Nicolas Revel

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Nicolas Revel
Illustration.
Fonctions
Secrétaire général adjoint de la présidence de la République
Président François Hollande
Prédécesseur Jean Castex
Successeur Boris Vallaud
Biographie
Nationalité Française
Père Jean-François Revel
Mère Claude Sarraute
Profession Haut fonctionnaire

Nicolas Revel, né en 1966, est un haut fonctionnaire français.

Il est secrétaire général adjoint de la présidence de la République du 15 mai 2012 au 17 novembre 2014, puis directeur de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'académicien Jean-François Revel et de la journaliste Claude Sarraute[1], frère du moine Matthieu Ricard[2], diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1988)[3], ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Léon-Gambetta, 1991-1993), Nicolas Revel entre à la Cour des comptes, en qualité de conseiller référendaire.

En 2000, il est nommé conseiller technique après du ministre de l'Agriculture Jean Glavany[2].

Après la victoire de Bertrand Delanoë aux élections municipales de 2001, le nouveau maire de Paris le choisit comme porte-parole (en 2003[2]). Il le nomme directeur de cabinet en 2008.

Il est promu conseiller maître à la Cour des comptes le 1er juillet 2010[4].

Le 15 mai 2012, il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République, en tandem avec Emmanuel Macron, par le nouveau président François Hollande[5]. Il est chargé des questions sociales[6]. Le journaliste Emmanuel Berretta indique que sa « fibre socialiste est plus affirmée » et qu'il s'oppose à Emmanuel Macron sur l'opportunité d'inscrire le projet de pacte de responsabilité et de solidarité dans le collectif budgétaire voté avant l'été 2014[6].

Le 6 novembre 2014, le conseil d'administration de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés émet un avis favorable à sa nomination au poste de directeur général de la CNAMTS[7]. Il est nommé officiellement à ce poste le 12 novembre 2014[8].

Il est nommé au grade de chevalier de la Légion d'honneur par décret du 25 mars 2016.

En 2017, Emmanuel Macron tente en vain de l'imposer comme directeur de cabinet à Édouard Philippe après la nomination de ce dernier comme Premier ministre[9]. En 2018, il est pressenti pour remplacer Gérard Collomb comme ministre de l'Intérieur, mais décline pour raisons personnelles[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est père de trois garçons[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'équipe élyséenne de Hollande révélée Libération, 15 mai 2012
  2. a, b, c et d Ghislain de Montalembert, « Nicolas Revel, cœur à gauche et tête bien faite », Le Figaro Magazine, semaine du 23 septembre 2017, page 19.
  3. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/nicolas.revel88.
  4. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022419827 Décret du 1er juillet 2010 portant nomination (Cour des comptes)
  5. Arrêté du 15 mai 2012 portant nomination à la présidence de la République publié au Journal officiel du 16 mai 2012.
  6. a et b Emmanuel Berretta, « Hollande remanie l'Élysée et recrute Laurence Boone », sur lepoint.fr, (consulté le 19 septembre 2016).
  7. Un énarque pour diriger la Secu
  8. Nicolas Revel officiellement nommé à la tête de l'Assurance maladie
  9. Ellen Salvi, « Matignon, Elysée, ministères... Les cabinets verrouillés du nouveau pouvoir », sur Mediapart, (consulté le 17 juillet 2017).
  10. Corinne Lhaïk, « Pourquoi Macron a finalement choisi Castaner », sur lexpress.fr, (consulté le 17 octobre 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]