Boussenac

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Boussenac
Boussenac
Col de Péguère, au nord-ouest de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Pierre-Antoine Pardou
2020-2026
Code postal 09320
Code commune 09065
Démographie
Population
municipale
214 hab. (2018 en augmentation de 15,68 % par rapport à 2013)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 18″ nord, 1° 22′ 12″ est
Altitude Min. 636 m
Max. 1 645 m
Superficie 26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Couserans Est
Législatives Première circonscription
Localisation
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Boussenac

Boussenac (en occitan Bocenac) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Boussenacais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Boussenac est une commune forestière des Pyrénées centrales sur le flanc ouest du Col de Port, constituée de nombreux hameaux et sans véritable village central. Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Accès[modifier | modifier le code]

L'accès principal s'effectue par la RD 118, ancienne route national 618, depuis le bourg de Massat situé 6,5 km en contrebas.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La goutte de Caulassa, le ruisseau d'Arbre Court, le ruisseau de Colle, le ruisseau de Labesou... sont parmi les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Boussenac et des proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Dans le massif de l'Arize, elle est en grande partie située en soulane (équivalent de l'adret pour les Pyrénéens). Le flanc occidental du col de Port (1 249 m) est situé sur Boussenac, l'autre versant faisant partie de Saurat. Le col des Caougnous situé sur la commune est à la bifurcation des ascensions vers le col de Port sur l'axe principal constitué par la D 618 ou vers le Mur de Péguère par la D 17.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Boussenac est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,8 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Boussenac fut une des deux seigneuries de la vallée de Massat.

Dans un acte de dénombrement du , François-Roger de Comminges-Bruniquel, seigneur de Boussenac, déclarait posséder une ferrerie, la forge à la catalane de la Canadelle.

Le minerai de fer était transformé en lingots grâce au charbon de bois fabriqué dans les forêts de la montagne de Péguère par les charbonniers. Fonctionnant toujours en 1778, la forge fut vendue en 1787 à François Prat, négociant de Saurat par François-Charles de Rochechouart, seigneur de Boussenac, puis abandonnée vers 1800.

Son neveu, Jean-François Péricat de Saurat, la récupéra alors en ruine. Dès 1813, il voulut la réhabiliter. Cependant, il n'obtint qu'en une autorisation royale pour la reconstruire. Elle ne le fut pas et, en 1826, dès lors acquise par les frères Berthoumieu de Toulouse, le transfert du droit de feu de Boussenac à Rabat les-Trois-Seigneurs fut demandé. Une ordonnance royale du l'autorisa, éteignant ainsi à jamais la forge de la Canadelle après près de cinq siècles d'activité. En 1862, elle n'était plus que ruines. (d'après les recherches de Philippe Cabau de Fauroune[8], historien local).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Roger Massat    
mars 2008 2009 Daniel Furet    
2009 2020 Marie Christine Soula SE Agricultrice retraitée
2020 en cours Pierre Antoine Pardou SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 214 habitants[Note 2], en augmentation de 15,68 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1771 9222 1812 6032 6822 7672 8252 9192 825
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6282 6452 7582 5962 7562 6801 6522 5542 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3672 1462 0641 3851 5521 5121 1711 034737
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
407306227213172184187194212
2018 - - - - - - - -
214--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Gîtes ruraux et chambres d'hôtes, en divers lieux.
  • Boulangerie-pâtisserie, à Espies.
  • Épicerie, à Espies.
  • Miels biologiques, à Saint-Pey.
  • Confitures, à Jacoy.
  • Fromages de vaches, au Ccl del Four et à la ferme des Pedrets.
  • Plantes médicinales et aromatiques, fabrication de cosmétiques, à Cartou pont de Fidèle.
  • Légumes, à Catou et à Germa…

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Col de Port (point d'information touristique et auberge de la Sapinière, au sommet).
  • Forêt communale de près de mille hectares composée de sapins et de hêtres.
  • Église Saint-Louis de Rieuprégon[13].

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  8. « Philippe Cabau de Fauroune »
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Patrick Roques, « 09. BOUSSENAC Monument aux morts de la guerre de 1914-1918 et de la guerre de 1939-1945 », http://patrimoines.laregion.fr,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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