Liberty Bar

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Liberty Bar
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur A. Fayard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1932
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Liberty Bar est un roman policier belge de Georges Simenon, paru en 1932. Il fait partie de la série des Maigret.

Le roman est écrit en mai 1932 à Marsilly (Charente-Maritime) et publié en juillet de la même année.

Résumé[modifier | modifier le code]

William Brown est poignardé dans sa voiture à Antibes. C'est un Australien richissime qui mène une vie de débauché sur la Côte d'Azur. Son style d'existence effraie sa famille qui le prive de ressources et ne lui verse qu'un minimum mensuel. Maigret, dépêché sur les lieux, découvre que Brown partageait son existence entre ses "quatre femmes": d'abord Gina, sa maîtresse "officielle" et la mère de celle-ci, avec qui il vivait dans sa villa d'Antibes, puis Jaja, la propriétaire d'un bar de Cannes, où couche aussi la jeune Sylvie, une prostituée.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

William Brown a été assassiné à coups de couteau à Antibes, en revenant d'une de ses « neuvaines », beuveries au cours desquelles il lui arrivait de disparaître plusieurs jours. Arrivé sur les lieux, Maigret entreprend de retracer son itinéraire. Il commence par faire la connaissance des « deux femmes » de Brown : sa maîtresse, Gina, et la mère de celle-ci. Milieu sordide, d'où il n'est pas étonnant que Brown ait cherché à s'échapper. Puis Maigret découvre à Cannes le « Liberty-Bar », refuge d'ivrognes, où on joue, où on fume et où on échafaude des projets ; c'est là que Brown venait se saouler. La vieille Jaja y règne, énorme, en compagnie de la jeune Sylvie, qu'elle a prise sous sa protection. Maigret fait la connaissance du fils de Brown. C'est ainsi qu'il apprend que la victime, riche propriétaire, avait quitté l'Australie et sa famille pour l'Europe, où il avait mené la vie facile et dispendieuse de la Côte d'Azur. Sa famille l'avait alors privé de ressources, ne lui laissant chaque mois que les moyens de vivre décemment. Maigret surprend Sylvie, au moment où le fils Brown vient de lui remettre une forte somme d'argent pour faire disparaître le testament que détient Joseph, son amant. Ce testament a été rédigé par Brown en faveur des femmes dans l'entourage desquelles il vivait, afin de narguer sa famille une dernière fois, après s'être encanaillé jusqu'au bout. Tandis que Sylvie et Joseph vont en prison, Jaja tente vainement de se suicider et avoue la vérité : c'est elle qui a tué Brown (dont elle était la maîtresse) le jour où il l'a trompée avec Sylvie. Pour elle, désormais, tout est fini ; gravement malade, elle mourra bientôt. Maigret classe l'affaire sans inculper Jaja.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Maigret s’identifie, au moins au début, à William Brown, à qui il ressemble physiquement.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Antibes. Cannes.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête dure trois jours et se déroule en mars.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

William Brown, Australien vivant depuis environ dix-sept ans sur la Côte d’Azur, la victime. Sans profession. Marié, séparé de sa famille, qui lui verse une rente mensuelle, trois fils. Âge mûr.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Gina Martini, maîtresse de Brown depuis dix ans, et sa mère.
  • Jaja, propriétaire du Liberty-Bar.
  • Sylvie, « filleule » de Brown, en fait prostituée de 21 ans.
  • Joseph Ambrosini, garçon au Casino de Cannes, souteneur amant de Sylvie.
  • Harry Brown, fils de William, la trentaine.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au théâtre
  • Liberty Bar, comédie policière en trois actes avec Jean Morel, création en 1955.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.