Le Fou de Bergerac

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Le Fou de Bergerac
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur A. Fayard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1932
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Le Fou de Bergerac est un roman policier belge de Georges Simenon, paru en 1932 chez A. Fayard. Il fait partie de la série des Maigret.

Simenon écrit ce roman en mars 1932 à l'Hôtel de France et d'Angleterre, La Rochelle (Charente-Maritime). Il est publié en avril de la même année.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans l'express de nuit Paris-Bordeaux, Maigret est dérangé à cause d'un voyageur bruyant. Aux abords d'une gare, le passager saute du train. Le commissaire décide de le suivre et reçoit une balle de revolver dans l'épaule. Recueilli par un paysan, il est soigné à l'hôpital de Bergerac, une petite ville de Dordogne encore sous le coup de deux meurtres perpétrés sur des jeunes femmes. Maigret fait la connaissance des notables de la ville: le Dr Rivaud, le procureur Duhourceau, et il décide d'enquêter sur les meurtres, aidé par le commissaire local, et par Mme Maigret, qui l'a rejoint pour le soigner pendant sa convalescence.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Maigret se rend en Dordogne avec l'intention d'y prendre quelque repos, lorsque, dans l'express de Bordeaux, en pleine nuit, il est intrigué par le comportement d'un voyageur. Lors d'un ralentissement, ce dernier saute du train ; le commissaire le suit et est aussitôt blessé d'une balle que le fuyard tire dans sa direction. Hospitalisé à Bergerac, il apprend que plusieurs crimes sadiques viennent de s'y commettre et qu'il a été la victime de celui qu'on appelle le « fou de Bergerac ». Mais qui est ce dernier ? Le taciturne docteur Rivaud qui soigne Maigret ? Le procureur Duhourceau ? le maître d'hôtel ? son ami Leduc ? Entre-temps, on retrouve dans un bois le cadavre du « fou » : il s'agit de Samuel Meyer, faussaire international. Certains émettent, contre l'avis de Maigret, l'hypothèse qu'il s'est suicidé après avoir commis ses forfaits. Depuis sa chambre d'hôtel, le commissaire, en interrogeant des témoins, prend ses renseignements : Françoise, belle-sœur et maîtresse de Rivaud, est aussi la mère de son enfant, mais par une machination, le couple a fait passer le procureur pour le véritable père, afin d'obtenir son silence sur une autre affaire. Il s'avère en effet que Rivaud est le fils de Meyer, le fou de Bergerac, qu'il a aidé à s'enfuir d'Alger où il avait été condamné à mort. Finalement, en interrogeant Mme Beausoleil, belle-mère du docteur, Maigret parvient à établir l'identité de celui-ci, et à prouver en outre que c'est Rivaud lui-même qui a tué le fou de Bergerac. Sur le point d'être arrêtés, Rivaud et sa maîtresse se suicident après avoir essayé vainement de s'enfuir.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Maigret, blessé dès le début de l’affaire, suit le déroulement des opérations depuis son lit de convalescent, à l’hôpital puis à l’hôtel : il y interroge des témoins, y compulse des documents, échafaudant des hypothèses sur la seule base des bruits qui circulent et des représentations que son imagination lui suggère.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Bergerac.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête se déroule en mars et sa durée n’excède pas deux semaines.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Meyer, alias Jacques Rivaud. Médecin. Marié, une fille naturelle. Age indéterminé

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Françoise Beausoleil, sa belle-sœur et sa maîtresse.
  • Duhourceau, procureur de la République à Bergerac, 65 ans.
  • Samuel Meyer, le « fou de Bergerac », faussaire de la pègre internationale, père du héros, d’origine polonaise.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.