La Colère de Maigret

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La Colère de Maigret
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1963
Nombre de pages 192
ISBN 2253142352
Série Commissaire Maigret
Chronologie

La Colère de Maigret est un roman policier de Georges Simenon publié en 1963. Il fait partie de la série des Maigret. Il a été écrit entre le 13 et le à Noland, Echandens (canton de Vaud), en Suisse.

Le roman a fait l'objet d'une pré-publication du 28 juin au (soit 21 épisodes) dans le quotidien Le Figaro.

Résumé[modifier | modifier le code]

Antonio Farano, gérant du « Paris-Strip », révèle à Maigret la disparition de son beau-frère, Émile Boulay, patron de plusieurs cabarets à Montmartre. Peu après, celui-ci est retrouvé, étranglé, près du Père-Lachaise. L'autopsie établira que la mort remonte à deux jours au moins. Maigret reconstitue les faits petit à petit.

Boulay dirigeait personnellement trois de ses cabarets et menait une vie modeste, calme et sage, au milieu de sa famille. Puis un certain Mazotti avait fait son apparition et, sous prétexte de protection, s'était mis à exiger des propriétaires de cabarets des sommes considérables, provoquant des bagarres chez ceux qui refusaient de payer. Boulay, aidé de dockers du Havre, avait mis Mazotti au pas et lorsque ce dernier avait été tué, la police avait soupçonné Boulay d'avoir commis le meurtre. Maigret apprend également que la veille du jour où il avait été convoqué à la P.J. par l'un de ses inspecteurs, Boulay avait retiré 500 000 francs de sa banque, ce qui était tout à fait contraire à ses habitudes ; puis, le soir de sa disparition, il avait donné vainement plusieurs coups de téléphone avant d'obtenir la communication. Il s'était rendu peu après à un rendez-vous où il a trouvé la mort.

Maigret a l'occasion de rencontrer l'avocat de Boulay, maître Gaillard. Il constate que ce dernier plaide peu et choisit ses causes avec soin. D'autre part, sa voiture, en réparation au moment du crime, n'aurait pu stationner à ce moment-là devant son hôtel particulier, comme il le prétend lorsque Maigret l'interroge. Or, le jour où Gaillard est rentré en possession de sa voiture coïncide justement avec celui de la découverte du corps de Boulay. Sur ces entrefaites, un jeune voleur d'autos nommé Mauran avoue avoir payé 100 000 francs à Gaillard pour corrompre Maigret quelque temps auparavant. Le commissaire fait le rapprochement entre le versement des 100 000 francs de Mauran et la disparition des 500 000 francs de Boulay. Croyant avoir acheté sa sécurité auprès de la police en versant cette somme à son avocat, Boulay s'était étonné de recevoir une nouvelle convocation : il avait exigé des explications de Gaillard, qui n'avait eu d'autre ressource que de le supprimer. Arrêté, l'avocat se pendra dans sa cellule.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Obsédé par quelques images qui lui viennent des éléments fournis par l’enquête, Maigret laisse éclater sa colère à la fin du récit, en apprenant qu’on a abusé de son nom pour le mêler à une escroquerie.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (quartier de Pigalle).

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’enquête se déroule du 12 au 18 juin.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Émile Boulay, la victime. Patron de cabarets à Pigalle. Marié, deux enfants de 3 ans et 10 mois. Âge non précisé.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Antonio Farano, Italien, beau-frère de Boulay et gérant d’une de ses boîtes de nuit, marié.
  • Marina Farano, épouse d’Emile Boulay, 25-26 ans.
  • Ada Farano, sœur de Marina, secrétaire de Boulay, 22 ans.
  • Jean-Charles Gaillard, avocat, environ 45 ans.
  • Gaston Mauran, voleur de voitures, 20 ans.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.