Signé Picpus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Signé Picpus
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Gallimard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1944
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Signé Picpus est un roman policier de Georges Simenon publié en 1944 dans le recueil Signé Picpus ; il fait partie de la série des Maigret.

Simenon achève l'écriture de ce roman en 1941. L'œuvre connaît une publication pré-originale en feuilleton dans le quotidien Paris-Soir, du au (soit 34 épisodes), sous le titre Signé Picpus ou la Grande Colère de Maigret.

Le manuscrit est vendu aux enchères au profit des prisonniers de guerre, à l'initiative de l'auteur en 1943.

Résumé[modifier | modifier le code]

L'intrigue se déroule en France, à Paris. Un certain Mascouvin, petit employé chez des marchands de biens, vient annoncer à la police qu'il a découvert sur le buvard d'un café un étrange message: "Demain, à cinq heures, je tuerai la voyante. Signé Picpus". Maigret, peu convaincu, fait tout de même surveiller les voyantes de Paris. Or, le lendemain de la visite de Mascouvin, une voyante est effectivement retrouvée poignardée chez elle, rue Caulaincourt.

Maigret se rend sur les lieux, et trouve, enfermé dans la cuisine de la voyante, un étrange bonhomme, nommé Le Cloaguen, vêtu d'un gros imperméable, malgré la chaleur de ce mois d'août. L'homme prétend n'avoir rien vu, rien entendu. Maigret le ramène chez lui, et découvre que Mme Le Cloaguen a l'habitude d'enfermer son mari, parce que celui-ci ne serait pas tout à fait sain d'esprit.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Malgré un avertissement qui se termine par les mots « signé Picpus », la police ne peut empêcher le meurtre d'une voyante appelée Mme Jeanne. Dans l'appartement de la victime, Maigret découvre, enfermé dans la cuisine, un vieillard hébété, l'énigmatique Le Cloaguen, qui prétend ne rien savoir du crime qui vient d'être commis. Maigret, aussitôt, le devine innocent. Il le reconduit chez lui et découvre son milieu familial : une épouse acariâtre, une fille prétentieuse... Mme Le Cloaguen affirme que son mari, ancien médecin de la marine, est fou ; néanmoins, elle le soustrait aux psychiatres envoyés par le juge d'instruction. Forçant le mystère qui entoure les Le Cloaguen, Maigret parvient à rassembler quelques renseignements : la famille a quitté précipitamment Saint-Raphaël pour Paris ; d'autre part, Le Cloaguen reçoit à son nom une rente de 200 000 francs, que lui sert par reconnaissance un éleveur argentin dont il a sauvé la fille. Détail bizarre : lors de chacune de ses visites annuelles, l'avoué chargé de l'affaire l'a trouvé malade, couché dans une chambre aussi mal éclairée que possible, comme s'il avait voulu se dissimuler aux regards. Peu de temps après, Maigret retrouve Mme Biron, la sœur de l'ancien médecin. Au cours d'une confrontation publique, Mme Biron ne reconnaît pas son frère. Le corps de ce dernier sera découvert dans son ancienne villa de Saint-Raphaël. Quant au faux Le Cloaguen, il s'agit du père de Jeanne, un clochard du nom de Picard, que Mme Le Cloaguen a rencontré dans le port de Cannes et qu'elle a fait passer pour son mari afin de continuer à percevoir la rente. Jeanne était la complice de M. Blaise, un maître chanteur qui avait découvert la véritable identité du « médecin » ; craignant pour son père, elle avait menacé de tout dévoiler et Blaise avait décidé de la supprimer. Mais il y avait Mascouvin, le malhonnête homme scrupuleux qui, entraîné dans cette affaire malgré lui et pris de remords, avait averti la police sans vouloir se dénoncer : c'est pourquoi il avait écrit l'avertissement anonyme.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

La tactique de Maigret est contrariée par le juge d’instruction, ce qui mécontente le commissaire. À signaler de nombreux passages au présent qui soulignent des actions ou des monologues intérieurs de Maigret et correspondent d’ordinaire à des points forts de l’intrigue.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (rue Caulaincourt, boulevard des Batignolles), Morsang. Références à Saint-Raphaël.

Simenon situe l'institut Médico-légal, boulevard des Batignolles, alors que depuis 1914, il est quai de la Rapée.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure moins d’une semaine et se déroule en août.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Octave Le Cloaguen, alias le vieux Picard. Médecin de marine retraité ; en fait, ancien clochard. Marié. 68 ans

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Antoinette Le Cloaguen, son épouse, la cinquantaine.
  • Marie Picard, dite Mlle Jeanne, « voyante extra-lucide », fille du vieux Picard, la quarantaine, la victime.
  • Emile Blaise, rentier, escroc.
  • Joseph Mascouvin, employé dans un cabinet d’affaires.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.