La Tête d'un homme

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La Tête d’un homme
Auteur Georges Simenon
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Roman policier
Éditeur A. Fayard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1931
Série Commissaire Maigret
Chronologie

La Tête d'un homme est un roman policier de Georges Simenon écrit en février 1931 et publié en septembre 1931 ; il fait partie de la série des Maigret.

Le roman se déroule à Paris (principalement le bar de la Coupole, au carrefour Montparnasse), à Saint-Cloud et à Nandy (village proche de Morsang), dans les années 1930. L’enquête dure environ une semaine, durant la seconde quinzaine d’octobre.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le 7 juillet, à Saint-Cloud, Mme Henderson, riche veuve américaine, et sa femme de chambre ont été assassinées. La police a rapidement arrêté Joseph Heurtin, livreur, qui a laissé des traces flagrantes de son meurtre. Reconnu sain d'esprit, Heurtin a été condamné à mort le 2 octobre.

Or, pour Maigret, Heurtin est fou ou innocent. Pour le sauver, le commissaire, sûr de lui, obtient des autorités judiciaires qu'une chance d'évasion lui soit offerte. Pendant la nuit du 15 au 16 octobre, Heurtin s'évade donc et est suivi par la police. Cette filature aboutit à la Coupole, où Maigret se trouve plongé dans la faune internationale du carrefour Montparnasse et où il repère particulièrement William Crosby, neveu de la victime, et Jean Radek, étudiant tchèque. Quel lien peut exister entre Heurtin, Crosby et Radek ? Ce dernier, surtout, intrigue Maigret : ne déclare-t-il pas au commissaire que la police n'a pas l'intelligence suffisante pour résoudre cette énigme ?

Le problème semble se compliquer lorsque Crosby se suicide. Patiemment, Maigret suit la trace de Radek. Celui-ci apprécie manifestement d'être suivi par le commissaire ; il s'ingénie à lui montrer qu'il sait tout ; il se doute que Maigret le croit coupable, mais il pense qu'on ne pourra jamais trouver des preuves contre lui. Pourtant Radek va trop loin en essayant de provoquer la mort de la femme de Crosby ; Maigret le prend en flagrant délit.

Radek s'effondre et avoue : il avait appris que Crosby souhaitait la mort de sa tante dont il devait hériter ; l'étudiant lui avait proposé, contre récompense, de la supprimer ; Crosby avait accepté ; le Tchèque avait alors ourdi son plan machiavélique en se servant du faible Heurtin qu'il avait poussé à cambrioler la maison de Mme Henderson la nuit même où lui, Radek, devait tuer l'Américaine. Radek n'a laissé aucune trace, Heurtin en a laissé... De plus, le meurtrier s'était arrangé pour que Crosby et Heurtin ignorent son identité. C'est encore lui qui a provoqué le suicide de Crosby en lui laissant croire que la police savait tout. Radek a agi par haine de la société qui a commis l'injustice de ne pas reconnaître sa brillante intelligence. Il sera exécuté en janvier.

Aspects particuliers du roman[modifier | modifier le code]

Maigret est confronté à une personnalité au moins égale à la sienne. Le roman s’attache à montrer la psychologie de Radek, le héros intelligent que la société méconnaît. Par besoin d’être reconnu, d’être admiré, il met ses dons au service du mal. Radek est inspiré du personnage de Raskolnikov de Dostoïevski dans Crime et Châtiment.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Jean Radek, Tchèque. Ancien étudiant en médecine, sans moyens d’existence. Célibataire. 25 ans.
  • Mme Henderson, Américaine, veuve, environ 74 ans, la victime
  • William Crosby, Américain, neveu de Mme Henderson, marié, la trentaine, seconde victime
  • Joseph Heurtin, livreur, 27 ans.

Éditions[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Maurice Piron, Michel Lemoine, L'Univers de Simenon, guide des romans et nouvelles (1931-1972) de Georges Simenon, Presses de la Cité, 1983, p. 262-263 (ISBN 978-2-258-01152-6)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]