Maigret et le Client du samedi

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Maigret et le Client du samedi
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur Presses de la Cité
Lieu de parution Paris
Date de parution 1962
Nombre de pages 190
ISBN 2265057606
Série Commissaire Maigret
Chronologie

Maigret et le Client du samedi est un roman policier de Georges Simenon écrit entre les 21 et et publié en novembre 1962. Il fait partie de la série des Maigret.

Le roman a fait l'objet d'une pré-publication en feuilleton dans le quotidien Le Figaro, du 15 novembre au (soit 21 épisodes).

Résumé[modifier | modifier le code]

Léonard Planchon est un homme médiocre et faible qui a repris, à la mort de son patron, une petite entreprise de peinture assez prospère. Plusieurs samedis consécutifs, on l'a vu à la P.J. faisant antichambre pour parler au commissaire Maigret, mais repartant toujours avant d'être reçu. Ce « client du samedi », comme on l'appelle au quai des Orfèvres, se présente – un samedi également – à l'appartement du commissaire ; il veut s'ouvrir à lui d'une idée qui l'obsède : tuer sa femme et son amant, Roger Prou, un bel homme, qui travaille chez Planchon où, peu à peu, il a pris la place du patron.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Léonard Planchon est un homme médiocre et faible, disgracié de surcroît (il a un bec-de-lièvre), qui a repris, à la mort de son patron, une petite entreprise de peinture assez prospère. Plusieurs samedis consécutifs, on l'a vu à la P.J. faisant antichambre pour parler au commissaire Maigret, mais repartant toujours avant d'être reçu. Ce « client du samedi », comme on l'appelle au quai des Orfèvres, se présente – un samedi également – à l'appartement du commissaire ; il connaît par les journaux sa compréhension et veut s'ouvrir à lui d'une idée qui l'obsède : tuer sa femme et son amant, Roger Prou, un bel homme, avantageux et costaud, qui travaille chez Planchon où, peu à peu, il prend la place du patron. Celui-ci, qui se sent devenir étranger dans sa propre maison, la déserte pour s'attarder dans les bistrots. Comme il n'est pas résigné à perdre son entreprise et sa petite fille Isabelle, il n'a trouvé d'autre issue que celle qu'il révèle à Maigret. Dès le lendemain, Maigret s'informe de ce qui se passe rue Tholozé, là où est établi Planchon. Ce dernier, qui a promis à Maigret de lui passer un coup de fil chaque jour, ne donne plus signe de vie après le lundi. Ce qui amène le commissaire à interroger Renée Planchon qui lui apprend que, deux semaines plus tôt, Planchon aurait cédé son affaire à Prou pour 30 000 nouveaux francs, s'engageant en retour à quitter les lieux et à accepter le divorce. C'est le surlendemain de sa visite chez Maigret que Planchon, toujours d'après ce que raconte sa femme, serait parti en emportant deux valises. Où est Planchon ? Personne ne le sait. Mais on retrouve, lors d'une perquisition que Maigret a obtenue, les 30 000 francs dissimulés sous le plancher de la chambre d'Isabelle ; ce qui embarrasse les deux amants qui, dès lors, commencent à s'opposer. Et une semaine plus tard, c'est le corps de Planchon que l'on retrouve, dans les eaux de la Seine, avec plusieurs coups portés à la tête. Maigret n'a plus à s'occuper de l'affaire. Celle-ci viendra aux Assises l'été suivant. On apprendra alors que l'acte de cession était un faux au bas duquel la signature de Planchon avait été imitée. Les deux amants se défendent chacun pour son compte avec l'un pour l'autre un visible sentiment de haine. La déposition de Maigret, révélant les intentions homicides de Planchon, vaudra aux accusés les circonstances atténuantes : vingt ans pour Roger Prou, huit ans pour Renée Planchon.

Aspects particuliers du roman[1][modifier | modifier le code]

Récit qui, d’un homme ayant l’intention de donner la mort, en fait la victime d’une machination ourdie par ceux qu’il voulait tuer. La sympathie de Maigret sert de révélateur au cas d’un être enfermé dans un dilemme qu’il ne peut résoudre. Allusions au malaise qui s’accroît entre le Parquet et la P.J. par suite de l’évolution des procédures.

Fiche signalétique de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Cadre spatio-temporel[modifier | modifier le code]

Espace[modifier | modifier le code]

Paris (Montmartre, en particulier rue Tholozé).

Temps[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine ; l’intervention de Maigret se déroule en janvier, d’un samedi au lundi de la seconde semaine.

Les personnages[modifier | modifier le code]

Personnage principal[modifier | modifier le code]

Léonard Planchon, la victime. Entrepreneur de peinture. Marié, une fillette de 7 ans, 36 ans.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Renée Planchon, son épouse, 27 ans. Roger Prou, ouvrier peintre chez Planchon et amant de Renée, 29 ans.

Adaptation[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de Simenon, sous la direction de Maurice Piron avec la collaboration de Michel Lemoine.

Liens externes[modifier | modifier le code]