Le Port des brumes

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Le Port des brumes
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur A. Fayard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1932
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Le Port des brumes est un roman policier belge de Georges Simenon publié en mai 1932 chez A. Fayard. Il fait partie de la série des Maigret.

Ce roman connaît la publication d'une édition pré-originale en feuilleton dans le quotidien Le Matin, du 23 février au (soit 31 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Le capitaine du port de Ouistreham, Yves Joris, a disparu de son domicile. Six semaines plus tard, il est retrouvé errant dans Paris, amnésique et portant une blessure à la tête. Le médecin qui l'examine remarque qu'il a reçu une balle dans le crâne, et qu'il a été heureusement soigné. La police parvient à déterminer qu'il a voyagé en Norvège. Mais on ne sait rien de tout son périple.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Disparu depuis six semaines, Yves Joris est retrouvé amnésique, errant dans Paris. La police constate qu'il a reçu récemment une balle dans le crâne, mais qu'il a été soigné ; des indices montrent qu'il s'est rendu en Norvège. Maigret ramène Joris à Ouistreham, où il vivait avec sa servante. À peine arrivé, Joris meurt empoisonné. Maigret enquête dans le port où les gens se taisent, qu'il s'agisse de marins, comme Grand-Louis, ou de bourgeois fortunés, comme Ernest Grandmaison : pourtant, ils savent certainement bien des choses. En outre, un individu rôde et se cache dans la localité. Maigret apprend que c'est un riche Norvégien, mais celui-ci, interrogé, reste muet : ce silence est « l'atmosphère caractéristique de cette affaire », autant que le brouillard qui noie le port et semble dissimuler les faits et gestes de chacun. Obstiné, Maigret découvre certains éléments, mais ne parvient pas à relier les fils qui unissent Grandmaison, le Norvégien, Grand-Louis et Joris. Néanmoins, les personnages le sentent proche de la vérité et, acculé, Grandmaison se suicide. Ce drame délie les langues et la clé de l'énigme sera livrée au commissaire par le Norvégien. Ce dernier, d'origine française, n'est autre que Raymond Grandmaison, cousin d'Ernest. Quinze ans auparavant, il était simple employé de son riche cousin. Les deux hommes aimant la même femme, Ernest a profité d'un vol commis par Raymond dans la caisse de l'entreprise pour l'obliger à quitter la France. En Norvège, Raymond a fait fortune, a changé de nom, s'est fait naturaliser. Il a appris qu'Ernest avait épousé celle qu'il aimait et qu'ils avaient un fils ; confrontant les dates, il en a conclu que cet enfant était le sien. Dans le but de l'enlever, Raymond est revenu clandestinement en France, a acheté un bateau, s'est acquis les services de Grand-Louis et de Joris. Lors de la tentative d'enlèvement, Ernest a surpris les ravisseurs, a tiré et a atteint Joris. Les trois hommes se sont enfuis en bateau ; Raymond a fait soigner Joris et l'a emmené en Norvège, mais la blessure a entraîné l'amnésie. Six semaines plus tard, Raymond a ramené Joris en France, où il comptait faire une nouvelle tentative d'enlèvement. Rentré à Ouistreham, Joris a été empoisonné par Ernest Grandmaison qui craignait de le voir parler et de faire éclater ainsi le scandale.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Le climat qui fait de Ouistreham « le port des brumes » pèse sur le roman. Il est difficile de déterminer le personnage principal, une égale importance s’attachant à Raymond Grandmaison, à Ernest Grandmaison et Yves Joris.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Ouistreham. Caen. Paris. Références à la Norvège.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure quatre jours et se déroule à la fin du mois d’octobre.

Les personnages[modifier | modifier le code]

  • Raymond Grandmaison, alias Jean Martineau, Norvégien d’origine française. Industriel. Célibataire, un fils. La cinquantaine.
  • Ernest Grandmaison, cousin de Raymond, maire de Ouistreham, directeur de la Compagnie anglo-normande (société de navigation). La cinquantaine.
  • Hélène Grandmaison, épouse d’Ernest.
  • Yves Joris, ancien capitaine de marine marchande, chef du port de Ouistreham, la cinquantaine, la victime.
  • Julie Legrand, servante de Joris, environ 24 ans.
  • Louis Legrand, dit Grand-Louis, frère de Julie, matelot, ancien forçat.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.