Cécile est morte (film)

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Cécile est morte
Réalisation Maurice Tourneur
Scénario Jean-Paul Le Chanois
Acteurs principaux
Sociétés de production Continental-Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre film policier
Durée 90 minutes
Sortie 1944

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Cécile est morte est un film français réalisé par Maurice Tourneur, sorti en France en 1944, produit par la Continental-Films. C'est une adaptation du roman éponyme de Georges Simenon, faisant partie de la série des Maigret.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cécile, une jeune fille qui se rend plusieurs fois de suite dans les bureaux de la Police Judiciaire pour se plaindre de visites nocturnes dans l'appartement qu'elle occupe avec sa tante, n'est guère prise au sérieux par la police, jusqu'au jour où elle est retrouvée assassinée...

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Tout le monde se moque du commissaire Maigret car Cécile, une jeune fille timide mais obstinée vient le voir régulièrement à la Police judiciaire, quai des orfèvres. Celle-ci habite seule avec sa vieille tante infirme (ou qui le fait croire), madame Juliette Boynet, veuve de son état et elle convaincue que toutes les nuits, alors qu'elle dort dans sa chambre, qu'un homme vient visiter et fouiller leur appartement. Maigret la reçoit quelques minutes puis l'éconduit car il doit partir pour arrêter une bande de malfaiteurs. Cécile rentre chez elle et retrouve sa tante à Levallois. Il s'agit d'une vieille femme infirme qui utilise sa nièce comme bonne à tout faire. Gérard, frère de Cécile vient demander à celle-ci 10 000 francs pour l'aider matériellement car il est sans emploi et sa femme doit accoucher, mais la tante très avare et égoïste refuse de lui donner un seul sou.

Maigret, pendant ce temps là, prend le métro aérien et découvre au hasard d'une fenêtre ouverte à l'étage d'un hôtel, le corps d'une femme étendue sur un lit. Arrivé sur place avec son adjoint Lucas, il découvre le corps d'une femme décapitée et un étrange message sur le miroir de la salle de bains. On peut y lire le prénom "Cécile". Maigret décide de se rendre incognito à Levallois pour rendre visite à Juliette Boynet et discute également avec Gérard mais aussi avec la concierge de l'immeuble qui d'ailleurs appartient à madame Boynet. Il retourne ensuite au quai des orfèvres, afin d'éclaircir l'histoire de cette mystérieuse femme sans tête.

Le lendemain matin, Cécile décide de retourner voir Maigret à la PJ mais celui-ci est trop occupé. Grâce à un témoin de dernière minute qui avait confondu sa valise avec celle d'une victime dans une gare, il réussit à identifier la victime. Il s'agit de Gilberte Pardon, la propre soeur de Cécile. Maigret retourne à la PJ et cherche Cécile partout mais la jeune femme rester introuvable. Maigret part alors de se rendre chez Madame Boynet mais personne ne répond aux coups de sonnettes. En attendant le serrurier qu'il a fait quérir Maigret fait connaissance avec la jeune voisine dénommé Mouchy et qui lui évoque le voisin du dessous un certain M. Dandurant qui semble s'intéresser de très près aux jeunes filles. Enfin, grâce au serrurier, Maigret entre dans l'appartement et découvre le corps de Madame Boynet étranglée sur son lit. Cécile l'avait pourtant prévenu car elle avait réussi à glisser un billet à Maigret avant qu'il quitté la PJ : « un drame affreux est arrivé cette nuit. »

Plus tard, à la PJ, on découvre Cécile dans un placard à balai, elle aussi étranglée...

Maigret soupçonne tout le monde, sauf Gérard le frère de Cécile qui s'il peut être l'assassin de sa tante, ne peut pas avoir tué sa soeur qu'il aimait sincèrement. Celui-ci à la demande du directeur de la PJ va voir Dandurant qui se plaint d'avoir été agressé par Gérard qui a exigé de voir le testament car en fait, Dandurant, homme de confiance de Boynet est son ancien amant. Maigret apprend par la bouche de ce comptable qui se targe d'être humaniste et protecteur de la jeunesse que Madame Boynet était propriétaire de maisons closes. Certaine nuits, il montait voir la vieille veuve et présentaient les comptes de ces maisons dites spéciales. Le fameux individu qui venait la nuit dans l'appartement au grand étonnement Cécile n'était donc que Dandrurant. Maigret et Dandurant montent donc tous les deux dans l'appartement du crime et lorsque Maigret s'absente quelques instants, il s'aperçoit que Dandurant cherche quelque chose dans l'appartement de la morte, mais ce n'est pas de l'argent. Celui-ci cache manifestement un terrible secret mais Maigret ne sait pas trop de quoi il s'agit.

L'arrivée inopinée du cousin Machepied qui se désigne comme héritier de madame Boynet va lui permettre de comprendre les raisons des inquiétudes de Monsieur Dandurant. Cet homme est en possession de lettres compromettantes. Monsieur Dandurant est en fait Monsieur Charles un homme assez peu recommandable qui sert d'intermédiaire entre la veuve Boynet. Alors qu'il doit se rendre à la Rochelle pour trouver d'autres documents dont une lettre, le commiassaire est mis en joue par Dandurant et abandonné sur le bord d'une route. Il finit par trouver un vélo puis une moto et rejoint La Rochelle et réussit à confondre enfin Dandurant, assassin de Cécile et de Gilberte. Il a, en effet, réussi à trouver une lettre écrit de la main de madame Boynet qui désigne Dandurant, son ancien amant, comme l'assassin de son mari. Les deux amants s'étaient débarrassés de cet homme et ils étaient donc liés par ce crime mais la tante de Cécile se méfiant de son complice avait décidé d'écrire cette lettre.

Il reste une dernière question qui a tué Madame Boynet ? C'est Cécile qui, se rendant compte de la qualité de sa tante, proxénète et malveillante qui préférait laisser son neveu dans la déchéance alors qu'elle est immensément riche l'a tué dans un accès de rage et de colère la nuit même ou Dandurant alias Monsieur Charles avait remis les comptes à la vieille femme...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs non crédités[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« Maurice Tourneur adopte l'univers trouble et féroce de Simenon à la virgule près. Pipe au bec, le commissaire bénéficie de la silhouette altière d'Albert Préjean. Secrètement amusé, il joue au Cluedo au milieu de tout un petit monde pittoresque, fielleux, gouailleur. Chaque personnage, de l'inspecteur féru de botanique à la concierge pipelette et alcoolo, est une caricature réjouissante, pleine d'invention verbale et visuelle. Intrigue rythmée, délicieusement perverse, émaillée d'humour noir, et comédiens alertes font de cette œuvre un grand polar ludique. »

— Cécile Mury, Télérama, 19 janvier 2013

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film a été produit par la Continental-Film, société créée en 1940 par Joseph Goebbels, ministre de la propagande du régime nazi durant la seconde guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]