Nicolas Revel

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Nicolas Revel
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Fonctions
Directeur de cabinet du Premier ministre
depuis le
Directeur
Caisse nationale de l'assurance maladie
-
Secrétaire général adjoint de la présidence de la République française (d)
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (54 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Père
Mère
Autres informations
Distinction

Nicolas RevelRicard, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français.

Il est secrétaire général adjoint de la présidence de la République de 2012 à 2014, directeur de la Caisse nationale de l'assurance maladie de 2014 à 2020, puis directeur de cabinet du Premier ministre Jean Castex.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Nicolas Revel né Ricard, est le fils de l'académicien Jean-François Revel né Ricard (1924-2006), et de la journaliste Claude Sarraute[1] (née en 1927). Sa grand-mère maternelle, Nathalie Sarraute (1900-1999), était une femme de lettres juive d'origine russe arrivée en France lorsqu'elle était enfant.

Il a du côté de sa mère deux-demi frères, Laurent et Martin et une demi-sœur, Véronique[2] et du côté de son père une demi-sœur et un demi frère, Éve et Matthieu Ricard[3]

Il est le neveu de la cinéaste Anne Sarraute et de la photographe Dominique Sarraute.

Il est père de trois garçons : Simon, David et Benjamin[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1988)[4], ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Léon-Gambetta, 1991-1993), Nicolas Revel entre à la Cour des comptes, en qualité de conseiller référendaire.

En 2000, il est nommé conseiller technique après du ministre de l'Agriculture Jean Glavany[3].

Après la victoire de Bertrand Delanoë aux élections municipales de 2001, le nouveau maire de Paris le choisit comme directeur adjoint de cabinet (en 2003[3]). Il le nomme directeur de cabinet en 2008.

Il est promu conseiller maître à la Cour des comptes le [5].

Le , il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République, en tandem avec Emmanuel Macron, par le nouveau président François Hollande[6]. Il est chargé des questions sociales[7]. Le journaliste Emmanuel Berretta indique que sa « fibre socialiste est plus affirmée » et qu'il s'oppose à Emmanuel Macron sur l'opportunité d'inscrire le projet de pacte de responsabilité et de solidarité dans le collectif budgétaire voté avant l'été 2014[7].

Le , le conseil d'administration de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés émet un avis favorable à sa nomination au poste de directeur général de la CNAMTS[8]. Il est nommé officiellement à ce poste le [9]. Selon Contexte, il « laisse le souvenir d’un redoutable négociateur, qui a mis en place le tiers payant et le reste à charge zéro pour les soins optiques et dentaires »[10].

Il est nommé au grade de chevalier de la Légion d'honneur par décret du [11].

En 2017, Emmanuel Macron tente en vain de l'imposer comme directeur de cabinet à Édouard Philippe après la nomination de ce dernier comme Premier ministre[12]. En 2018, il est pressenti pour remplacer Gérard Collomb comme ministre de l'Intérieur, mais décline pour raisons personnelles[13]. Il est également pressenti pour remplacer Alexis Kohler comme secrétaire général de l'Élysée[14].

Il est nommé directeur de cabinet du nouveau Premier ministre Jean Castex, le 3 juillet 2020[15]. Selon plusieurs observateurs, sa nomination traduit la prise de contrôle d'Emmanuel Macron sur Matignon[16],[10]. Contexte indique qu'il « disposera d’autres relais » auprès du chef de l’État : « la secrétaire générale adjointe, Anne de Bayser, qui fut son adjointe à la Ville de Paris, ou encore le conseiller Philippe Grangeon, avec qui il entretient des liens amicaux »[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'équipe élyséenne de Hollande révélée Libération, 15 mai 2012
  2. « Généalogie de Véronique REVEL », sur Geneanet (consulté le 27 octobre 2018)
  3. a b c et d Ghislain de Montalembert, « Nicolas Revel, cœur à gauche et tête bien faite », Le Figaro Magazine, semaine du 23 septembre 2017, page 19.
  4. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/nicolas.revel88.
  5. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022419827 Décret du 1er juillet 2010 portant nomination (Cour des comptes)
  6. Arrêté du 15 mai 2012 portant nomination à la présidence de la République publié au Journal officiel du 16 mai 2012.
  7. a et b Emmanuel Berretta, « Hollande remanie l'Élysée et recrute Laurence Boone », sur lepoint.fr, (consulté le 19 septembre 2016).
  8. Un énarque pour diriger la Secu
  9. Nicolas Revel officiellement nommé à la tête de l'Assurance maladie
  10. a b et c Thierry Dupont, « Portrait - Nicolas Revel, la nouvelle « gare de triage » de Matignon », sur Contexte.com, (consulté le 5 août 2020).
  11. Décret du 25 mars 2016 portant promotion et nomination.
  12. Ellen Salvi, « Matignon, Elysée, ministères... Les cabinets verrouillés du nouveau pouvoir », sur Mediapart, (consulté le 17 juillet 2017).
  13. Corinne Lhaïk, « Pourquoi Macron a finalement choisi Castaner », sur lexpress.fr, (consulté le 17 octobre 2018).
  14. « Elysée : Nicolas Revel pour épauler Emmanuel Macron ? », sur La Lettre A.fr, (consulté le 27 décembre 2018).
  15. Arrêté du 3 juillet 2020 relatif à la composition du cabinet du Premier ministre (lire en ligne)
  16. Solenn de Royer, « « Macron acte, en partie, l’effacement symbolique de la fonction de premier ministre » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]