à gaz, des médecins ou des généticiens (par exemple nazis) avaient décidé d'organiser par insémination artificielle la surproduction et la surgénération de Juifs, de Tziganes et d'homosexuels qui, toujours plus nombreux et plus nourris, aurait été destinés, en nombre toujours croissant, au même enfer, celui de l'expérimentation génétique imposée, de l'extermination par le gaz et par le feu. Dans les mêmes abattoirs. (...) Si elles sont « pathétiques », ces images, c'est aussi qu'elles ouvrent pathétiquement l'immense question du pathos et du pathologique, justement, de la souffrance, de la pitié et de la compassion. Car ce qui arrive, depuis deux siècles, c'est une nouvelle épreuve de cette compassion [19]. »

— L'Animal que donc je suis, Jacques Derrida.

Pour Matthieu Ricard, dans Plaidoyer pour les animaux, « le zoocide est un éternel recommencement », car contrairement aux génocides humains, cette destruction massive doit se prolonger avec la naissance de nouvelles victimes animales, élevées pour être tuées (alors qu'un génocide humain se veut définitif) [15].

L'écrivain Isaac Bashevis Singer, écrivain de langue yiddish et végétarien, fut l'un des premiers à dénoncer le « zoocide », comparant l'abattage des animaux aux méthodes nazies d'extermination[15] :

« Que savent-ils, tous ces érudits, tous ces philosophes, tous les dirigeants de la planète, que savent-ils de quelqu’un comme toi ? Ils se sont persuadés que l’homme, l’espèce la plus pécheresse entre toutes, est au sommet de la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. Pour ces créatures, tous les humains sont des nazis ; pour les animaux, la vie est un éternel Treblinka »

— Isaac B. Singer, Collected Stories : Gimpel the fool to the Letter Writer .

Élisabeth de Fontenay, présidente de la « Commission Enseignement de la Shoah » de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, n'hésite pas à faire, à l'instar d'Isaac Bashevis Singer, dans la préface de son ouvrage Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité, un parallèle entre les méthodes génocidaires nazies et l'industrie agro-alimentaire :

« Oui, les pratiques d'élevage et de mise à mort industrielles des bêtes peuvent rappeler les camps de concentration et même d'extermination, mais à une seule condition : que l'on ait préalablement reconnu un caractère de singularité à la destruction des Juifs d'Europe, ce qui donne pour tâche de transformer l'expression figée “comme des brebis à l'abattoir” en une métaphore vive. Car ce n'est pas faire preuve de manquement à l'humain que de conduire une critique de la métaphysique humaniste, subjectiviste et prédatrice[20]. »

Et encore :

« On sait que la grande majorité de ceux qui, descendant des trains, se retrouvaient sur les rampes des camps d'extermination ne parlait pas allemand, ne comprenait rien à ces mots qui ne leur étaient pas adressés comme une parole humaine, mais qui s'abattaient sur eux dans la rage et les hurlements. Or, subir une langue qui n'est plus faite de mots mais seulement de cris de haine et qui n'exprime rien d'autre que le pouvoir infini de la terreur, le paroxysme de l'intelligibilité meurtrière, n'est-ce-pas précisément le sort que connaissent tant et tant d'animaux ? »

— Élisabeth de Fontenay, Le Silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Matthieu Ricard, Plaidoyer pour les animaux, op. cit. p. 168-169.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Monde 22 avril 2008
  2. a, b, c, d, e et f [vidéo] Pardonnez-moi – Matthieu Ricard : tsr.ch – interview télévisée de Mathieu Ricard, par Darius Rochebin. Émission « Pardonnez-moi » du 29 mai 2011. TSR, 29 mai 2011. Durée : 30:13 min.
  3. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, article paru dans le National Geographic, France, janvier 2008, no 100, page 7
  4. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, page 10
  5. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, page 8
  6. site internet : http://www.karuna-shechen.org
  7. Ed. La Martinière et site photographique http://www.photoby.fr
  8. Matthieu Ricard, Une expérience himalayenne, page 17
  9. Elisabeth Marshall, Matthieu Ricard : "Comment prêcher la compassion et tuer pour manger ?", La Vie, 07/10/2014
  10. a, b et c Armand Farrachi, Pitié pour la condition animale, Le Monde diplomatique, août 2001, p.21. http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/FARRACHI/15543
  11. http://www.vegetarisme.fr/vegetarien.php?content=vegetarien_vegetalien
  12. http://www.veganimal.info/article.php3?id_article=158
  13. http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2073_150000_poussins_haches_vivants.php
  14. http://www.youtube.com/watch?v=v61js4NJn4A&feature=channel_video_title
  15. a, b et c Plaidoyer pour les animaux, Matthieu Ricard.
  16. Catherine Barry, « Matthieu Ricard : halte au “zoocide” ! », sur www.lyoncapitale.fr (consulté le 5 février 2016)
  17. (fr) « Le plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard, biologiste et moine bouddhiste », sur Sciences et avenir (consulté le 5 février 2016)
  18. Le zoocide, par Yves Simon, Libération, 31 mars 2001.
  19. a, b, c et d Jacques Derrida, L'animal que donc je suis, Paris, Galilée,‎
  20. Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité, Elisabeth de Fontenay.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]