Les Mémoires de Maigret

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Les Mémoires de Maigret
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1951
Nombre de pages 185
Chronologie

Les Mémoires de Maigret est un roman de Georges Simenon, publié en 1951 par Les Presses de la Cité [1]. Bien que contrairement à tous les autres il ne s'agisse pas ici d'un roman policier, mais plutôt des souvenirs d'un policier (fictif), ce titre est inclus dans la série des Maigret.

L'écriture de ce roman s'est déroulée entre les 19 et .

Résumé[modifier | modifier le code]

Admis à la retraite, Maigret, retiré à Meung-sur-Loire, décide de rédiger ses mémoires afin de rectifier le portrait « plus vrai que nature » qu'a tracé de lui le romancier Sim devenu Simenon. Maigret est né à la campagne, « non loin de Moulins », où son père était régisseur d'une vaste propriété ; sa mère est morte en couches quand il avait huit ans ; son père l'a alors confié à une tante qui a épousé un boulanger de Nantes. C'est là que Maigret fait ses études, ne revoyant son père que pendant les vacances ; il est fortement marqué par cet homme de la terre, paisible, honnête et compréhensif, auquel il ressemblera moralement plus tard. Maigret est étudiant en médecine lorsque son père meurt. Obligé d'interrompre ses études, il cherche un emploi à Paris ; grâce à un voisin de palier, il a l'occasion d'entrer dans la police.

D'abord simple porteur de dépêches, il devient rapidement secrétaire du commissaire du quartier Saint-Georges. C'est à ce moment qu'il fait la connaissance de Louise, jeune fille calme et sérieuse qui deviendra Mme Maigret. Entré à la Brigade de la voie publique, Maigret parcourt Paris, ce qui lui permet de connaître ses rues, ses grands magasins, ses gares, ses apaches, ses prostituées, ses garnis miteux renfermant un univers cosmopolite ; il admire l'humilité fière des déracinés, la fierté discrète des pauvres. Il insiste sur le lien existant entre le policier et celui qu'il traque : leurs relations sont avant tout professionnelles, sans haine, mais sans pitié ; il y a entre eux « une sorte d'esprit de famille ». Énumérant les genres de crimes dont il a dû s'occuper, Maigret regrette que Simenon n'ait raconté que les plus exceptionnels, les plus intéressants au point de vue psychologique, ceux qui n'ont constitué en fait qu'« une partie insignifiante » de ses activités ; en réalité, le métier de policier est beaucoup plus monotone qu'on ne pourrait le croire en lisant les romans de Simenon ! Les mémoires de Maigret s'achèvent avec sa nomination d'inspecteur à la Brigade spéciale du Quai des Orfèvres et ses débuts dans cette nouvelle fonction ; il avait alors trente ans. Il répète que le policier n'est pas un héros, qu'il fait seulement son métier de fonctionnaire. Le récit prend fin sur une évocation de ses anciens collaborateurs. Sa dernière pensée est pour Simenon, devenu son ami.

Aspects particuliers du roman[2][modifier | modifier le code]

Ces mémoires mêlent l’autobiographie de Maigret durant la première partie de sa vie à des réflexions sur l’existence et le rôle du policier. Avec humour, Simenon envisage les rapports entre le romancier et son personnage[3]. Le récit est évidemment écrit à la première personne. L’aspect autobiographique laisse dans l’ombre certaines années de l’existence de Maigret, résumées très rapidement.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

La campagne des environs de Moulins. Nantes. Paris.

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine (référence à « 1927 ou 1928 », période où Maigret est présenté au romancier Simenon).

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Jules Maigret, commissaire retraité de la P.J., marié, une petite fille morte en bas âge.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Achevé d'imprimer: janvier1951
  2. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.
  3. Reproduisons à cet égard l’intitulé du chapitre I : « Où je ne suis pas fâché de l’occasion qui se présente de m’expliquer enfin sur mes accointances avec le nommé Simenon. »

Sources[modifier | modifier le code]