Boussenac

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Boussenac
Boussenac
Le col de Péguère, au nord-ouest de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Pierre-Antoine Pardou
2020-2026
Code postal 09320
Code commune 09065
Démographie
Gentilé Boussenacais
Population
municipale
213 hab. (2019 en augmentation de 15,14 % par rapport à 2013)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 18″ nord, 1° 22′ 12″ est
Altitude Min. 636 m
Max. 1 645 m
Superficie 26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Couserans Est
Législatives Première circonscription
Localisation
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Boussenac
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Boussenac

Boussenac (en occitan Bocenac) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Localisée dans le centre du département, la commune fait partie, sur le plan historique et culturel, du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat. Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par Agouelle Galy, la Canadelle, le ruisseau de neyert, le ruisseau d'Ornas et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Boussenac est une commune rurale qui compte 213 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 2 919 habitants en 1846. Ses habitants sont appelés les Boussenacais ou Boussenacaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-12.svg La commune dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
  • 1Carte dynamique
  • 2Carte Openstreetmap
  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes

La commune de Boussenac se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 21 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, à 20 km de Saint-Girons[2], sous-préfecture, et à 13 km de La Bastide-de-Sérou[3], bureau centralisateur du canton du Couserans Est dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Girons[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Massat (2,4 km), Le Port (3,9 km), Biert (4,4 km), Sentenac-de-Sérou (7,7 km), Esplas-de-Sérou (7,9 km), Aleu (8,5 km), Montagagne (8,6 km), Le Bosc (8,8 km).

Sur le plan historique et culturel, Boussenac fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix[5].

Boussenac est une commune forestière des Pyrénées centrales sur le flanc ouest du Col de Port, constituée de nombreux hameaux et sans véritable village central. Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches pour partie sédimentaires et pour partie métamorphiques datant pour certaines du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma (millions d'années), et pour d'autres du Protérozoïque, le dernier éon du Précambrien sur l’échelle des temps géologiques. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1074 - Saint-Girons » et « n°1075 - Foix » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[7],[8] et leurs notices associées[9],[10].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 26 km2[11],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est la même[8]. Son relief est particulièrement découpé puisque la dénivelée maximale atteint 1 009 mètres. L'altitude du territoire varie entre 636 m et 1 645 m[14].

Dans le massif de l'Arize, elle est en grande partie située en soulane (équivalent de l'adret pour les Pyrénéens). Le flanc occidental du col de Port (1 249 m) est situé sur Boussenac, l'autre versant faisant partie de Saurat. Le col des Caougnous situé sur la commune est à la bifurcation des ascensions vers le col de Port sur l'axe principal constitué par la D 618 ou vers le Mur de Péguère par la D 17.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Boussenac.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par Agouelle Galy, la Canadelle, le ruisseau de neyert, le ruisseau d'Ornas, Goute de Caulassa, Goute de Péré, Goute des Dosses, la Goute, le ruisseau de Colle, le ruisseau de Goute Male, le ruisseau de Graviel, le ruisseau de la Barguère, le ruisseau de la Côte, le ruisseau des Peyres, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 38 km de longueur totale[16],[17].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat semi-continental », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[18]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[19]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[20].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[18].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 7,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 4] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 107 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[22] complétée par des études régionales[23],[24] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Soulan », sur la commune de Soulan, mise en service en 1975[25] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[26],[Note 5], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 218,5 mm pour la période 1981-2010[27]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 24 km[28], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[29], à 12,3 °C pour 1981-2010[30], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[31].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[32],[33].

La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973 ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d'Estats, le mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel[34].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 6] sont recensées sur la commune[35] :

  • le « massif de l'Arize, versant sud » (8 013 ha), couvrant 14 communes du département[36] ;
  • le « massif de l'Arize, zone d'altitude » (15 897 ha), couvrant 26 communes du département[37],
  • le « massif du Pic des Trois-Seigneurs » (11 200 ha), couvrant 10 communes du département[38] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 7],[35] :

  • le « massif de l'Arize » (42 110 ha), couvrant 40 communes du département[39] ;
  • la « moyenne montagne du Vicdessos et massif des Trois-Seigneurs » (21 558 ha), couvrant 17 communes du département[40].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Boussenac est une commune rurale[Note 8],[41]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[42]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,8 %)[43].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 495, alors qu'il était de 469 en 2013 et de 473 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 24,9 % étaient des résidences principales, 72,2 % des résidences secondaires et 2,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1 % des appartements[I 5].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Boussenac en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (72,2 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (85 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 6].

Le logement à Boussenac en 2018.
Typologie Boussenac[I 5] Ariège[I 7] France entière[I 8]
Résidences principales (en %) 24,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 72,2 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 2,9 9,7 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'accès principal s'effectue par la RD 118, ancienne route national 618, depuis le bourg de Massat situé 6,5 km en contrebas.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Boussenac est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[44],[45].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Boussenac.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[46].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Boussenac[47]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[48].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Boussenac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[49].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Boussenac fut une des deux seigneuries de la vallée de Massat.

Dans un acte de dénombrement du , François-Roger de Comminges-Bruniquel, seigneur de Boussenac, déclarait posséder une ferrerie, la forge à la catalane de la Canadelle.

Le minerai de fer était transformé en lingots grâce au charbon de bois fabriqué dans les forêts de la montagne de Péguère par les charbonniers. Fonctionnant toujours en 1778, la forge fut vendue en 1787 à François Prat, négociant de Saurat par François-Charles de Rochechouart, seigneur de Boussenac, puis abandonnée vers 1800.

Son neveu, Jean-François Péricat de Saurat, la récupéra alors en ruine. Dès 1813, il voulut la réhabiliter. Cependant, il n'obtint qu'en une autorisation royale pour la reconstruire. Elle ne le fut pas et, en 1826, dès lors acquise par les frères Berthoumieu de Toulouse, le transfert du droit de feu de Boussenac à Rabat les-Trois-Seigneurs fut demandé. Une ordonnance royale du l'autorisa, éteignant ainsi à jamais la forge de la Canadelle après près de cinq siècles d'activité. En 1862, elle n'était plus que ruines. (d'après les recherches de Philippe Cabau de Fauroune[50], historien local).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Boussenac est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 9], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[51].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 9].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Est pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 9], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[52].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Roger Massat    
mars 2008 2009 Daniel Furet    
2009 mai 2020 Marie-Christine Soula[53] SE Retraitée agricole
mai 2020 en cours Pierre-Antoine Pardou[54]   Ancien Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[56].

En 2019, la commune comptait 213 habitants[Note 9], en augmentation de 15,14 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1771 9222 1812 6032 6822 7672 8252 9192 825
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6282 6452 7582 5962 7562 6801 6522 5542 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3672 1462 0641 3851 5521 5121 1711 034737
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
407306227213172184187194212
2019 - - - - - - - -
213--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 109 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 202 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 600 [I 10] (19 820  dans le département[I 11]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 12] 16,2 % 13 % 20,6 %
Département[I 13] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 14] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 127 personnes, parmi lesquelles on compte 67,5 % d'actifs (46,8 % ayant un emploi et 20,6 % de chômeurs) et 32,5 % d'inactifs[Note 11],[I 12]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 15]. Elle compte 36 emplois en 2018, contre 40 en 2013 et 35 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 62, soit un indicateur de concentration d'emploi de 58,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,8 %[I 16].

Sur ces 62 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 33 travaillent dans la commune, soit 54 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 77 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 21,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

22 établissements[Note 12] sont implantés à Boussenac au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 19]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 31,8 % du nombre total d'établissements de la commune (7 sur les 22 entreprises implantées à Boussenac), contre 27,5 % au niveau départemental[I 20].

  • Gîtes ruraux et chambres d'hôtes, en divers lieux.
  • Boulangerie-pâtisserie, à Espies.
  • Épicerie, à Espies.
  • Miels biologiques, à Saint-Pey.
  • Confitures, à Jacoy.
  • Fromages de vaches, au col del Four et à la ferme des Pedrets.
  • Plantes médicinales et aromatiques, fabrication de cosmétiques, à Cartou pont de Fidèle.
  • Légumes, à Catou et à Germa…

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région pyrénéenne »[59]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est l'élevage d'herbivores hors bovins, caprins et porcins[60].

1988 2000 2010
Exploitations 19 18 20
Superficie agricole utilisée (ha) 325 347 343

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 19 lors du recensement agricole[Note 15] de 1988 à 18 en 2000 puis à 20 en 2010[60], soit une augmentation de 1,05 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[62]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 325 ha en 1988 à 343 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne reste stable à 17 ha[60].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Col de Port (point d'information touristique et auberge de la Sapinière, au sommet).
  • Forêt communale de près de mille hectares composée de sapins et de hêtres.
  • Église Saint-Louis de Rieuprégon[63].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[12],[13]
  3. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[21].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  7. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  8. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[61].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Boussenac » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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